‹ Considérations sur les rapports de l'épilepsie latente avec l'alcoolismeChapitre 55 sur 58 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Nous ne parlerons pas de certains malades dont les manifestations comitiales ne sont pas en relation directe avec l'intoxication alcoolique. Nous avons, en eflet, observé des faits (Obs. 32, 33, 34), où, la suppression du poison n'amène aucunement la disparition des paroxysmes. Les attaques sont, ici, solidaires de phénomènes toxiques d’un autre ordre et leur histoire est celle de l'épilepsie idiopathique. Nous n'avons pas à nous en préoccuper ici. |

Ce qui nous intéresse, ce sont ces malades dont les crises cessent avec l’abstinence ; elle seule peut maintenir latente la prédisposition toujours prête à s'éveiller au moindre écart. Ce qui importe donc au médecin, c'est de s’efforcer de rendre latente l’épilepsie.

Il serait plus logique cependant de lutter contre la prédisposition, tout au moins contre les lésions épileptogènes acquises. La chirurgie peut intervenir dans certains cas. Mais presque toujours les altérations anatomiques sont congénitales et absolument imperceptibles. On ne saurait donc songer aujourd’hui à faire disparaitre des tares dégénératives, Seules des mesures prophylactiques, l'éducation antialcoolique des masses, pourraient, peut-être, diminuer le nombre des enfants anormaux.

Dès la naissance, surtout chez les nouveau-nés lourdement tarés, il convient de prendre des soins particuliers. La nourrice. si l'enfant est élevé au sein, devra s'abstenir d'alcool. On a souvent observé des attaques convulsives dues à l'allaitement par une nourrice alcoolique. Vernay (1) à ainsi observé des convulsions chez un nouveau-né intoxiqué.

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