VI
is te
L'après-midi du 4, le malade à 41° de fièvre. Etat général grave ; on lui administre 1,50 de chlorhydrate de quinime en injection. La fièvre tombe ; elle remonte les deux jours suivants à 38°. Nouvelles injections ; apyrexie de vingt-six Jours.
Le 5 octobre, nouvel accès ; température 40°4.
Injections, ce jour-là et le lendemain, de 1,50 de quinine.
Le malade sort le 26 octobre, complètement apyrétique, mais anémié, sans avoir présenté d'élévalion thermique durant dix-huit jours (fig. 1).
COLE Ba
RCE DRE
Fig. 1.— M... en 1907: Attaque de Paludisme.
Le 3 décembre 1907, le malade rentre à l'hôpital, salle Broussais, parce que les accès de fièvre l'ont repris.
L'examen du sang montre des formes endoglobulaires et des croissants.
Rate perceptible.
n a | = |Chaleur IR
LB N°340.1 1910 10cm
332 41,5 #28 410 Ju +05 #0 40€ M6 38,3 5e 390) as 33,3 #4 380
50210 ses
Rien aux autres organes.
Il est mit aux injections de quinine. Sort guéri le 23 décembre.
Le 4 décembre 1909, le malade rentre à l'hôpital, dans le
service du docteur Dumolard, suppléant M. le professeur Souhe, salle Pasteur, lit n° 2.
Il est malade depuis vingt jours : accès de fièvre violents
tous les deux jours, annoncés deux ou trois heures auparavant par des douleurs dans les doigts et dans la main ; ces accès s’accompagnent de frissons, céphalée, transpiration.
En 1908, 1l n'a pas eu les fièvres.
Cette année, il s'est impaludé à Bordj-bou-Arrérid}. IT se plaint d'une grande faiblesse, qu'il n'avait pas ressentie il y a deux ans, au cours de son paludisme. De plus, il transpire la nuit, il a perdu l’appétt et il tousse un peu.
Nr
L'examen du sang montre des formes d'hématozoaires ‘en chatons.
Le malade reste un mois à l'hôpital. Il est soumis au traitement quinique. Mais, cette fois-ci, la fièvre ne cède plus comme les autres fois à cette médicaüion. Sans doute les grands accès sont supprimés, le malade se sent légèrement amélioré, mais il ne présente pas cette apyrexie complète qui succédait d'ordinaire à l'absorption de la médication. Il présente un peu de fièvre (f-2) le soir. Ses forces ne reviennent pas.
À ce moment, l'examen des poumons montre :
Sommet gauche : normal.
Sommet droit : en arrière : submatité, résistance au doigt, craquements secs ; l’examen radioscopique montre lobscurcissement du sommet droit.
On trouve ainsi dans l’état du poumon la cause de la persistance de la fièvre et on explique par cette bacllose au début l’inefficacité de la quinme contre l'hyperthermie.
OgsEervarioN VIII
Tuberculose consécutive à du paludisme aggravée à plusieurs reprises par infection paludéenne.
La nommée B... AÀ., âgée de 20 ans, célibataire, entre, le 16 septembre 1908, salle Bouillaud, dans le service du docteur Dumolard.
Rien à signaler dans ses antécédents héréditaires.
Comme antécédents personnels, elle a eu la fièvre typhoïde à 16 ans.
I y à trois mois, elle à contracté le paludisme à Temett-El- Haad, et, depuis, elle a chaque année de petits accès qui, d’ailleurs, ne durent que quelques jours et cèdent rapidement à la quinine.
Elle est malade depuis trois jours. Le dimanche 13 septem-
LL = Se D =
sh des ns
ln —
bre, elle a élé prise, le soir, d’un accès de fièvre avec vomissements, sans frissons, mais accompagné d’une transpiration abondante et diarrhée.
Les accès se sont répétés de la même façon les jours suivants ; la malade entre à l'hôpital.
Pas de température à son entrée (37°).
L'abdomen est douloureux, météorisé, sans défense bien
Fig. 3.— B... Antoinette en,1908." Paludisme.
nette. La douleur est surtout forte dans l'hypochondre droit, au niveau du foie ; la région de la rate est également douloureuse. Elle n’est pas perceptüble à la palpation.
Teinte subictérique. Herpès labial.
Les poumons sont un peu submats aux bases et présentent quelques râles fins à ce niveau.
Les jours suivants, la malade reprend la fièvre dans l’aprèsmidi. Les vomissements et la diarrhée ont cessé.
roue
Les séro-diagnostics pour l’Eberth et le meditensis sont négalifs. On ne trouve pas d'hématozoaires dans le sang.
Néanmoins, on met la malade au traitement par la quinine à doses fractionnées, et en quatre Jours la fièvre est jugulée.
Au bout de six jours, nouveaux accès de fièvre, mais très légers, et qui cèdent à la quinine ; la température redevient absolument normale.
L'état général de la malade est mauvais ; au bout de dix-huil
jours, elle sort améliorée, mais très anémiée encore.
L'année suivante, la malade entre de nouveau à Fhôpital, dans le service du docteur Dumolard, suppléant le docteur Scherb, salle Maillot.
Cette lois-ci1, elle s'est décidée à venir à l'hôpital parce que,
depuis sa sortie de l’année dernière, elle ne s'est jamais com-
plètement remise.
LB n°240 1 1910 10000
Elle est toujours très anémique ; en outre, depuis deux mois, elle s’est mise à lousser, surtout la nuit. Elle crache un peu depuis quelques jours. Elle a des transpirations nocturnes abondantes ; elle a encore maigri beaucoup.
Enfin, 1] y a un mois, elle a eu un nouvel accès de fièvre : depuis, elle n’a pu faire son travail, et son grand état de faiblesse l’a obligée à venir à l'hôpital.
L'examen des organes ne révèle rien de particulier, mais aux poumons on note
À droite : une respiralion granuleuse au sommet et un peu d'exagéralion des vibrations, dans la fosse sus-épineuse.
Au sommet gauche : de la matité, une respiration soufflante et un peu de pectorloquie, des craquements secs et quelques räles humides,
L'examen radioscopique montre une ombre au sommet gauche.
La malade est mise au repos complet ; on institue un traitement général.
Elle présente une élévation (hermique de quelques dixièmes le soir (37°5 de température axilaire).
Sous l'influence du repos et du traitement, son élal s'améliorc’au bout d’un mois et l'élévation vespérale de la tempéra-
ture disparait. La malade sort sur sa demande.
OnsERvATION IX
Paludisme et bacillose non ouverte.
Le nommé S... J. entre, le 13 Juillet 1909, dans le service
du docteur Dumolard, remplaçant M. le docteur Soulie, salle ’asteur, hit n°8.
Depuis cinq jours, accès de fièvre quotidiens avec des frissons, sueurs, vomissements. La température monte à 40°5.au moment des accès.
[Il a contracté le paludisme pour la première fois 1] y a un
an. Depuis, il avait maigri et avait senti ses forces et son appétit dininués,
Réinfection ou récidive, il y a cinq Jours.
Le malade est mis au traitement par la quinine à doses [ractionnées par la méthode de Lemaire et Dumolard. Les accès sont conjurés et ne réparaissent plus.
Mais le malade présente, le soir, une petite élévation thermique ; elle ne cède pas à la quinine, bien que le malade se sentit amélioré au point de vue général par le traitement quinique. On cherche alors la raison de cette fièvre et on la trouve aux poumons ; les sommets montrent : exagéralion des vibrations, diminution de la respiration, craquements secs.
L'examen radioscopique montre les sommets obscurs.
Il ne peut s'agir, dans ce cas, de sclérose paludéenne du sommet, car elle n'expliquerait pas la fièvre.
Au bout d’un mois et demi, le malade sort amélioré. Il ne présente plus de pelites poussées fébriles vespérales : elles ont cédé au traitement général et au repos.
Il s’agit bien là d’un tuberculeux latent chez qui le paludisme avait réveillé l'infection bacillaire. . \
OBsERvATION X
Paludisme d'invasion. Tuberculose cavitaire ayant débuté de suite après le paludisme el entrainant la mort en un an.
Le nommé Ouad-Adda, Arabe de 23 ans, entre, le 30 septembre, salle Broussais, dans le service du docteur Dumolard. Cet homme est d'une constitution robuste. On ne relève rien dans ses antécédents héréditaires.
Au point de vue de ses antécédents personnels, il a eu, à IT ans, la variole et a perdu un œil à la suite de cette maladie.
Il est malade depuis dix jours. Il était à Sétif depuis quatre jours, arrivant de Bône, où il était resté un an et demi, lors-
5 Le
que, brutalement, à 2 heures du soir, il est pris d’un violent mal de tête, avec sensation de chaleur localisée à Ja tête, en même temps apparut de l'œdème. Pas de frissons. Pas de sensation de fièvre. Il est obligé de se coucher, mais ne prend aucun médicament.
Quatre Jours après, vers midi : frissons qui durent quatre
fe 390
aus 43
204 380 ini
a00 7,8 [TT
#6 37,0 2 ani
Courbe n° 5. — Ouad-Adda: Première atteinte:de paludisme.
heures, puis chaleur et sueur ; vers 7 heures l'accès est terminé, mais les maux de tête persistent.
Durant seize jours, les accès se répèlent quotidiennement entre 11 heures et midi ; peu à peu, l'œdème a envahi le malade et il entre à l'hôpital avec de l’anasarque le 30 septembre
À son entrée, l’état du malade est grave. Sa rate est perceptible. L'examen des urines montre 1 gramme d’albumine.
DU
L'examen microscopique du sang révèle la présence d'hématozoaires, de la forme de la tierce bénigne (petite forme amiboide pigmentée); bien que cliniquement la fièvre soit très grave.
On ne trouve absolument rien aux poumons.
À son entrée, le malade a 41° de fièvre. On le met au traitement par la quinine et on lui fait ce jour-là el les jours suivants trois injections de 0 gr. 50 de bichlorhydrate de quinime. Régime déchloruré.
Au bout de einq Jours, la fièvre est complètement tombée, et, pendant dix-huit jours, l'apyrérie est complète, le matin comme le soir (fig. courbe n° V).
Dans l'intervalle, le malade à présenté un léger 1clère sousconjonctival et les selles ont été pendant quelques jours couleur maslic, du 4 au 7 octobre.
Îl a également eu, du 14 au IS octobre, quelques vomissements, et des selles diarrhéiques et fétides. À ce moment, sa formule leucocylaire est
Le 22 octobre, accès de fièvre avec frisson el transpiration abondante ; la température est de 3895.
On trouve, dans le sang, quelques rares formes endoglobuliures.
Comme le malade lousse un peu, on ausculle son poumon et Fon trouve un peu de congestion de la base droite avec quelques ràles sous-crépitants à ce niveau : de plus, des râles fins de bronchite disséminés.
Du 22 au 27, on fait quotidiennement au malade trois injec- Uons de quinine de 0,50,
Le 25, lictère sous-conjonelival à augmenté, la température est montée à 40°2°
Le 26, les accès de fièvre sont supprimés.
Mais le 27 el les jours suivants, le malade, au lieu de présenter une courbe apyrétique, comme dans la période de dix-
hub jours qui à suivi sa première infection, présente tous les
Chaleur R.C
ao 425
6 38,8 su 390 CHE #24 360)
283 4,5 24 360 284 35,5 es 350] ne 34
CPU