‹ Considérations sur les rapports du paludisme et de la tuberculoseChapitre 10 sur 17 · NÉE · texte numérisé non relu

NÉE

Le malade reste en traitement près de trois mois à Laënnec, où on le soigne pour son paludisme (accès intermittents) et sa bacillose. Au bout de ce temps, le malade sort sur la demande de sa famille.

Son élat, au point de vue paludéen est amélioré. Il est à peu après débarrassé de ses fièvres.

Par contre, sa bacillose offre des signes de ramollissement au sommet droit.

Matité, râles sous-crépitants, pectoriloquie aphonne.

Crachats purulents, jaunâtres ; l'examen bactériologique y rèvèle la présence du bacille de Koch.

OBsERvATION V

Tuberculose consécutive à du paludisme d'invasion.

Le nommé R... A. entre le 12 septembre 1909, salle Harwey, pour paludisme.

Dans ses antécédents héréditaires, rien à signaler.

Dans ses antécédents personnels, on relève :

À 22 ans, blennorrhagie.

Il a contracté le paludisme pour la première fois, dans les plaines de Chélifle, un an et demi avant son arrivée en Algérie, il y a six ans. Les accès revenaient tous les deux jours. Il guérit en quinze Jours.

À partir de ce moment, le malade, qui avait toujours élé robuste et bien portant, commença à maigrir et à perdre l’appéut.

Un an après sa première attaque de paludisme, pleurésie gauche, pour laquelle il reste deux mois à l'hôpital civil de Mustapha. Ponction de deux litres. Pointes de feu. Le malade se remet peu à peu.

Il y a un an, pneumonie gauche ; sort au bout de six semaines.

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Le malade, remis de sa pneumonie, avait repris du poids, son état général était bon, lorsque, le 7 septembre, 1l contracte un nouvel accès de fièvre à Maison-Carrée.

Il entre à l’hôpital de Mustapha où il reste en traitement un mois. On trouve l’hématozoaire dans son sang.

À ce moment, il recommence à tousser ; il se met à cracher. Son état général devient très mauvais, il est cachectique. L’auscultation du sommet gauche montre des signes de bacillose ouverte.

Bacilles de Koch dans les crachats.

Le malade sort, guéri de son paludisme.

Ogservarion VI Paludisme d’invasion grave. Bacillose non ouverte.

Le nommé R... M., 42 ans, Espagnol, domicihé à Alger, entre, le 16 septembre 1909, à l'hôpital de Mustapha, salle Pasteur, lit n° 45, dans le service du docteur Dumolard, suppléant M. le professeur Soule.

Pas d’antécédents héréditaires.

Comme antécédents personnels : bronchite à 18 ans. Blennorrhagie.

Dans la dernière semaine d'août, va à la Regaïa, y travailler cinq jours, puis revient à Alger, où il reprend son travail de boulanger. ;

Jeudi dernier, 11 septembre 1909, il est pris de violents maux de tête, frissons, tremblements avec transpiration abondante. L'accès dure toute la nuit, accompagné de douleurs dans les membres et les articulations.

Le lendemain, le malade se réveille brisé. Tous les jours qui suivent, les accès se répèlent régulièrement, survenant vers 4 ou 5 heures du soir, accompagnés de vomissements chaque fois que le malade essaie de l'alimentation.

Les douelurs persistent et sont exaspérées au moment des accès, au stade sueurs.

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Les accès sont annoncés par des étourdissements, des verges, des céphalées,

Le malade se décide à entrer à l'hôpital ; constipation opimâtre depuis quatre jours, cependant l'abdomen est souple, non douloureux et ne présente pas de météorisme.

La rate n’est pas douloureuse ; grosse à la percussion, elle n'est pas perceptible à la palpation.

Le foie est gros, pas douloureux.

Les poumons présentent aux deux sommets de la submatité et de la résistance au doigt ; les vibrations sont exagérées. Respiration granuleuse au sommet droit.

La radioscopie montre de l’obscurité des sommets. Il ne peut s'agir, en ce cas, de sclérose paludéenne, car l'invasion du paludisme remonte à quinze jours, et une sclérose ne se fait pas en quinze jours. \

L'examen du sang montre de nombreuses formes en chatons, et de rares formes en croissants.

L'examen du liquide céphalo-rachidien montre une légère lymphocytose.

Le paludisme cède en cinq jours au traitement par la quinine à dose fracthionnée.

Mais le malade est profondément anémié et après quinze jours le malade sort pour subir une longue convalescence.

OgservarioN VII

Paludisme d’invasion grave. Revu deux ans après, bacillose.

Le nommé M... J. entre, le 3 septembre 1907, à la salle Pasteur, lit n° 46.

Malade depuis cinq jours. Souffre de la tête et des jambes ; arrive de Maison-Carrée.

Il est pris, l’après-midi,d’accès violents de fièvre avec frissons et transpiration abondante. Pas de troubles digestifs, ni d’épistaxis. Rate perceptüble. Rien au cœur, n1 aux poumons

Présence d’hématozoaires dans le sang.

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