CONCLUSIONS
1. — Il n'existe pas d'antagonisme entre le paludisme et la tuberculose. L'observation montre que fréquemment d'anciens tuberculeux deviennent paludéens, et inversement on trouve très souvent en pays palustre le paludisme dans les antécédents des tuberculeux.
II. — Non seulement ces deux affections ne se confèrent pas d'immunité réciproque, mais le paludisme vraisemblablement par la grande anémie qu'il provoque prédispose singulièrement l'organisme à contracter la tuberculose qui devient ainsi une de ses complications les plus redoutables. |
IT. — Chez les anciens bacillaires à tuberculose torpide, le paludisme réveille des pousséès nouvelles. Chez les tuberculeux en évolution il est un facteur d'aggravation.
IV. — Chez un même individu les deux affections peuvent constituer une association et évoluer simultanément entremêlant leurs symptômes.
Chez ces malades dans les intervalles qui séparent les atteintes de paludisme, on ne trouve pas comme chez les
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non-luberculeux une période d’apyrexie complète, on constale toujours un peu de température le soir. Cette légère hyperthermie vespérale qui ne cède pas à la quinine doit donner l'éveil, elle est généralement un symptôme précoce de tuberculose déterminée ou réveillée par le paludisme, parfois cliniquement ignoré.
Vu :
Le Président de la Thèse, Yu s FABRE.
Le Doyen, L. HUGOUNENQ.