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des frayeurs, et on crut d'abord à une grippe simple. Le strabisme, les myoclonies, la somnolence diurne firent porter par le docteur Chatelin le diagnostic d'E.E. Après la phase aiguë de la maladie, l'agitation continua jour et nuit, à ce point que la tante nous dépeint son neveu comme « enragé ». Cette turbulence nécessite l’internement.
À. H. — Rien à signaler.
A. P. — Avant l'E.E., c'était un enfant intelligent et bon, d’un caractère facile, à l'exception de colères assez fréquentes.
A l'asile, en septembre 1921, c’est surtout la turbulence qui attira l’attention des médecins. Il avait de l'onirisme et il eut pendant quelque temps de violentes démangeaisons sur tout le corps.
Nous avons examiné le malade en décembre 1922, à l'asile de Vaucluse. L'enfant est bien orienté dans le temps et dans l’espace. L’attention est très difficile à soutenir. Le test d'André Collin est réussi la quatrième fois, le test de Rogues de Fursac n’est pas accompli, les réponses se font très lentement, la lenteur des processus psychiques s’accuse par intervalles, au moment où Robert P.. penche la tête en avant, le regard vague, l'air absent, en une sorte de vertige sans perte de connaissance et susceptible d’être momentanément corrigé par la volonté. Il fléchit alors sur ses jambes. Il a de la rétropulsion, Il arrive même qu'il ne fournisse plus aucune réponse. En dehors des phases de vertige, une somnolence vague caractérise tout le jour l'attitude du