RASE
malade. Il faut le faire manger. La nuit, le sommeil est normal. Son état traduit une amélioration sensible ; il y a quelques mois, le sommeil était diurine, l'insomnie nocturne habituelle avec onirisme et zoopsies.
Il est menteur. Il dissimule l’aveu des vols qu'il a commis quand il était chez ses parents : billet de 5 francs à ses parents, chocolat aux pâtissiers.
Sujet aux colères, il frappait son jeune frère et lève encore souvent la main sur ses camarades, sans que ces violences atteignent une grande intensité.
11 déchire ses draps. Quand il n’est pas turbulent, il a un air triste et vieux. Il ne joue jamais.
Il est caressant. Il a tendance à embrasser, il est facilement insolent. Pas d’onanisme.
Il a des troubles de la mémoire, il ne se souvient pas des différents séjours quil a faits dans les hôpitaux. Il présente de l’arriération scolaire. Cet enfant de 12 ans, d’après les tests de Simon, a, comme âge mental, 9 ans À.
Au point de vue physique, hypertonie des membres inférieurs. Le malade demande qu'on lui allonge les jambes, conservant l’attitude du reploiement. Les réflexes rotuliens sont exagérés. Pas de signe de Babinski.
Hypertonie des membres supérieurs. Signe de Ja roue dentée.
Facies figé. Rire niais dû à la contracture faciale.
Sialorrhée. Tremblement de la langue.
Inégalité pupillaire : G.D.
PNORES
Irrégularité des pupilles. Les réflexes à la lumière sont normaux.
-Pas de troubles de la marche.
Rétropulsion.
POSTULER DICO ATS
Mlle Lévy, qui a observé également le malade à la Salpètrière, a fait les constatations suivantes :
« Il ne s'arrête pas de souffler dans le vide, sur les objets ou dans le creux de ses mains réunies en cornet. Il fait circuler constamment sa langue dans la bouche, renifle, frappe avec ses poings sur ses genoux ou sur ses fesses, des coups rapides et répétés par crises. De. la même manière, il claque des doigts. Par moment, il présente une tachycardie bruyante, caractéristique. »
Et elle conclut ainsi :
« En résumé : Excitation psycho-motrice, avec inversion du rythme du sommeil, consécutivement à épisode encéphalitique, ayant débuté en février 1920. Plus de 2 ans après, cette excitation persiste avec des crises de polypnée intermittente, des tics respiratoires, de la sputation et d'autres tics moteurs. L'intelligence reste intacte, mais ne progresse plus, et la faculté d'’attention semble très atteinte. »
Obs. 5. — P... Laurent, âgé de 13 ans 4, est entré à l'hôpital de Bicêtre le 5 janvier 1922.
A. H. — Mère morte de fièvre typhoïde.
. À. P. — L'enfant vint à terme, pesant 9 livres. Il fut à l’école à 6 ans. Affectueux, très intelligent et très
Die
studieux, il se classait, en général, 2° sur 35. Il préparait le certificat d’études.
À l’âge de six ans il eut beaucoup de cauchemars.
Il a toujours été un peu menteur.
Il a, en janvier 1920, une chorée qui dure 2 mois #, avec fièvre et délire.
En juillet 1920, rechute de chorée, pour laquelle il est soigné aux Enfants-Malades pendant cinq semaines.
En septembre 1921, il présente de la narcolepsie pendant le jour. Il s'endort en mangeant et ses parents l’éveillent avec beaucoup de peine. La nuit, insomnie. Pas de fièvre. Ses accès de narcolepsie le font retirer de l’école au milieu de novembre.
En décembre 1921, sa vue se trouble ; il a des secousses myocloniques aux membres supérieurs et inférieurs. Lors d'une consultation à l’hospice de Bicêtre, le 23 décembre, le docteur Roubinovitch ne constate pas de troubles visuels, les pupilles sont contractées. Les reflexes tendineux sont vifs. Les notions scolaires sont altérées.
Cet état se prolonge, l'enfant dormant mal la nuit et somnolant le jour, une heure le matin et deux heures l'après-midi. Mais on le réveille facilement.
Il entre, le 8 janvier +922, à l'asile de Bicêtre. A cette époque, les reflexes tendineux sont normaux aux membres supérieurs, un peu vifs aux membres inférieurs, mais égaux des deux côtés. Il n'existe pas de signe de Babinski. Pas de clonus. Pas de diminution de la force musculaire.
Aucun trouble de la sensibilité.
L'intelligence apparaît normale, les troubles de la mémoire sont légers.
Pas d'hyperthermie. On ne constate des troubles du sommeil que dans le mois de mars. L'enfant somnole en classe. Une ponction lombaire, alors, donne les résultats suivants :
Pression à l’appareil de Claude : 42.
Albuminose : 0,35.
4 lymphocytes par mms3.
Le 12 août 1922 apparaît un tic respiratoire. Il souffle de son nez bruyamment. Le personnel infirmier prétend qu'il n’a agi ainsi qu'après avoir observé un enfant ayant le même tic.
Nous avons pu observer le malade en novembre 1922. I1 semble que l'affection n'ait pas achevé son évolution. L'enfant a encore envie de dormir pendant le jour( spécialement à 10 heures et à 2 heures 30. Il somnole en classe. La nuit, le sommeil est régulier. Pas de cauchemars, pas d’onirisme. Pas d’énurésie. Il ne présente pas de vertiges, pas de crises comitiales.
A l’hospice, il est souvent grossier. Il insulte le maitre d'école qu'il traite de « €... ». Il est sujet à des colères. [l trépigne, devient violent, frappe ses camarades, n’a jamais frappé les animaux. Il nous raconte, luimême, qu'il à envoyé un coup de poing dans le ventre de sa mère, qu'il à pris un couteau pour la frapper et l'a souvent menacée. Il a cassé des verres. Il à conscience du caractère impulsif de ses actes et regrette de les avoir commis. Il est taquin.
Il est un peu menteur. Pas de mythomanie.
SN'oNREeZ
Il est voleur. Il a volé des bonbons et du lait dans l'épicerie où il avait été placé et où il n'est resté que huit jours. Il a essayé de dérober un modèle de dessin.
Il n’est pas gourmand.
Il n’a pas de tendance aux caresses.
Pas d'onanisme.
L'émotivité est très vive chez lui. Il a des crises de larmes sans motif apparent. Il pleure à la moindre observation. Il prétend qu'il s'ennuie à l’hospice. Pas d'idées de suicide. |
Pas de tendance aux fugues.
Il est propre et très soigneux.
Au point de vue intellectuel, l'enfant a conscience qu'il comprend moins bien ce qu’il apprend et qu'il retient avec moins de facilité. Il a un jugement excellent. Il a des notions scolaires précises. Il ne commet pas d'erreurs dans les calculs. C’est un garçon intelligent.
Pouist 106 h7 0:10." 84
Obs. 6. — Denis, âgé de 9 ans &. Certificat du docteur Nageotte, 3 février 1922 : « Troubles mentaux consécutifs, d’après les renseignements, à une E. E. qui remonte à 18 mois. Parésie faciale droite. Aspect un peu égaré. Attitude figée. Accès d’agitation avec terreurs, actes bizarres, se mord les doigts et se déchire le visage, demande un couteau pour se couper le cou. »
Le docteur Simon constate de la « débilité mentale avec turbulence ».
D'après les renseignements que nous avons obtenus
re
et d'après les déclarations du malade, l'enfant a été soigné à l'hôpital Trousseau pour une E.E. Après la maladie, on s’aperçut que son caractère, jusque-là normal, s'était modifié : il avait des colères, donnait des coups de pied dans la porte et battait son jeune frère. Mythomane, il allait déclarant que son père le frappait et, un jour, il manifesta l'intention de se couper le cou, sans qu'il puisse nous expliquer les raisons qui le poussaient.
Il a volé des crayons à ses camarades et, à l’intérieur de l’asile, a dérobé du chocolat.
Sujet aux fugues, il s’est enfui un jour chez son grand-père. Il était devenu caressant, aimait à embrasser et courait volontiers après les petites filles. Onanisme.
À l’asile, il est brutal, envoyant des coups de pied autour de lui, criant et gesticulant, ne restant pas cinq minutes à la même place. Il se sauve du quartier. Une surveillance très attentive doit être exercée. Susceptible à l'excès, il s’abandonne à de vives colères au cours desquelles il casse les carreaux, se mord les poignets et s’écorche. (Cicatrices.) Il pleurniche souvent, sans motf apparent.
La gourmandise est signalée chez cet enfant.
Il continue à être voleur.
Il n'a pas manifesté d'idées de suicide à l’intérieur de l'asile.
Quand on l’interroge, il a l'air égaré, hébété. Il est sujet à de légers vertiges pendant lesquels sa tête s'incline en avant. Cépendant, il n'est jamais somno-
lent. La nuit, le sommeil est devenu régulier. Il se cache sous ses draps pour dormir et les surveillants ont remarqué que la plupart des enfants qui ont été atteints d'E.E. ont cette habitude. Il est indifférent aux questions qu'on lui pose. Il ignore l’année de sa naissance, la durée de son internement, il ne va pas aux cours scolaires de la colonie. Il sait écrire tout juste son nom et lit avec beaucaup d’hésitation. Le test de R. de Fursac n'est pas exécuté. Le test d'André Collin est réussi la troisième fois.
D'après les tests de Simon, cet enfant de 9 ans # a, intellectuellement, 6 ans #.
Au point de vue physique, l'enfant présente des mouvements choréiformes généralisés, prédominant aux membres inférieurs. Hypertonie du membre supérieur et du membre inférieur droits. Pas de troubles de la marche. L'enfant se tient toujours un peu penché vers la droite. Pas de modification des réflexes. Pas de signe de Babinski.
Diplopie. Strabisme de l'œil droit. Pas de ptosie. Pas d'inégalité pupillaire. Troubles de la convergence.