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autant de contre-indications plus ou moins formelles à la méthode. | ,
Il faut donc toujours, sans exception, soumettre le patient à un examen médical méthodique, avant de conseiller ou commencer de traiter ses varices.
La contre-indication la plus fréquente et la plus formelle est l'existence d’une phlébite antérieure profonde, une phlegmatia alba dolens, car le traitement le réveillera presque irrévocablement. M. Sicard cite quatre cas, qui ont donné lieu à des poussées phlébitiques, demandant un répos absolu à lit, pendant une ou piusieurs semaines. Des embolies n'ont jamais été observées, mais les alertes ont été plus ou moins chaudes. |
Les malades n’avouent pas toujours une ancienne phlébite, car elles désirent à tout prix de se défaire d'une varice disgracieuse. Il faut donc chercher un signe presque pathognomonique, c’est la dilation de suppléance des veines sus-pubiennes, dilation providentielle qu’il faut, à tout prix, respecter.
La seconde grande contre-indication à la méthode est l'existence d’une artérite obiitérante, qu'il faut toujours, en cas de doute, chercher par l’oscillomètre de Pachon, ou, si cet instrument fait défaut, en explorant la pédieuse et même la fémorale au doigt pour s'assurer, si les battements sont perceptibles. C’est très compréhensible, que la méthode phlébosclérante ne soit applicable à ces malades, car, en obliérant la circulation de retour, on ne f». rait que de hâter l’apparition d'un sphacèle.
Les varices des femmes en état de grossesse ne doivent être traitées qu'après l’accouchement, si elles ne régressent pas spontanément. M. Sicard conseille de ne traiter des accouchées variqueuses que trois mois après leur délivrance.
De même on attendra l’extirpation d’un fibrome volumineux, qui amène souvent spontanément la disparition des varices, avant de recourir aux injections.
La méthode n'est pas applicable dans la plupart des cas aux malades pléthoriques et hypertendus, aux cardiopathes de mauvaise compensation, aux albuminuriques massifs, aux diabétiques avancés.
Comme règle générale, il faut donc tâter le terrain et s'abstenir pendant des périodes de moindre résistance, et attendre toujours le rétablissement complet des malades atteints d’une affection intermittente.
Il existe encore un état chronique de veines, que Vaquez appelle la septicémie veineuse subaiguë, qui par son nom devait rejeter toute pensée au traitement par des injections sclérosantes, car nous avons vu le gros danger qu'on court en réveillant un microbisme latent. Et pourtant, M. Sicard nous enseigne bien, que cette affection, qui peut durer des années, chez certaines personnes, est une sorte de veinite plus tôt qu'une phlébite. Aussi les injections de salicylate de soude arrêtent-elles souvent cette septicémie locale et produisent assez rapidement la guérison.
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Avant de commencer un traitement par les injections sclérosantes, il faut s'assurer que les malaises et les douleurs, qu’accuse le malade, viennent bien de ses varices. Il faut donc éviter toute erreur de diagnostic et dépister certaines affections et certaines algies, qui peuvent se cacher derrière un état variqueux, et qui ne seront pas soulagées par la méthode, qui attaque et guérit exclusivement les varices et leurs complications directes.
Nous voyons donc que les contre-indications ne sont pas très nombreuses, mais que certaines entre elles sont formelles, et que la plupart des varices sont justiciables aux injections. Le traitement chirurgical, surtout l’extirpation par la méthode d’Alglave, reste dans quelques cas la suprême et excellente ressource thérapeutique. De même, il y faut recourir, quand les divers essais phlébosclérosants ont échoué.
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Les autres modes de traitements
associés
L'efficacité du traitement phlébosclérosant ne doit pas faire oublier ou abandonner les autres traitements. Mais il convient, en bien des cas, d'associer ces divers modes, de façon à obtenir le résultat optimum, car la phlébosclérose de même que lextirpation chirurgicale, n’est qu'une opération palliative.
L’inventeur de la méthode, M. Sicard, a le premier protesté contre les exagérations en disant : « Il n’est pas légitime d’affirmer, que depuis les injec: tions sclérosantes, l’acte chirurgical, la pharmaco pée, la cure thermale ou le bas orthopédique aient perdu toutes leurs indications ». |
En présence d’un état variqueux général sans sac bien marqué, surtout chez une personne âgée, le traitement classique, bas à varices, bandes élastiques, massages répétés, continue à s'imposer. La compression sera régulière et modérée, commençant autour du cou de pied et remontant la jambe. L'injection phlébosclérosante n’est indiquée que le Jour, où se forme une ectasie. Elle supprimera cette