‹ Considérations sur quelques affections pulmonaires des ouvriers houilleursChapitre 16 sur 36 · AGE · texte numérisé non relu

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verte par suile de l'essoufflement, l'infiltration sera plus "a: pide, plus aisée, les lésions s'éterniseront, les deux processus añthracose et bronchite évolueront parallèlement et s’exaltant l'un l’autre, la gêne respiratoire s'accroît, l'adénopathie trachéo-bronchique de même, le tissu élastique du poumon se sclérose, car tout ce qui lèse le parenchyme laisse une cicatrice conjonctive (1).

Autres poussières. — Enfin si le caractère morphologique des grains de pulvis est d'être dépourvus de toute aspérilé offensive, 1l n'en est pas de même des poussières de roche dure, siliceuses surtout (chalicose) et fréquemment associées aux poussières charbonneuses. Ces particules, plus ou moins nombreuses, qui flottent dans les tailles, sont surtout dues à l'usage des perloratrices mécaniques. Elles agissent non plus par leur quantité anormale, mais bien par leurs aspérités qui lèsent directement les parois bronchiques et alvéolaires. Nous n'avons pas eu l’occasion d'observer à Graïssessac des cas de ces pneumokonioses qui se différencient à maint égard de l’anthracose.

Pour nous résumer, la poussière charbonneuse nous paraît contribuer à l'emphysème si souvent observé chez les mineurs (dyspnée), et provoquer la sclérose pulmonaire.

Mode de travail. — Les galeries qui conduisent aux chantiers, aux tailles, sont de hauteur variable et leurs dimensions en raison inverse de la distance de l'entrée de la mine. Le houilleur marche debout, légèrement courbé, plié en deux parfois. L'épaisseur, l’inclinaison, la direction du filon modifient l'attitude de l’ouvrier qui l'attaque, debout, assis, accroupi, à genoux, couché sur le côté (col tors), sur le dos

(1) V. Oberthür (loc. cit.).

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ou rampant parfois, lout autant d'attitudes vicieuses dont on soupçonne les mauvais eflets sur le rythme respiratoire normal. R

L'attitude assise, le corps incliné en avant agirait, selon Rokitansky, en déterminant une dilatation anormale des parties supérieures du poumon et du thorax, consécutive à la gêne qu'éprouve la dilatation normale de la base de la poitrine. Les rouleurs de wagonnets penchés en avant, les bras tendus ont la poitrine comprimée latéralement par la tension des muscles de l’épauie et du thorax. La mécanique pulmonaire est done modifiée, gênée. L'usage des échelles interminables qui conduisaient au dehors les ouvriers (puits à échelle), tend à disparaïlre complètement. Il n’est pas de mode à Graissessac où nous signalerons seulement la présence de plans inclinés quelques-uns à voûte très basse, obligeant celui qui les doit parcourir à marcher plié en deux.

Il faut enfin tenir compte des efforts répétés que demande le travail de houilleur.

Jaccoud a dit qu'il résulte du mode de l'expiration normaie ou forcée, que l'air à ce moment est poussé en même temps vers les bronches et le larynx, et la circonférence de l’organe pulmonaire, vers les points les moins comprimés durant l'acte respiraloire : si la glotte est en partie fermée lors d’une expiralion forcée, l'air est par suite refoulé de vive force vers la partie du poumon la moms résistante de la paroi thoracrque (les sommets) et vers les parties qui reçoivent normalement la plus petite quantité d'air (bords antérieurs). Sommets et bords antérieurs sont on le sait les sièges de prédilection de l'emphysème.

Or, l'effort est précédé d’une inspiration profonde remplissant le poumon d'air. La glotte se ferme et sur le thorax fixé les muscles expirateurs se contractent avec énergie, point d'appui solide pour les muscles qui vont agir, d’où compres-

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