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Le docleur Manouvriez, de Valenciennes, admet une cer-laine relation de causalité entre l’anthracose, l'emphysème et l'asthme, mais le pulvis lui paraîl peu redoutable.
Le docteur Oberthür, dans sa thèse inaugurale, arrive aux conclusions suivantes : nous pensons que l’anthracose n'est autre chose qu'une bronchite chronique, une pneumonie chronique, une broncho-pneumonie chronique accompagnée de plus ou moins d'emphysème.
En résumé, d’aucuns admettent l'innocuité des poussières charbonneuses ; quelques-uns entendent sous le nom d'encombrement charbonneux l'emphysème et la bronchite chronique des houilleurs. D'autres enfin veulent donner à l'affection une physionomie spéciale, en faire une entité morbide.
Les expériences récentes de MM. Claisse et Jusué sont trop importantes pour ne pas éclairer la physiologie pathologique de la pneumokoniose anthracosique. Nous nous rangeons de leur côté avec la majorité des docteurs de houillères en considérant le pulvis comme inoffensif en petite quantité, mais pouvant déterminer une irritation locale traumatique, préparant et facilitant à ce niveau les cultures microbiennes, s'il pénètre en quantité assez considérable, ce qui est le cas des houilleurs ayant plusieurs années de mine. Les poussières jouent le rôle de corps étranger et sont ainsi une cause d'infection locale.
Cette cause d'irritation étant prolongée, la lésion dépasse la paroi alvéolaire, gagne le parenchyme, s'établit à demeure. A l'irritation traumatique chronique correspond une infection infiniment renouvelée et par suite une lésion chronique participant à l’hypertrophie des travées conjonctives et des ganglions.
S1 le poumon présente quelque lésion, si le houilleur reprend son travail avant la guérison complète de sa bronchite, de sa pneumonie : des desquamations épithéliales, la chute des cils vibratiles, la tendance à respirer la bouche o1-
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