RÉSUMÉ
I. Causes prédisposant le houilleur à l’'emphysème oucréani l'emphysème. — Bien que Kuborn attribue à la suppression des échelles la diminution d'emphysémateux qu'il constate, il faut bien reconnaître l'influence très importante d'autres causes :
L'air chaud et humide nécessite de grands efforts d’inspiration et des inspirations multiples, nous l'avons déjà vu, pour obtenir a quantité d'oxygène nécessaire à l’hématose.
La diminution d'oxygène : les gaz délétères. Kuborn se demande s’il né faut pas attribuer à ces gaz une influence nocive sur le pneumogastrique dont les lésions, suivant Longet (expériences de CI. Bernard et Brown-Séquard (1), amèneraient
(1) Brown-Séquard : L'irritation du pneumogastrique et du bulbe paraît avoir un effet analogue à celui de la section des vagues,
SACTUE l'emphysème pulmonaire. Du reste, suivant la remarque de MM. Proust et Iirt, vapeurs et gaz déterminent le catarrhe pulmonaire auquel l'emphysème succède si souvent.
Les poussières empêchant en bien des points l’action sur le sang d'un air déjà insuffisant par lui-même et augmentant la gène respiratoire. La dyspnée engendrant l'emphysème.
L'exercice continu exigeant un renouvellement rapide el fréquent d'air, les grands eflorts s’opposant à l’'ampliation parlaite.
Les attitudes vicieuses (plat ventre, à genoux, col tordu, comprimant la poitrine, d'où la dilatation insulfisante.
Le vernix nigra enfin, s'opposant à la respiration supplémentaire de la peau.
Toutes ces causes agissent avec une certaine lenteur, et à côté d'elles les affections pulmonaires : bronchites, fluxions de poitrine, pleurésies, asthme, pneumonie chronique, scléroses.
IT. Causes javorisant la sciérose pulmonaire ou la créant. —- La sclérose du poumon, dit Triboulet (1), répond à cette description de Letulle : toutes les fois que sur un point quelconque de tissu compris entre le hile du poumon et la plèvre, une inflammation chronique vient à se produire, la sclérose pulmonaire est constituée.
1° Ce sont des agents de traumatisme diffus. Le poussier charbonneux, le pulvis siliceux et d'autres roches dures.
2° Les pneumonies récidivantes par réinfections successives, les corpuscules charbonneux inhalés entretenant la lésion.
3° Tous les agents infectieux qui font la bronchite et autres affections pulmonaires, les plus efficaces, les plus fréquentes causes de sclérose, surtout lorsque ces affections ont tendance à durer.
(1, /n Brouardel-Gilbert, Traité de Médecine.
BREL