AD
ment abaissé les forces du malade et la contractlité de son cœur.
Cliniquement, cette dilatation est difficilement reconnaissa-
ble à la percussion. Le choc de la pointe est également diffi
cile à percevoir : cependant l'intensité exagérée des batte ments épigastriques, le claquement artériel (perçu à gauche du sternum), par excès de tension dans l'artère pulmonaire. la turgescence des veines jugulaires, permettent de la constaler.
Enfin arrive la défaillance du cœur, la phase cardiaque succède à la phase pulmonaire, et l'insuffisance tricuspide s'installe. Outre les signes de dilatation, on constate alors le pouis veineux jugulaire, hépatique, le souffle tricuspidien systolique, l'æœdème des malléoles, les stases viscérales, l'oligurie, la dyspnée et le malade court à l'asphyxie progressive.
Quant aux malades atteints d’emphysème avec catarrhes à répétition, ils meurent souvent systoliques ei l’on trouve à leur autopsie un cœur dilaté et hypertrophié. Mais outre que ces complications sont tardives, dix, vingt ans et plus après le début de l'affection pulmonaire, les études anatomopathologiques ont permis de constater que leur gros cœur présente les lésions de la myocardite chronique, le plus souvent associées à la coronarite et l’artério-sclérose, d’où cette conclusion que la cardio-sclérose se produit à une période plus ou moins avancée de l’'emphysème ou de la bronchite chronique (Merklen).
Dans la sclérose pulmonaire, le réseau sanguin se rétrécit progressivement, le cœur droit est en présence d’un obstacle quipeul le conduire à la déchéance anatomiqueet fonctionnelle. que la sclérose ait succédé à une affection pulmonaire aiguë (bronchite, broncho-pneumonie, pleurésie), provoquée par un refroidissement, qu'elle se soit établie lentement, progressi. vement chez des sujets exposés à des irritations incessante:
PTS di nt dits): 2x se EME EES
Rire
(poussières), ou encore chez des individus vivant au milieu de variations brusques et fréquentes de température, l’examen du cœur fournit à une époque souvent peu éloignée du début de l'affection, une série de symptômes qui caractérisent la dilatation des cavités cardiaques droites et la gêne de la circulation dans le cœur droit: 1° la matité précordiale es! hiès étendue ; 2° la pointe, sans être sensiblement abaissée est fortement rejetée vers l’aisselle gauche et reportée en dehors du mamelon ; 3° bien que les bruits du cœur soient assourdis par l'emphysème, le claquement des valvules de l'artère pulmonaire est éclatant : 4° les veines du cou volumiuouses à l’état de repos, prennent lors de la toux et pentant les niouvements un développement considérable (1).
ia marche, un exercice même modéré, mettent immédiavent en relief le trouble profond dont le fonctionnement de l'organe central de la circulation est atteint : «près quelques pas faits à une allure un peu rapide, après l'ascension de gauelques marches d'escalier, le malade atteint de sclérose pulmonaire, arrive essoufflé, haletant, incapable de parler. Le cœur s’affole au moindre effort. La tachycardie s'installe, immobilisant le malade, ei cet état peut se prolonger sans amener de lésions orificielles ou vaivulaires. L’arythmie se met parfois aussi de la partie, et s'établit en permanence. D’autres fois, par contre, il se produit des affections droites, principalement mitrales, ou gauches, surtout aortiques.
Mais ici interviennent d’autres facteurs, le tabac et l'alcool, dont l’usage ou plutôt l'abus justifient les doutes du médecin, qui ne peut souvent pas faire la part de chaque agent dans l’état pathologique créé. Dans le doute, il paraît plus
(1) Voir Du Castel, Société médicale des Hôpitaux, mars 1884.