‹ Considérations sur quelques affections pulmonaires des ouvriers houilleursChapitre 35 sur 36 · TANT ST · texte numérisé non relu

TANT ST

RES DR vantes dans la disposition et l'aménagement des chambres chaudes, très clairement exposées dans le plan ci-inclus, que notre excellent ami Maurice Rigal a bien voulu dresser sur nos indications.

L'ouvrier sortant de la mine pénètre dans la chambre chaude par la porte P. M. suit un couloir cenal C. C. M. d'où partent perpendiculairement des coulcirs secondaires sur les cloisons (en planches ou bepues) desquels sont disposées les stalles individuelles et numérotées, S, SI, S2, etc. d’une profondeur d’au mains

9m. 50 : l'euvrier gagne sa stalle et y dépose chapeau, vête-

ments et chaussures. Le fond de la stalle est pourvu en haut de 3 patères disposés 1 et 2 ; en bas, de deux tablettes don! l’une à 0 m. 50 environ du so] pour s'asseoir, l’inférieure destinée à recevoir souliers ou bottes. Complètement dévêtu, le mineur gagnera le couloir latéral C. L., qui le conduit à la salle de douches, où il pénètre par la forte E. La douche, le: soins de propreté terminés, il sort par la porte S, et par le couloir latéral (! L1, se rend à sa stalle de numéro correspondant du second vestiaire, ou vestiaire de ville, où il retrouve ses habits propres. Rhabillé, il traverse le couloir central C. C. V. et quitte la chambre chaude par la porte P. V.

Réciproquement, avant son entrée à la mine, le houilleur pénètre dans la chambre chaude par la porte P. V., suit le couloir central où il se déchausse, gagne sa stalle, se dévêt complètement et va s’équiper dans le vestiaire de mine de ses habits de travail. Il en sort par la porte P. M.

D'après ce dispositif, il n'y a plus la moindre promiscuité non seulement entre les habits des ouvriers, mais encore entre les habits de ville et de mine de chacun d’eux ; l’ouvrier à sa sortie de la salle de douches, doit marcher sur un sol exempt de toute souillure.

Le sol de la chambre chaude sera surélevé par rapport au

lerrain, cimenté avec rainures et rigoles collectrices latérales permetlant l'écoulement des eaux, recouvert enfin de liteaux de bois parallèles, espacés de 2 centimètres envrron.

Les cloisons des couloirs n’atteindront évidemment pas le plafond. Quant aux murs à angles arrondis, et sans moulures, et aux parois des stalles, ils seront recouverts d’un vernis lavable, permettant de fréquents nettoyages à grande eau. De nombreuses fenêtres assureront un grand éclairage et le libre accès de l’air dans l'intervalle des entrées d’ouvriers.

Vêtements. — Les vêtements de laine, fermant bien, nous paraissent les plus convenables. De tous les tiseus, Ia lame absorbe le plus d'eau hygrométrique, et sans perdre ses propriétés physiques de souplesse, porosité, conductibilité, soustrait à la surface, avec laquelle elle se trouve én contact une très grande quantité de liquide. Les tissus caoutchoutés, le cuir, seront utiles à l'aller et au retour du chantier, si l’eau dégoutte des parois. La coiffure indispensable, en feutre ou en cuir, les chaussures imperméables à semelle de bois, complètent avantageusement l'équipement du houiteur (1).

C. Contre les poussières. — 1° Poussières de roches dures produites par les perforatrices mécaniques : les divers masques à éponge, ouate, toile métallique, gaze filtrantes (Cœetzen, Zeffrey, Beltz, Eulemberg), nous paraissent utiles et uti- lisables, les ouvriers employés à ces machines n'ayant pas à fournir le rude travail de l’ouvrier ordinaire qui ne peut pas supporter cette nouvelle gêne à l’accomplissement des actes respiratoires. L’aspersion d’un filet d’eau sous pression semble devoir rendre en tout cas de grands services. . |

2° Contre le pulvis charbonneux, c’est encore à la ventilation que l’on doit avoir recours pour brasser l'atmosphère

(1) E. Bourguet, Essai sur l'Hygièné des Houilleurs, Thèse de Montpellier, 1864.

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chargée de particules et les dissiper dans un grand volume d'air sans cesse renouvelé. L'emploi des masques, nous l'avons dit, n’est guère applicable là où les efforts du travail sont trop considérables.

3° Insistons en dernier lieu sur la nécessité absolue pour ouvrier de ne point reprendre son travail avant la guérison complète de toute affection pulmonaire, même bénigne. Nous avons dit ailleurs le rôle du poussier dans les cas de lésions de l’arbre pulmonaire. : |

D. En terminant, nous émettrons ce vœu : que dans les écoles primaires et les cours d'adultes de nos milieux houillers, comme dans tous les milieux, du reste, plus d’une heure et plus d'une leçon soient consacrées à l’enseignement de l'hygiène élémentaire, à seule fin que dans son propre intérêt, l’ouvrier devienne le collaborateur du médecin et de l'ingé. mieur : « Nec solum se ipsum prœæstare opportel opportuna facientem sed et œgrum et assidentes el exteriora. » (Hippocrates, Aphor. I.)

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TABLE MORTUAIRE (accidents non compris)

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