‹ Considérations sur quelques affections pulmonaires des ouvriers houilleursChapitre 7 sur 36 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

il ne nous parait pas inutile de rappeler au début de ce premier chapitre quelques notions très générales sur l'anatomie et la physiologie des poumons.

Analomie. — On peut considérer le poumon comme une immense surface épithéliale au-dessous de laquelle circule un puissant courant sanguin, tandis qu’au-dessus circule un courant d'air.

Le courant sanguin est contenu dans un réseau capillaire qui à pour canaux afférents les branches de l'artère pulmonaire et pour canaux efférents les veines pulmonaires. Le sang y circule d'un mouvement continu et régulier.

Le courant aérien circule au-dessus de l’épithélium. Il est amené par des canaux afférents qui se ramifient à la façon des artères, mais ressort par ces mêmes canaux. Il n'est pas continu, mais alternativement renversé, comme un mouvement de marée. Inspiration. Expiration.

Chacun des poumons est formé de milliers de sacs (lobules pulmonaires), dont la cavité est partagée en un certain nombre de petites cavités secondaires (alvéoles), par des cloisons qui n'arrivent pas tout à fait au centre et ont pour rôle de multiplier la surface d'échange. Ces cloisons s’atrophient et disparaissent en partie dans l'emphysème et chez les vieil-

UE lards, d'où l'activité moins grande dans ces cas de la respiraton. Nous ajouterons simplement que la paroi propre des lobules et la charpente conjonctive qui réunit les divers lobules entre eux, contiennent de nombreuses fibres élastiques et : que les petites bronches renferment une couche de fibres musculaires lisses. |

Physiologie. -- Mécanique. - Les poumons sont renfermés dans une cavité dilatable,le thorax, dont ils suivent exactement toutes les varrations de volume. Grâce aux dilatations et aux contractions successives de cette cavité, 1l s'établit par la trachée, par suite des différences de pression ainsi produites entre l'air intérieur et l'air extérieur, un courant d'air alternatif d'entrée et de sorte : l'inspiration et l'expiration.

L'inspiration, dans la respiration normale, se produit très brusquement, se ralentissant très légèrement vers la fin l'expiration succède immédiatement à l'inspiration, sans pause inspiratoire : l'expiration débüté brusquement et se termine de façon graduelle et prolongée, suivie d’une inspiration sans véritable pause expiratoire. L’inspiration représente 1/3 et l'expiration les 2/3 de la durée d’une respiration totale (Arthus) (1).

ia fréquence des respirations est de 16 à la minute chez l’homme, diminuant de 1/4 environ pendant le sommeil.

Le rythme respiratoire normal est régulier : les inspirations et les expirations se succèdent à intervalles réguliers et présentent une amplitude uniforme.

Air. — L'air, on le sait, a la composition centésimale suivante (en volume) : azote, 79,02 : oxygène, 20,95 : CO2, 0,03 à 0,04. Le rôle de l'azote dans la respiration est encore une

(1) Arthus, Eléments de Physiologie.

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