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LAVE Vue question à l'étude. Les expériences de Regnault et Reiset tendent à démontrer qu'il n’est que très secondaire. Quant à l'acide carbonique, les recherches de Paul Bert, Claude Bernard, Pettenkofer, prouvent qu'il n’a d'effet toxique qu'à hautes doses, el que l’on peut séjourner sans troubles manifestes dans des atmosphères contenant 1/1000 de ce gaz.
Prenons maintenant un indivdu sain, jeune ou non, fils de mineur où de campagnard, indemne de toute tare originelle, et suivons-le à la mine, où il est admis à travailler. Quelle que soit son occupation, qu'il ferme une porte, qu'il soit charreher, rouleur, boiseur ou piqueur, il sera un peu plus tôt ou un peu plus lard appelé à travailler à l'extraction de la houille : c'est de cette catégorie spécialement que nous nous occuperons et à laquelle toutes nos remarques s'appliquent.
Au des mines. — L'ouvrier a quitté une atmosphère normale pour se mettre au travail dans des galeries en cul-de-
in
ac.
La composition chimique de l'air qu'il y doit respirer, es altérée de deux manières.
1° Par un défaut de proportion des éléments constituants : diminution d'oxygène, augmentation d'acide carbonique.
a) Par les émanations et fermentations des bois de char. pente altérés par l'humidité.
b) La respiration des hommes et animaux (chevaux, parasites), versant CO2 et prenant O, comme la putréfaction des matieres organiques et la combustion des lampes.
c) La température élevée dilatant l'air et diminuant sa teneur en oxygène.
d) L’absorption d'oxygène par la houille, bien démontréc par M. H. Faycl (ingénieur-directeur à Commentry), comme facteur de combustion spontanée des tas de charbons en cou ches: le charbon pouvant absorber jusqu'à cent fois son vo
Hi lume de ce gaz, d'où augmentation notable d'azote. (Expériences de MM. Regnault, Fayol, Parisse, à Commentry).
2° Par l'addition de gaz délétères.
a) Acid: carbonique des animaux et dégagements du sol.
») Oxyde de carbone après déflagralion de poudre el surtout de la poudre de mine.
c) Grisou ; mélange complexe. variable, dont Finflaninalion provoqua la catastrophe du puits Sainte-Barbe (Graissessac), du 14 février 1877.
Jd) Des dérivés volatils de la houille (Docteur Manouvriez, de Valenciennes).
e) Des gaz sullurés et de l'azote que donnent la déflagrauon des piudres, la combustion des lampes.
j) Hydrsgène sulluré des malières animales en décomposi- Hon et des houilles pyriteuses. Notons en passant que la quantité de cristaux pyriteux est très faible dans les charbons de Graissessac.
3° L'humidité habituelle du milieu souterrain : la vapeur d'eau (respiration animale, évaporation sudorale), saturant l’atmos} hère : les parois humides à suinterents continuels venant d couches aquilères voisines : sol impi$gné d'eau.
4° L'élévation de la température, tenant à plusieurs causes, respiration, efforts musculaires, dégagements de gaz, lampes, coups de inine, chaleur centrale de la terre, absorption d'O par la houille.
3° La pression atmosphérique, plus grande au fond des mines qu à l'extérieur ; sans grand effet morbi ‘e du reste (elle proveqr : une moindre dilatation des vésicules pulmonaires).
6° Le ; poussières.
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