‹ Considérations sur quelques affections pulmonaires des ouvriers houilleursChapitre 9 sur 36 · SUR L'APPAREIL RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

SUR L'APPAREIL RESPIRATOIRE

1° La première observation que l'on fait sur l'homme placé dans ce milieu, même s'il ne (ravaille pas, est une sorte de surprise qui l'oblige à accélérer ses: inspirations. Il doit suppléer au manque de bon air, à cette diminution d'oxygène ansuffisant surtout pour entretenir les combustions nécessi- ‘ées par le travail), par l'introduction plus aclive du mélange nécessaire aux échanges du poumon; première cause de fatigue de l'appareil musculaire de cet organe. Et à côté de ce

plus grand nombre de mouvements respiratoires, 1l faut tenir

compte de leur amplitude. On se sent obligé de temps en temps de faire de grandes et fortes inspirations, afin de mettre en jeu tout l'appareil. Cette suractivité, nécessaire, est d'abord par elle-même une cause d'usure et de fatigue. L'appareii surmené ne fonctionne plus avec le calme nécessaire, et généralement l'expiration à laquelle on ne saurait donner le teiups de s’accomplir, se fait mal, est incomplète, el laisse séjourner dans les alvéoles du poumon, des gaz que nous savons impropres à modifier heureusement le sang. Les capillaires ont alors beau jeu pour en absorber une partie, et les transporter dans le torrent circulatoire.

Ce mode de fonctionnement du poumon, qui ne se fait d’abord qu’à la mine et disparaît après que l'ouvrier a respiré de nouveau le « bon air » durant quelques heures, ne tarde pas à persister plus qu'il ne faudrait. Il serait à peu près im possible de déterminer à quelques jours près les phases suc. cessives du phénomène morbide el son aggravation ne penl

Page 1