SP EU ET ET JU
; Gers Le
Te |
- D & & Er à:
Ne serait-elle pas encore due à une action réflexe sur le bulbe par l'intermédiaire des nerfs du cœur qui, excités anormalement par le fait de la collection sanguine inaccoutumée, rendraient le bulbe en quelque sorte responsable des dévâts produits dans le cœur? à
Pour Peter, la rupture avec épanchement sanguin ne s’observerait guère que chez les vieillards et elle serait toujours due à une dégénérescence graisseuse.
Voici comment il explique cette rupture : « Sous l'influence d’une excitation, le cœur se contracte avec une énergie exagérée, la pression intra-cardiaque s'élève et les parois musculaires altérées cèdent ou se déchirent en un point ».
Cependant il semble, tout d’abord, qu'il y ait contradiction, en apparence du moins, entre cette contraction exagérée et ce manque de résistance du myocarde, car on n’observe, pour ainsi dire jamais, de rupture du cœur, dans les cas où la dégénérescence graisseuse est uniformément distribuée. Mais elle est fréquente, là où la dégénérescence est inégale, limitée à certains points, à certaines aires, à certains terrains vasculaires, c’est-à-dire dans la surcharge graisseuse ou les altérations vasculaires chroniques ou aiguës. CALE
La myocardite chronique fibreuse aboutit également à la rupture, mais, entre la myocardite et la rupture, il y a un intermédiaire qui est l’anévrysme partiel du cœur.
Rappelons ici l'opinion de Cruveilhier qui attribue les ruptures du cœur à la rupture de petits foyers sanguins disséminés dans les parois du myocarde. « Il existait dans les parois » du cœur, dit-il, dans le récit de l’une des autopsies, plusieurs » petits foyers sanguins, dont l’un était ouvert au dehors. S'il » avait été plus voisin de la surface interne que de la surface » externe, il se serait ouvert au dedans du ventricule, le sang
» du ventricule aurait fait irruption dans la petite cavité résul- 4 G
MARS à
Be.
SR
Fo ec
FE Ds
PDO
» tant de la solution de continuité et le cœur eût été trans- » percé ».
Cruveilhier, d’après sa théorie, serait donc disposé à considérer toutes les ruptures du myocarde comme provenant d’une source unique, la rupture d’un foyer sanguin. Cette théorie est vraie dans nombre de cas, mais, pour beaucoup d’autres, il est impossible de la regarder comme devant faire rigoureusement la loi.
Les observations que nous avons pu recueillir sembleraient, de prime abord, devoir faire entrer en ligne de compte un facteur nouveau dont on a paru jusqu'ici tenir très peu de compte : le surmenage physique. Tous les cas, en effet, que nous avons observés, sont des hommes jeunes, non dégénérés ; chez aucun on n’a pu trouver trace d’une diathèse alcoolique ou syphilitique préexistante.
La tuberculose pour l’un d'eux ne semble pas pouvoir être niée. Mais le processus bacillaire peut-il, à lui seul, d'emblée, de toutes pièces, créer pour le cœur un milieu de résistance moindre, qui le place dans l'impossibilité de lutter avec fruit contre les causes pouvant agir sur sa résistance aux ruptures ?
Nous ne le croyons pas, car bien nombreuses sont, hélas ! les autopsies de tuberculeux que nous avons eu à pratiquer dans notre carrière de médecin de la marine, et jamais nous n'avons remarqué dans le myocarde des lésions tuberculeuses capables de le faire se rompre sous l’influence d’un effort ou de toute autre cause.
La fièvre typhoïde est certainement une des causes occasionnelles les plus fréquentes de rupture cardiaque.
Dans l’une de nos autopsies, le cœur présentait, au niveau de sa rupture, des traces manifestes d’ancienne dégénérescence vitreuse typhique.
Nous comprenons très bien, d’après les lésions que nous
avons citées à l’article anatomie pathologique, qu'à un moment donné, un cœur ne présentant plus son tonus normal, puisse, par suite d’un effort, d’une chute, d’un coup, par suite même d'une simple inspiration trop forte, se trouver rompu et l'ondée sanguine s'échapper hors de son réservoir naturel.
Etudions maintenant quelques-uns des mécanismes de la mort :
Le cœur, nous le savons, est entouré par le péricarde. Supposons une rupture complète de toute l'épaisseur de la cloison cardiaque, que va-t-il se passer ?
De deux choses l’une, ou le sang va filtrer goutte à goutte à travers les lèvres peu béantes de la plaie, ou la rétraction musculaire se faisant sentir, les bords de la solution de continuité s’écarteront, et le sang se précipitera à flots dans le péricarde.
Dans le premier cas, le péricarde pourra se laisser distendre peu à peu par la filtration du liquide sanguin, le sang s’accumulera lentement et, par la percussion, la palpation et l’auscultation, on pourra arriver à trouver tous les signes d’un épanchement péricardique.
Peut-être même, dans certains cas, pourra-t-il y avoir organisation du caillot fibrineux, adhérence de ce caïllot aux lèvres de la plaie et cicatrisation de cette dernière sans suppuration, puisque cette plaie est à l'abri du contact de l'air.
Dans la seconde hypothèse, le flot sanguin pénétrant brusquement dans le péricarde, le distend immédiatement et le cœur comprimé cesse de battre.
Ou bien, comme nous l'avons déjà dit, l’afflux sanguin anormal dans le péricarde, agit-1l sur les ganglions automoteurs du cœur et ceux-ci, par action réflexe, sur le bulbe et la moelle allongée, d’où mort immédiate ?
Cette théorie nous semble tout aussi valable que la première,
mais les recherches faites vers ce point n’ont pas encore été poussées assez à fond pour qu’il soit permis de se prononcer affirmativement pour l’une ou pour l’autre.
Au point de vue de la médecine légale, ces ruptures spontanées sont d’une importance qu'il est facile de comprendre. Le médecin peut être appelé à constater la mort dans des milieux qui peuvent faire naître à l'esprit des présomptions en faveur d'un crime. Sans entrer ici dans de grands détails, il est évident que si le péricarde a résisté et si, par suite de péricardite chronique, le péricarde est plus ou moins adhérent, le sang extravasé ne pourra le distendre et au premier abord il sera trés difficile de se prononcer d’une façon affirmative sur les causes qui ont pu provoquer le décès.
Nous croyons que le moment est venu de rappeler ici en quelques mots, les ruptures des parois cardiaques, consécutives à un choc, à un traumatisme quelconque, sans qu’il y ait lésion appréciable du péricarde ou de son contenu.
Dezeimeris, dans son Mémoire sur les ruptures du cœur, cite plusieurs exemples remarquables de ce fait.
Nous allons brièvement les rapporter ici.
Dans l’un de ces cas, le blessé avait reçu un coup de feu ane la poitrine, les parois du thorax avaient été traversées, mais la balle s'était arrêtée au devant du péricarde, qui était exempt de toute lésion ; néanmoins, le ventricule droit du cœur était déchiré à sa partie inférieure et le péricarde était distendu par le sang.
Dezeimeris cite encore des exemples de rupture par suite de coup de pied de cheval, de passage de voiture, de chute; mais, chose digne de remarque dans tous ces cas, le péricarde était intact, bien que distendu parfois par du sang, et la fibre musculaire cardiaque était déchirée.
Comment expliquer la déchirure ? Il est plus que probable
| qu Tes la plupart de ces cas, ee Die étaient Share au préalable d'une maladie du myocarde et que le traumatisme | n’a été que la cause déterminante de la rupture. RER Au nombre des observations que nous avons pu recueillir, il Re en est deux qui nous ont frappé à cause de certains points qui ct nous ont paru dignes d'intérêt.
> Chez ces deux malades la mort est arrivée lentement en + quelque sorte, ils ne sont pas tombés foudroyés; tous deux ont < présenté à la partie antérieure du thorax, au niveau du péri- s carde, une douleur particulière, brülante, angoissante. Le FA | pouls et la respiration étaient au début à peu près normaux. ‘2 Re 1l est probable que ces symptômes douloureux commencent au moment où la rupture du myocarde s'opère.
À la période agonique, chez les malades, le pouls est devenu petit, misérable, intermittent. Le facies à pâli, les extrémités
53 A se sont refroidies et les malades se sont éteints en présentant re des symptômes qui offraient beaucoup de points de ressem- ‘3 __ blance avec ceux que l’on retrouve chez les individus qui suc- ER combent à une perte de sang considérable. |
OBSERVATIONS à