‹ Considérations Sur Quelques Observations Rupture Spontanée Du CœurChapitre 21 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

° Quand l’épanchement sanguin dans le péricarde est peu ee ou même nul, la mort ne peut s'expliquer que par asynergie du muscle cardiaque; elle survient subitement, dans ce cas, d’une façon foudroyante par adynamie et altération du cœur, cette dernière reconnaissant comme origine des dégénérescences diverses plus ou moins étendues.

2° Quand à l’autopsie on trouve un épanchement abondant dans la poche péricardique, la mort survient de deux manières :

1° Brusquement, si la déchirure est considérable, l’hémorragie du péricarde abondante, car il y a arrêt simultané des fonctions nerveuses et des fonctions du cœur;

2° Quand la déchirure est petite, la mort est relativement lente. La syncope finale est due surtout à la compression progressive des parois du cœur par suite de la quantité de plus en plus grande de l’épanchement.

L’affaissement du pouls est alors un bon symptôme permettant de se rendre facilement compte de la gêne croissante qu'éprouve le cœur dans son fonctionnement; gêne qui, à un moment donné, ne rend plus la contraction possible.

En aucun cas, du reste, la mort ne peut s'expliquer par la perte absolue du sang;

3° Le mécanisme de la mort, dans les cas où la rupture est petite, peut être rapproché du mécanisme de la mort dans les péricardites avec épanchement.

4 L’irritation cardiaque résultant d’un épanchement sanguin ; dans le péricarde, permet d'expliquer d’une part, la douleur angoissante et la sensation de brûlure pathognomoniques, de.

l’autre l’infériorité où est mis, par action its le muscle

cardiaque ; | 5° La rupture des fibres papillaires ou des fibres interstitielles

du cœur apporte une gêne mécanique évidente dans la synergie

des mouvements rythmiques du cœur, d'où désordres considérables et destruction d'une partie de l'effet du travail utile da

cœur. À

Si les muscles des valvules nee I OR sont da rés, il s'ensuit un désordre absolu dans la transmission des |

ondées sanguines.

6° Dans presque tous les cas de rupture du cœur, le nolade

est porteur d’une tare organique quelconque : maladie septique antérieure (fièvre typhoïde, scarlatine, variole, rougeole, 4 ne

ou d’une diathèse, soit acquise, ao héréditaire.

| Le Doyen, VU EON A IMPRIMER : | A ePERRES:

Le Président de la thèse, D: G. MORACHE.

Vu et permis d'imprimer :

Bordeaux, le 5 mars 1880.

Le Recteur,

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