DIVISION DU SUJET
% Un des accidents les plus redoutables dont l’homme puisse être frappé est, sans contredit, la rupture du cœur. C’est peutêtre un de ceux qui inspirent le plus d’effroi par la rapidité avec laquelle il terrasse au milieu de la santé en apparence la plus florissante, l'homme le plus robuste. | (
Cette rupture peut être considérée, soit comme une terminaison naturelle de certaines maladies, soit comme le dernier terme de lésions dont la nature n’est encore que très peu connue, soit comme une sorte de maladie spéciale, de prédisposition mdividuelle.
Si on entreprend de rassembler les faits épars de rupture du
cœur qui ont été publiés, on est étonné d'en voir le grand nombre, habitué que l’on est à entendre dire que ces accidents sont extrêmement rares. Les violences extérieures, sans atteinte
à RUPTURE SPONTANRE DO COUR.
directe au cœur, ne peuvent être niées comme agent de rupture. Mais auprès d'elles il est des faits qui pourraient faire penser à la possibilité de la rupture spontanée non précédée d'une altération de tissu du cœur, car il est des cas dans lesquels ce tissu présente, à l'endroit de la rupture, tous les caractères de l’état sain, et où l’état antérieur des sujets n’inspire pas l’ombre d’un doute sur cette intégrité.
11 ne faut pas s'étonner s’il règne encore de l'obscurité sur quelques-unes des questions que nous allons aborder dans le cours de ce travail; l'étude du sujet peut être considérée comme récente; car, si les anciens eurent quelques connaissances sur les ruptures du cœur, ils ne nous les ont pas transmises.
Harvey est le premier qui en ait fait connaître un exemple.
Le siècle qui suivit l’époque du grand physiologiste anglais n’en procura qu’un petit nombre. La première moitié du dixhuitième siècle fut plus féconde et la deuxième vit un certain nombre d'auteurs recueillir les faits publiés et fixer la science en un point qu’elle n’a guère dépassé depuis. On n’a pas cessé néanmoins d’avoir l'attention éveillée sur ce sujet et les recherches d'anatomie pathologique accomplies dans ce siècle ont permis d'étudier toutes les variétés que les ruptures du cœur peuvent présenter.
Les cas de rupture rapprochés les uns des autres suivant leur degré d’affinité ont permis de diviser ces ruptures en deux grandes classes : La première, Rupture par suite de violences extérieures ; la seconde, Ruplure spontanée sans traces de violences extérieures et due probablement à une maladie du myocarde.
C’est de ces dernières que nous nous occuperons plus spécialement.
Nous diviserons cette étude de la façon suivante :
1 k ss
Apereu 1 nt de et ie rapports Cotoctits entre
LE péri ricarde et son contenu.
Sont Exposition au mode probable da ruptures Ra des parois cardiaques. Fe
JT. Anatomie pathologique.
IV. Examen des principales théories émises sur ces rupures. ve Observations.
ENT Conclusions.