LE PÉRICARDE ET SON CONTENU
« Le cœur, organe d’impulsion de la masse sanguine, cst
un muscle creux situé dans le médiastin antérieur, entre les
poumons qui s’écartent en avant pour le loger et le diaphragme sur lequel il repose par sa face inférieure ».
Le péricarde, sorte de poche fibro-séreuse, entoure le cœur de toutes parts. La partie inférieure du péricarde adhère
intimement avec le centre phrénique du diaphragme et fixe
ainsi d'une manière immuable le cœur qui sans cela serait mobile dans la poitrine.
Les gros vaisseaux forment au cœur un pédicule auquel 11
est suspendu.
Le cœur est formé par la réunion de deux moitiés semblables, l’une droite ou veineuse, l’autre gauche ou artérielle.
Les parois gauches sont bien plus épaisses que les parois droites. | me
La longueur du cœur varie de 9 à 10 centimètres et son poids de 200 à 250 grammes. e
Après ces notions succinctes d'anatomie descriptive, nous allons maintenant décrire très brièvement la structure des fibres cardiaques. Cette structure nous paraît avoir une certaine importance pour l'étude que nous entreprenons.
Le cœur est un muscle creux, qui, bien que non soumis à l'empire de la volition est formé de fibres musculaires striées
He peu plus fines cependant que 1e fibres musculaires ordi- .
Ces fibres offrent un caractère spécial, elles sont ramifiées et anastomosées entre elles par de petites branches transversales | ou obliques. Le but de ces anastomoses serait d'assurer une a = contraction plus instantanée, plus uniforme du cœur.
| Réduite à sa plus simple expression, la structure du cœur se | compose essentiellement :
Fe 1° De parties denses, résistantes, nature fibreuse, au nombre de quatre, de forme annulaire, ce sont les anneaux fibreux du CŒœUr ; > 2 De fibres musculaires qui S ‘attachent à à ces anneaux par leurs extrémités. 1 7 __ 8° De vaisseaux, nerfs et tissu conjonctif ; | 2 4 De membranes séreuses au nombre de deux : endocarde, : péricarde. | ; Nous ne nous étendrons pas davantage sur la disposition des __ fibres cardiaques. Qu'il nous suffise de reproduire les descriptions de Lower et de Winslow qui semblent résumer très exactement des idées que l’on partage encore de notre temps. Pour Lower : « Toutes les fibres musculaires du cœur forment des anses dont une branche s’insère à la circonférence externe des anneaux fibreux, tandis que l’autre se fixe à la circonférence interne ». M ; = Pour Winslow : « Le cœur est composé de deux sacs muscu- | leux rénfermés dans un troisième sac également musculeux ». de Nous ne parlerons que pour mention des vaisseaux, des lymphatiques et des nerfs. |
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2 ; Se NE $ re Sin | : pets Rs EXPOSITION DU MODE PROBABLE DE RUPTURE SPONTANÉE NES re At DES PAROIS CARDIAQUES | | È ae ; . Are es PTE sx ; ue PRICE - Sur une statistique de 202 ne de a. subite, ona trouvé ASS que la mort avait eu lieu 33 fois par rupture du muscle Chr je es. diaque. | UT “TR Ces 33 ruptures se décomposent à aol: E-TEeN en MOVE ï Ruptures du eh die ie A IC RE | se AS ‘Ruptures du-véntricule droit, + «4: 2. PPS LR CS pe Et Ruptures de l'oreillette droite. STATE OERE el Re 3 ni Re 5 Ruptures de l'oreillette gauche. . . . . ....... Fes Fa Dr ER È Rupture des deux ventricules. . . . . .. Nes ARE a M iQ . <è Rupture de l'oreillette et du ventricule droit. + : 4 FE tæ : x OA û Dans ce tableau, nous voyons aie Je ne gauche, quoique bien plus épais et plus résistant que le ventricule à droit, semble être le siège de prédilection de la rupture (@5rup- . tures du côté gauche contre 3 à droite). Le degré de résistance de semble être le même pour l'oreillette droite et pour le ventri- | ne à cule droit. | ae : ne.
L'oreillette gauche n’a pas . trouvée ronpue dans cette | statistique. | ; - e ÿ 25 Les ruptures spontanées du cœur peuvent être Hi en ee
complètes ou incomplètes. Les premières sont de beaucoup les
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= S Et : + Br) 19 —
plus fréquentes. Les différents points des parois cardiaques peuvent être atteints de rupture.
On peut considérer : |
1° Les ruptures des parois ventriculaires et auriculaires ;
e° La rupture de la cloison interauriculaire ou interventriculaire; sn
3 Les ruptures des muscles papillaires et des tendons des valvules ;
4 Les ruptures des vaisseaux coronaires.
- Les ruptures complètes des parois qui mettent en communication les cavités cardiaques avec la cavité du péricarde sont les plus graves et paraissent les plus fréquentes.
Il y a quelques années, on adrmettait encore sans aucune discussion qu’il pouvait y avoir des ruptures spontanées des
parois cardiaques, sans altération préalable de leur tissu.
Aujourd’hui, grâce au microscope, on est parvenu à trouver
dans le tissu musculaire des altérations et des dégénérescences que souvent l'œil laisse échapper à l’autopsie. En admettant que les parois saines du cœur ne peuvent se rompre sans altération préalable, 1l est facile de comprendre que toute circonstance, toute modification altérant leur résistance et en faisant un /ocus minoris resistentiæ devient une cause de rupture. Un grand nombre de causes peuvent amener la rupture des parois cardiaques. Ce sont : la myocardite, la transformation fibreuse des fibres musculaires, la dégénérescence graisseuse de ces fibres, des anévrysmes, des abcès, des kystes, etc. Mais, de toutes ces causes, les plus fréquentes sont certainement la dégénérescence graisseuse et la granulo-vitreuse de Zinker. Quain sur soixante-huit cas à trouvé vingt-cinq fois la dégénérescence graisseuse.
Dans les cas d’altération des artères coronaires, la dégéné-
rescence graisseuse est presque fatale. Tachard a même tout