ANATOMIE PATHOLOGIQUE
EL Le siège de prédilection des ruptures spontanées est le ven- tricule gauche. Les ruptures siègent aussi souvent à la base qu’à la pointe, mais le plus souvent elles siègent à la face anté- ‘FE rieure de l’organe, dans le voisinage de la cloison et vers la ue È __ __ partie médiane de la cavité lésée.
À l’autopsie, le péricarde est le plus souvent distendu par ue a. Lee une quantité considérable de sang. Ce sang à l’ouverture de la HS ___ poche péricardique s'écoule, laissant apercevoir le cœur sou- k vent recouvert de nombreux caillots sanguins. | Le cœur en ayant été débarrassé, on aperçoit presque tou- + où jours sur sa face externe la trace de la lésion. Mais, c’est sur- ES | tout après l’ouverture du cœur et l'inspection minutieuse des +4 cavités que l’on reconnaît facilement les sièges des déchirures. à A È : On découvre alors qu'il y a deux orifices ou mieux deux fis- RSS sures dont la direction est en général parallèle à celle des fais- | ceaux musculaires. | Eee ds “Mais, les muscles papillaires ou colonnes charnues du cœur 13 : __ offrent quelquefois, à cause de leur disposition enchevêtrée, PU : : une grande difficulté pour découvrir l'orifice interne de la D lésion. Celle-ci est la plupart du temps de dimension beaucoup moindre que l’externe. Sa direction est des plus irrégulières et des plus variables. Elle peut s'étendre en longueur depuis quel- ques centimètres jusqu’à la déchirure totale de toute la cavité 1 losée:
Les bords en offrent un aspect des plus intéressants, ils sont frangés, déchiquetés, offrant quelquefois des ecchymoses.
On a cherché à s'expliquer de bien des manières la cause de la différence d'aspect des deux orifices.
On a invoqué pour les besoins de la cause un grand nombre d'explications.
Blaud admet que la rupture se fait de dehors en dedans. Une seconde théorie, compare l'issue du flot sanguin à travers les parois déchirées, à celui d’une balle et trouve tout naturel que l’orifice de sortie soit plus large que l’orifice d'entrée, dans un cas comme dans l’autre. |
D'autant plus que, par suite de la contraction cardiaque exagérée, l’ondée sanguine acquiert une force qui lui était inconnue jusque là.
Il y a rarement correspondance des deux orifices, car le trajet est le plus souveut oblique et sinueux.
Parfois on à trouvé une seule ouverture interne et deux ouvertures à la périphérie.
La plupart du temps, les parois du cœur ne sont rompues qu’en un seul endroit, mais, il n’en est pas toujours de même, et Ollivier, dans un relevé, a trouvé que sur 49 cas de rupture du cœur, il y avait 8 fois ruptures multiples.
Dans une observation due à Morgagni, le ventricule gauche était rompu en trois endroits.
Portal relate un même fait.
Sur un cœur vu par Andral la paroi postérieure du ventricule gauche offrait cinq perforations oblongues.
Blaud à trouvé cinq déchirures, dont deux pénétraient dans chaque ventricule, tandis que deux autres n’intéressaient que les plans les plus superficiels du ventricule gauche et une cinquième également non pénétrante existait sur le ventricule droit.
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