‹ Considérations sur un cas d'exophtalmie dite «maligne» après thyroidectomieChapitre 15 sur 41 · GB · texte numérisé non relu

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10 % de lymphocytes.

12 %, de monocytes.

= 78 % de polynucléaires neutrophiles.

Urée : 0 gr. 33.

Cholestérol : 1 gr. 60.

Bordet-Wassermann : négatif.

Urines. — Le 13 février 1948 :

albumine : 0 gr. 50, nombreux leucocytes, Kastel Mayer : positif.

Le 28 février 1948 : urines normales.

Métabolisme basal : à — 18 %.

Test d’Aron n’a pas été pratiqué.

- Radiographie :

- Jo De la selle turcique, a montré que celle-ci est petite et fermée. Les apophyses clinoïdes postérieures sont recourbées en avant et en bas.

20 De l'orbite droite, permet d'éliminer toute hypothèse tumorale.

En résumé. — Exophtalmie bilatérale persistant après thyroïdectomie, pratiquée en 1946. Elle présente à droite des caractères de malignité : œdème palpébral, ulcérations cornéennes récidivantes,

baisse de l’acuité visuelle.

A gauche, signes banaux d’exophtalmie, sans caractères de malignité. Le métabolisme basal est à moins 18 % de sa valeur normale.

Evolulion.

Le 29 février 1948, on institue un traitement à l'Yohimbine. À jour passé, la malade reçoit 10 mmg. d'Yohimbine en granulés. Les jours intercalaires, on injecte dans les veines 10 mmg. de

Gynimbine Houdé. Elle reçoit ainsi, du 29 février au 13 avril :

— 60 centigrammes d’Yohimbine intraveineuse, =— 70 centigrammes d'Yohimbine per os,

soit au total 1 gr. 30.

Le 10 mars, une nouvelle exophtalmométrie montre que les chiffres n’ont pas changé. On pratique une infiltration du ganglion cervical supérieur droit, qui ne détermine qu’un certain degré de myosis et de ptosis.

Le 14 mars, devant l’inefficacité de cette thérapeutique, on l’arrête et on envisage, d'accord avec M. le Professeur REBOUEL, un traitement radiothérapique, portant d’une part sur la région orbitaire droite, et, d'autre part, sur la région hypophysaire. Avant de le commencer, la malade suit quelques séances de galvanofaradisation iodée de la région thyroïdienne.

Le 25 avril, au cours de son traitement radiothérapique, la mesure de l’exophtalmie est strictement la même. Bien plus, on note une poussée œdémateuse avec chemosis et rougeur de la conjonctive, œdème palpébral plus marqué, congestion cornéenne et deux petites ulcérations de la cornée. On obtient la régression avec un traitement local {collyre à l’atropine, pommade à l’aristol).

Le 30 avril, on cesse le traitement radiologique. La malade a reçu 600 R. au total, sur les deux champs pariétaux droit et gauche. Les séances étaient assez espacées, 50 R. tous les trois jours. A ce

moment, l’ulcère cornéen s'est considérablement amélioré. Il est en voie de cicatrisation.

Le 10 mai, la malade sort de la salle. L'ulcère cornéen a disparu. Toute trace de poussée s’est effacée. Subjectivement, la malade ne perçoit plus de tension intraoculaire.

Son exophtalmie demeure cependant plus marquée à droite qu’à gauche.

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