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— Le muscle de MULLER, oculo-palpébral, tapissant la face profonde du releveur de la paupière supérieure.
— Le muscle de LANDSTRON, cylindrique, s'étendant sur la moitié antérieure du globe, comprenant des fibres trans\ersales et longitudinales.
Cet appareil musculaire régit la protrusion du globe oculaire: II fonctionne encore après section de tous les muscles striés moteurs et après l’énucléation du globe oculaire.
La contracture du muscle de MuLLer expliquerait de son côté, certains signes oculaires accessoires, comme le signe de STELLWAG et les asynergies oculo-palpébrales.
Expérimentalement, cet appareil de protrusion présente une sensibilité élective à certains poisons sympathicomimétiques, et cet effet est indépendant des autres phénomènes déclenchés par l’excitation générale du sympathique et en particulier, de son effet hypertenseur.
D'autre part, cet appareil présente également une indéperdance indiscutable vis-à-vis de l’appareil papillaire : alors qu'une injection d’éphédrine produit, chez le chat, une exophtalmie avec mydriase, comparable à l’exophtalmie provoquée par l’excitation du sympathique, une injection de pilocarpine fait disparaître la mydriase alors que l’exophtalmie persiste. On peut donc réaliser expérimentalement une exophtalmie considérable avec myosis, en injectant successivement des drogues sympathicomimétiques et des drogues myoliques. Cet « œil basedowien expérimental » ainsi obtenu est tout à fait comparable à celui de l’exophtalmie basedowienne habituelle. Localement on constate:
— Une fréquente inégalité de protrusion d’un œil par rapport à l’autre.
— Une légère divergence des globes (cette divergence expérimentale pourrait, expliquer le signe de MoEBius).
— Un élargissement transversal du globe : en clinique, l'élargissement de la fente palpébrale (signe de SrELLWAG)