‹ Considérations sur un cas d'exophtalmie dite «maligne» après thyroidectomieChapitre 33 sur 41 · CRITIQUE DE LA CONCEPTION CLASSIQUE · texte numérisé non relu

CRITIQUE DE LA CONCEPTION CLASSIQUE

Aussi séduisante qu’elle paraisse, malgré des arguments cliniques et expérimentaux de valeur, cette théorie ne peut cependant expliquer certains faits.

Il est bien difficile, tout d’abord, de dénier à ces deux états cliniques des liens de parenté. Elles sont toutes deux bilatérales, elles ne s’accompagnent, ni l’une ni l’autre de mydriase, elles coïncident toutes deux avec des troubles thyroïdiens.

D'autre part, l’exophtalmie maligne n’est pas toujours la complication post-opératoire tardive d’une maladie de Basedow guérie. Elle survient parfois au cours de formes pleinement évolutives de la maladie, à un moment où l’hypothyroïdie ne peut, en aucune façon, être invoquée. OFFRET a ainsi observé une poussée d’exophtalmie maligne coïncidant avec une période d’aggravation de la maladie.

Comment expliquer aussi l’existence d’exophtalmies résiduelles de type basedowien banal après thyroïdectomie ?

En outre, il est souvent difficile de faire le départ entre les exophtalmies typiques, absolument sèches, celles qui ont un

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