‹ Considérations sur un cas d'exophtalmie dite «maligne» après thyroidectomieChapitre 34 sur 41 · MENT VIA · texte numérisé non relu

MENT VIA

léger chémosis blanc, celles qui présentent une bouffisure

palpébrale discrète, et celles qui s'associent à un œdème vrai, Il semble exister de nombreuses formes de passage entre ces deux types extrêmes ; l’exophtalmie maligne avec œdème

-monstrueux et l’exophtalmie simple, exempte de tout infiltrat

cellulaire. Notre observation en est un exemple particulièrement probant. D’évolution très maligne à droite, elle garde les caractères basedowiens simples à gauche. Faut-il admettre une théorie différente pour chaque œil ?

Cest pourquoi quelques auteurs adoptent une théorie uniciste. Si les explications de BASTENIE, dans un article récent, ne nous paraissent pas très probantes, nous accueillerons plus volontiers la théorie de MaHAUux. D’après ce dernier, les exophtalmies seraient toujours d’origine hypophysaire.

1. Au cours de la maladie de Basedow, la combinaison « thyroxine /substance thyroxinoffine de la thyréostimuline » activerait les centres nerveux. Elle provoquerait ainsi, entre autres signes, l’exophtalmie habituelle par son action directe sur les centres exophtalmiants diencéphaliques, qui paraissent admis à l’heure actuelle, et dont nous avons déjà décrit les voies centrifuges. |

2. Après thyroïdectomie, en l'absence de thyroxine, la thyrostimuline continue à être libérée dans l'organisme où elle finit par entrainer les troubles métaboliques que nous avons déjà envisagés, créant ainsi l’œdème orbitaire probablement par action directe, sans recours à l’intermédiaire diencéphalique. Nous retrouvons ici l'hypothèse classique de l’origine hypophysaire de l’exophtalmie maligne, qui n’est contestée par personne.

Cette théorie est donc uniciste par le fait qu’elle ramène les deux grandes formes d’exophtalmie à une origine hypophysaire. Elle est intéressante également parce que, dépassant le cadre de la simple exophtalmie, elle rejoint le problème de l’origine hypophysaire de la maladie de Basedow. Mais ces

considérations dépassent la limite de notre sujet,

Page 1