‹ Considérations sur une Épidémie de DiphtérieChapitre 21 sur 22 · ONE · texte numérisé non relu

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Aucun mal à la gorge ne doit donc être négligé par celui qui en est atteint; mais il est une règle de prophylaxie générale qui devrait être admise :

En temps d’épidémie diphtérique, le gosier de tout enfant arrivant à l’école devrait être inspecté chaque jour par le maître ou la maitresse, qui renverrait chez eux ceux portant à la gorge quelque chose d’anormal.

Ce serait un peu long, mais mieux vaudrait cela que fermer les écoles et Jeter à la rue des masses d'enfants sans surveillance et sans soins.

Enfin, et ceci S’applique non-seulement à Ja prophylaxie de la diphtérie, mais à celles des maladies contagieuses en général, il faudrait rendre plus simples encore et répandre à profusion les instructions du Comité consultatif d'hygiène publique de France. Modifier, pour le rendre plus facilement applicable, l'article 15 de la loi du 30 novembre 1892, en imposant au médecin la seule obligation de donner à la famille le certificat de maladie, en laissant à celle-ci le devoir et le soin de la déclaration à la mairie : ilest pénible au médecin de ne pouvoir promettre à un honnête homme atteint d’une des maladies visées par la nomenclature, la discrétion sur laquelle un malfaiteur, quelque criminel qu'il soit, a le droit de compter.

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