‹ Consolations à ceux qui pleurent au Trésor des malades [microforme]Chapitre 51 sur 89 · PRIÈRE DEVANT L'AUTEL · texte numérisé non relu

PRIÈRE DEVANT L'AUTEL

Je viens à vous, Ô mon Dieu! plein de larmes et de sanglots, répandre ma douleur sur la voie de vos douleurs divines !

Ah ! je sens maintenant que le Calvaire et votre croix sont le rendez-vous de toutes les souffrances, et que là seulement se trouve la consolation ! C’est peut-être pour me le faire comprendre que vous m'avez affigé, Seigneur, et que vous avez porté dans mon âme la désolation et le deuil.

Hélas! j'avais un père, un frère, une épouse, un fils, un ami, etc., qui faisaittout mon bonheur en ce monde,et possédait toute ma tendresse! La mort me l'a ravi, etilne | me reste après cette perte, que pleurs et tnistesse profonde. Ah! mon affliction, Ô Dieu! serait du désespoir, si je ne pensais à votre croix, à vos douleurs, à votre |

volonté souveraine, au jour de votre éternité! Gravez, Seigneur, sravez toujours plus profondément dans mon cœur, ces consolantes pensées, qui seules peuvent adoucir mon amertume! Faites que méditant vos souffrances, et mêlant mes larmes à votre sang, je sente naître dans mon âme le calme et la résignation! Faites que, songeant à la vie d’immortalité où vous devez nous réunir tous un jour, j'y suive en esprit celui qui m'y a précédé, et appelle chaque jour de mes vœux l'heureux instant où il me sera donné de le retrouver.en vous ! Faites enfin qu’adoant vos éternels décrets, je m'écrie dans ma tristesse comme votre serviteur Job :

Le seigneur me l'avait donné, le seigneur me l’a enlevé, il a été fait selon sa volonté sainte ; que son saint nom soit à jamais béni! (1) ”

(1) Dominus dedit, Dominus abstulit; sicut Domino placuit ità factum est : sit nomen Domini benedictum.. Job., ch. 1, v. 21.

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