NÉ A RUFFEC (CHARENTE), LE 6 SEPTEMBRE
Capitaine au 1" bataillon de la Charente, le 17 octobre 1791.
Aide de camp du général Léchelle, le 22 août 1793.
Adjudant-général chef de bataillon, le 6 février 1794.
Adjudant-général chef de brigade, le 13 juin 1795.
Chef de la 82* demi-brigade, le 15 juin 1801.
Destitué le 10 août 1802.
Réintégré et admis de nouveau au traitement de réforme.
Envoyé au grand quartier général de l'armée d'Espagne, le 4 novembre 1808.
Chef d'état-major de la division Heudelet au deuxième corps de Tarmée d'Espagne, le 10 janvier 1809.
Général de brigade, le 6 août 1811.
Employé au V corps de la Grande Armée, le 22 janvier 1814.
Mis en non-activité, le 19 octobre 1815.
Commandant la subdivision de la Charente-Inférieure, le 6 août 1830.
Commandant la subdivision de la Loire-Inférieure, le 31 juillet 1831.
Retraité le 11 juin 1832.
Décédé le 24 mars 1834.
Campagnes : 1792, 1793, ans II, III et IV aux armées du Nord et du Rhin; an VII et VIII aux armées d'Angleterre et de TOuest; 1808, 1809, 1810, 1811, 1812 et 1813, aux armées d'Espagne et de Portugal; 1814, en France.
Les soussignés attestent que le chef de brigade Pinoteau a constamment refusé de réprimer les discours séditieux tenus par des officiers du corps dans les cafés ou lieux publics; qu'il les a lui-même excités en répandant le bruit que le Gouvernement
allait être anéanti; à son retour de Paris, il a répandu publiquement que les finances étaient absorbées, et que la troupe ne pouvait espérer de paiement. Il a envoyé des officiers dans les casernes pour surveiller les démarches de leurs camarades et exciter les soldats à partager ses principes funestes à TÉtat.
Le citoyen Muller a dit en plein café qu'il ne serait pas étonnant que Ton battît bientôt la générale. Il a dit encore publiquement qu'en cas d'arrestation de lui ou du chef de brigade il prendrait les drapeaux, se rendrait à Saint-Cyr, et attendrait ainsi la suite des événements.
(Suivent les signatures du chef de bataillon Gouloumy et de plusieurs autres officiers.)
EXTRAIT D UNE LETTRE DU PREFET D ILLE-ET-VILAINE AU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR
Rennes, 30 thermidor an X.
... J'ai vu le capitaine Maffran. Il dit que Pinoteau a fait tous ses efforts pour exalter les soldats contre le Gouvernement, et déclarait compter sur le général Bernadotte avec lequel il ^tait en correspondance.... Maffran recommande de veiller sur les officiers réformés qui se trouvent encore à Paris et qui ont déclaré en sa présence qu'ils attendaient un "grand coup, et que tout se concertait à cet égard dans les loges maçonniques.