‹ Constantes Physiques de l'UrineChapitre 3 sur 31 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Sous cette dénomination, je me propose de passer en revue

dans autant de chapitres distincts :

La densité, L’extrait urinaire, Le coefficient dela dilatation,

L'indice de réfraction,

en m’efforçant de donner à chacune de ces questions un déve-

loppement proportionné à son importance pratique.

En passant, je relaterai dans un cinquième chapitre, quoique encore fort incomplètes, quelques déterminations sur la cohésion de l'urine et sur les qualités des gouttes que ce liquide

fournit.

Enfin, dans un sixième chapitre, je formulerai le résumé et les conclusions de ce travail. Celui-ci n’est, du reste, que le commencement et l’état actuel d’un travail plus étendu en cours d’exéculion et que je complèterai ultérieurement,

Quand il s’agit d’un corps chimique bien spécifié, rien de

plus simple que la définition des constantes physiques : on les

rapporte à la substance pure; on les détermine avec toute l'exactitude possible. Les nombres qui les représentent sont des caractéristiques que l'on peut ensuite utiliser pour individualiser les corps, s'assurer de leur pureté, apprécier leur degré d’impureté, procéder même quelquefois à de véritables dosages, etc.

Mais l’urine est loin d’être un corps chimique, c’est au contraire un mélange des plus complexes, dont la composition, même à l’état normal, n’est point immuable, sinon, en général dans la nature, du moins dans la proportion des éléments constituants. Or, toute variation dans la composition qualitative ou quantitative de l'urine doit avoir pour conséquence une variation concomitante des constantes physiques du liquide, Aussi, pour établir ces constantes avec un certain degré d'utilité, importe-t-il de partir d’un état moyen de l'urine pris pour état normal. On compare alors dans chaque cas particulier les nombres qui représentent les résultais des mesures que l’on a effectuées aux nombres qui caractérisent l’état normal. Des différences constatées, on cherche ensuite à remonter aux causes de ces différences, en se gar-

dant prudemment contre toute extrapolation exagérée.

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