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VA DENSITÉ

Généralités. — Division de la question

Parmi les constantes physiques de l’urine, la densité est celle dont l'application pratique est la plus immédiate.

On l'utilise couramment en effet pour l’évaluation approximative de l'extrait urinaire et on conçoit sans peine qu’on pourrait en tirer parti pour le dosage approximatif de tout principe solide que lPurine contiendrait, anormalement, dissous en proportion suffisante.

C’est au reste, ce qui a été tenté avec plus ou moins de succès pour le glucose et pour l'albumine.

Le terme densité devrait toujours correspondre à une idée parfaitement nette et précise. Or, il suffit de consulter les

traités courants d’urologie, pour se convaincre qu’il en estrarement ainsi.

La densité étant fonction dela température, il convient dela déterminer à une température conventionnelle ou de ramener à cette température, par une correction, les déterminations faites à d'autres températures. C'est une condition nécessaire pour que les résultats puissent être rigoureusement comparables. Or, si les traités d’urologie s'accordent à dire qu’il faut ramener à 15°, par exemple, les indications de tout uromètre qui a été gradué pour cette température, ils sont généralement muets sur la nécessité qu’il y a pareillement de ramener à la température conventionnelle toute densité prise à une température différente de celle-ci, quel que soit d’ailleurs le procédé que l'on ait employé. Pourtant, la correction à faire subir à une densité prise à t’ par la méthode du flacon, parexemple, pour la remener à 15°, est supérieure à la correction à faire subir, pour les mêmes limites de température, à l'indication fournie par un uromètre. Car le terme correctif comprend, dans le premier cas, le coefficient de dilalation absolue de l'urine, tandis que, dans le second cas, il ne comprend que le coefficient apparent de ce liquide.

Des données numériques absolument certaines manquent du reste, même quand il ne s’agit que de faire subir aux indications d’un uromètre les corrections relatives à la température. Pour ces corrections, en effet, on renvoie généralement à deux tables dressées par Bouchardat, l’une pour les urines non sucrées, l’autre pour les urines sucrées, ou bien on indi-

que, d’après certaines observations de Siemon, d'ajouter à l'indication de luromètre le terme correctif 0,339, dans lequel 6 est la différence, positive ou négative, entre la température de l’urine au moment de l’observation et la température conventionnelle. Or les tables de Bouchardat sont insuffisantes et le coefficient de Siemon est généralement inexact.

sidi

Les procédés d’ailleurs les plus préconisés pour prendre la densité d’une urine sont celui du flacon, celui de la balance aréothermique et celui de l’uromètre.

Dans l’espèce, je me propose :

1° De rappeler le sens précis qu’il convient, avant tout, d’attacher au mot densité ; |

2° D'’étudier expérimentalement les variations de la densité en fonction de la température et d'établir ainsi les données numériques qui permettent de ramener aussi exactement que possible à une température conventionnelle toute détermination faite à une température quelconque;

3° De critiquer le procédé urométrique ordinaire et d’appeler l'attention sur celui que Lohnsiein à décrit et préconisé dans j’Allgemeine medizinische Centralzeitung, 1894, n° 31;

4 D'’exposer les déductions que l’on peut tirer de la densité relativement à l'urine normale, à l'urine diabétique et aux

urines albumineuses.

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