‹ Constantin le GrandChapitre 38 sur 46 · SOCRATE IT ET · texte numérisé non relu

SOCRATE IT ET

Pourtant Constantin n’entendait renoncer, à aucun degré, à la foi de Nicée; mais Arius lui écrivait en son nom et en celui de ses disciples : « Si telle n’est pas notre foi, si nous ne reconnaissons pas véritablement le Père, le Fils et le Saint- Esprit, comme toute l’Eglise catholique et les Saintes Ecritures les reconnaissent, que Dieu soit notre Juge » !. Et la langue grecque, si précieuse pour définir la foi catholique, se prêtait aussi à toutes les retouches. Un changement de lettre faisait du Christ un être en devenir, au lieu du Verbe Eternel ?. Constantin ne pouvait pas comprendre ces pêcheurs en eau trouble ; il ne savait pas que leur but était anti-chrétien. I1 ne parlait pas le grec. Mais il n’eñt pas condamné Athanase, sans raisons. [l avait de bons serviteurs comme cet Ablavius, préfet du prétoire, catholique, ami d’Athanase que Constance IT fit massacrer aussi-. tôt après la mort de son père.

Ablavius avait obtenu une première fois le retour de son ami et une lettre impériale qui permit à Athanase, promu évêque d'Alexandrie en 328 %, de visiter la Thébaïde en 329-330, la Pentapole et les Oasis en 331 et 332 et la Basse-Fgypte en 333-

334 *. | De pieux solitaires vivaient dans la Thébaïde, tel saint Antoine, l’homme de la foi, l’homme

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