‹ Constantinople et l'Égypte: avec un frontispice et une carte géographiqueChapitre 5 sur 39 · HABITANTS DE CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

HABITANTS DE CONSTANTINOPLE

Parier d^ l'extérirar de Gonstaiitiiiople) de ses àmx mers, de son ciel, de son Sérail, de ses monnine&ts, de son commerce, de son industrie, et ne rien diie des étrangers qui habitent cette rille, serait, à mon aris» une chose impardonnable. Il est donc de mon devoir de leur consacrer quelques pages de ce volume.

Les capitales de l'Europe, en général, contiennent une population homogène: tous leurs habitants ont un langage, des mœurs et des habitudes qui le^r t&at presque attribuer k même origine. Constantinopie n'dfre pas le même aspect. Lea nations différentes qui virent dans son aein ont toutes conservé un caractère parti-*

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culier; et le peuple vainqueur n'ayant pu, à cause de son code religieux, se fondre avec le peuple vainca, ils habitent la ville, comme des étrangers habitent une auberge. Cette anomalie, au reste, date de sa fondatioa.

D'une ville grecque, G)n8tantin avait voulu faire une cité romaine; mais les mœurs romaines ne purent jamais transformer les habitudes des Byzantins; la langue grecque s'y conserva toujours, et devint même la langue de l'empire. Arcadius, le fils et le successeur de Cons* tantin, faisait déjà composer des inscriptions dans les deux langues sur l'obélisque érigé à la mémoire de son père. D'ailleurs, le christianisme, à son début, se servit du greci de piéférmce à tous les autm iai^afss* Aussi les monogranmies du Christ, que les premiers successeurs de Constantin firent graver sur leurs monuments ou sur les monnaies, étaient en langue grecque.

Enfin, à cette époque de la vie de Rome, les forces de r«a}nMf p6ur ftattvt^gHrder loué Im iMoeèts <{ai vivaient acms tuyf o t wl ip»» étàielit oUifées die se diviseï^. Il deni i fci e îi iMimlMtaUe ^e k ttolente freoqfve était ap» priée.àéiVMir pltis tard lé pcrât «à taas les éléfiiMts i«tilall^«lê <k l'MCMki «MbÂe de vaMil m imxdr*

La langue latitts élMl k liki§M i^Utique el admuue-* tMim ^|M RotM «tait UnpMéf ant nMiMs soumises à SM armes. Im]^ttksaiiie nkm a servir k dottrioe cfaré^ tteaftev fiiroe t|u« àea ^éâieékaît eaimtkUeiiiftnt pmpre à ^M^ l'alfttorifté^ e'eiA^à^dîm k fait aoeeQq;>h\ elle II» iiMvfttt m prêter à Mtvir wa^ idlîgtoQ^i^ à sea dél»H% s'i(p|iiay wt tar l'tkstie»c»è»eiiiatPattl^ tteaiveai

^fst^ ylM taiii coMMlpatlte D^iMM «lU fili; mmHI Al fiwréë éaM la fenîiei la litagM ktiiiè dut ètte un ià»^ 4nlmbBt BNihrtîllettx dâni les maihk du ohrittiaDisnM | BMâï m ne fut qu'au smÉitât ^ k teètristmiimiQ tom'» uitBfa à éevtfmt* lia pwiHMr dant l'Etal^ aloré <{U6, dégagé ée la théom et de la syndiMe, et ipièe «fuît trayeMi la pheke hârafique dil nyurtyte» ii i'a);)puya eut la pourpn et l'^fiée dea Oésara. Tubteiéis^ ataut d'arri* ifer à uutte i^tba^ il derètt aéeeesaiimeut trafureelP la yhàie dea liéréiîesi et eUek f furent bfea autffiieutda» gsreuiee que teutea tolka qu'il teueo&tra detiuia»

La kkigub greeque le aervit à peint à ByzaBbeii lAab lÉMMÎ eU^ lé ittélla^ plue que daue toute autie tîUê» il en 68t ainsi dea wstruuMiiia éneigîqueai €'eat de GonateutlMple» bien phn que de Rànei qtie pa#tâ* rènii M BlibÉlanee du ItoôîaB^ pÉeaque tôttel lea Ufé» lîea q«M le DadMdiciattiè ^t 4 eMnbattre dana fa adta« L^BflHit Uûiiiyeaiu qie le chriatitetaHik atir^aitt et doûl il eâeMfagèaît k «^Teltev aTait beeeiu du g6me de la Gfèeei d» €e|;éBJe merfeîlklix, ff^V^ ^ (^^M krf fihrta d'étoquemM el à <toutea lea aublilitéa delà taiétapiijraîque«âi| etteîelleriAMit^ kt Rome pataécienne éeur» bait ^eietteiaent le firent devant un pagasÀulie lAû^ tiiié> 4 Tottiiiiude eea Villas ieua lea portiquea deraM t)iaiàb6t amée de aeai admindile dialtotîfuet elle en 9êl^ pa(t le ettlte dâkia la çeneetènee puUiqbe*

im deeMinea du aaonde aiieieni) pfaïKt alseQpîea^ut imrteà aoua fa dentÙMitidn fùÊaûn»^ m iredi^eaeèrëitt ^and CMbatautiH» «bftftdonnrat là terre antique ^

m GONSTANTmOPLE.

Lalàm^ Tint, U canie du Christ en main, planter le hbarum juste à Tendroit où pouvait s'opérer la jonction morale entre TEorope et l'Asie. La langue latine dut plier sous Taction de la langue grecque, et d'au* tant plus rapidement que celle-ci était la langue que les beaux esprits de Rome parlaient avec le plus d'affectation, que les* orateurs du forum et des places publiques étudiaient ayec le plus de soin, et que les prosateurs et les poètes romains caressaient avec amour, dans ses nuances les plus délicates et les plus intimes. — Si la religion chrétienne eut besoin du dévouement pour entraîner les masses, elle eut aussi besoin de dialecticiefM pour convaincre l'aristocratie» C'était, il est vrai, la classe la moins nombreuse, mais elle était la plus redoutable en raison du pouvoir qu'elle avait dans ses mains et de l'instruction qu'elle possédait. L'étude de la langue grecque à Rome facilita cette conquête, et Byzance devint le point où gravitèrent, à jmrtir dn moment où Constantin y déposa le pouvoir suprême , les intelligences et les forces morales du grand empire. Aujourd'hui, Constantinople, indépendanmient des peuples que son commerce y attire, présente une population dans laquelle on peut reconnaître cinq nations bien distinctes par la religion, les mœurs et l'origine. Ces nations, sur lesquelles je jeterai un coup d'œil rapide, sont les Turcs, les Grecs, les Arméniens, les Juifs, enfin les Francs ou les Européens. Ces éléments si divers peuvent se réduire à trois catégories : d'abord les Turcs, maîtres du pays; puis les Grecs, les Armé«

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