MARIE. LA PAIX SOIT AVEC ELLE
Homié à U Méeque, oompoté d« 98 FcneU.
Au nom de Dieu dément et miêéricordieux.
c K. H. I. A. S. Le Seigneur se souvint de sa miséricorde envers son serviteur Zacharie,
c Lorsqu'il invoqua son nom dans le secret.
c Seigneur, dit-il, mon corps est tombé dans l'infirmité. Les cheveux blancs couvrent ma tète.
c Je n'ai jamais été malheureux dans les vœux que je t'ai adressés.
c Je crains ceux qui hériteront de mon rang. Ma femme est stérile. Donne-moi un Gis, et mefs le comble à tes faveurs. *
f Qu'il soit mon héritier; qu*il ait l'héritage de Jacob; et qu'il te soit agréable.
f Zacharie, nous t'annonçons un fils nommé Jean.
c Personne avant lui n'a porté ce nom.
f Seigneur, répliqua Zacharie, comment aûraî-je ce fils? Mon épouse est stérile, et je touche à la décrépitude.
« Il en sera ainsi. Ce prodige n'est point au-dessus de ma puissance , dit le Seigneur. C'est moi qui t'ai créé de rien.
« Seigneur, ajouta le vieillard, donne-moi un signe pour garant de ta promesse. Tu seras muet pendant trois jours, reprit l'ange.
« Il sortit du sanctuaire, et s'avançant vers les Hébreux, il leur faisait signe de louer Dieu le malin et le soir.
« Jean! lis les écritures avec ferveur. Nous lui donnâmes la sagesse dès sa plus tendre enfance.
e II eut la bienfaisance et la piét^ en partage. Juste envers ses parents , il ne connut ni l'orgueil , ni la désobéis*
• ■. il'' •• ^ '■ •■••■il sance.
<E La paix fut avec lui à sa naissance, à sa mort; elle l'accompagnera au jour de la résurrectioû, r
<i Célèbre Marie dans le Coran; célèbre le joujr où elle s'éloigna de sa famille, du côté de l'Orient.
« Elle prit en secret un voile «pour se couvrir, et nous lui envoyâmes Gabriel, notre esprit, sous la forme humaine.
4 Le miséricordieux est mon refuge, s'écria Marie : si tu le crains....
9 Je suis l'envoyé de ton Dieu , dit l'ange ; je viens fannoncer un fils béni.
« D'où me viendra cet enfant, répondit la vierge? Nul mortel ne s'est approché de moi, et le vice m'est inconnu.
< Il en sera ainsi , répliqua l'ange. La parole du Très- Haut en est le garant. Ce miracle lui est facile. Ton iQls sera le prodige et le bonheur de l'univers. Tel est l'ordre • du ciel.
« Elle conçut, ei elle se retira dans un lieu écarté*
c Les douleurs de l'enfantement la surprirent aupr&j d'un palmier, et elle s'écria : Plût à Dieu que je fusse morle^ oubliée et abandqnné^ des humains, avant ma conception !
« Ne t'afflige point, lui cria l'ange, Dieu a fait couler près
de toi un ruiçseaqv
t Ébranle Iç palmier, et tu verras tomber des datte$
mûres.
^ Maxime, bois, e3suie tes pleurs, et si quelqu'un t'inler- , roge
liprer» comme on devait l'espérer, elle n'a fait^'empirer dorant les dernières années.
c Les sojels chrétiens de S, M. le Sultan avaient reçn avec confiance et gratitade des promesses positives de réformes; mais ils en sont encore à attendre la réalisation pratique d'on espoir que les actes solennels du souverain et l'adhésion de l'Europe avaient revêtu i'wM double consécration.
c Les passions et les haines, bien loin de s'apaiser, ont pris une nouvelle animosité ; les actes de violence, les souffrances des populations, et, enfin, les. événements accomplis à l'occident de l'Europe et qui ont retenti dans tout l'Orient comme un encouragement et une espérance, ont achevé d'y porter l'agitation.
c D est évident qu'une pareille situation ne peut se prolonger sans péril pour l'empire ottoman et la paix générale.
€ Bmu cette conviction, après avoir, d'une ps^t, inutilement cbercbé i érJairer le gouvernement turc sur la gravité de cet état de choses, en lui cooupuniquant successivement toutes les inibr^ mations qui nous signalaient les abus commis par les autorités^ locales; après avoir, d'autre part, épuisé auprès des chrétiens tous les moyens de persuasion dont nous pouvions disposer afin de les exhorter à la patience, nous nous sommes franchement et loyalement ouverts aux cabinets des grandes puissances de l'Europe. Nous leur avons exposé la situation telle qu'elle résulte des rapports de nos agents ; l'imminence d'une crise, notre conviction que des représentations isolées , de stériles promesses ou des palliatife ne suffiraient plus pour la prévenir, et, enfin, la nécessité d'une entente des grandes puissances entre elles et avec la Porte pour aviser de concert aux mesures qui seules peuvent mettre un terme à cette situation dangereuse.
c Nous n'avons pas fait de propositions absolues sur la marche à suivre.-Nous nous sommes bornés à signaler l'urgence et & indi-^ quer le but.
€ Quant à la première, nous n'avons pas caché qu'elle ne OPQS
parajl admettre aucun doui^e^ 4 çomfomv mm àâ^
. « Le Seigneur reçut son offrande favorablement. 11 fit produire à Marie un fruit précieux. Zacharie la prit sôus sa garde* Toutes les fois^ qu'il Tallait visiter, dans son appartement retiré, il voyait de la nourriture auprès d'elle. D'où vous vient, lui demanda-t-il , cette nourriture? C'est un bienfait du ciel, répondit Marie. Il nourrit abondamment ceux qu'il veut.
€ Zacharie se mil en prières et s'écria : Seigpeur, ouvremoi les trésors de ta libéralité ; donne-moi un enfant béni , ô toi qui exauces nos vœux: l'ange l'appela tandis qu'il priait dans le sanctuaire.
A Le Très-Haut, lui dit l'ange, t'annonce la naissance de Jean l il confirmera la*vérilé du verbe de Dieu ; il sera grand, chaste et élevé entre les prophètes.
i D'où me viendra cet enfant, répondit Zacharie? La vieillesse m'a atteint, et ma femme est stérile. L'ange lui répliqua : le Seigneur fait ce qu'il lui plaît. Fais éclater un signe, reprit Zacharie, qui soit le gage de ta promesse. Tu seras muet pendant trois jours, lui dit l'ange. Tel sera ton signe. Souviens-toi du Seigneur , et célèbre ses louanges le soir et le matin.
c L'ange dit à Marie : Dieu t'a choisie, il t'a purifiée ; tu es élue entre toutes les femmes.
€ Sois dévouée au Seigneur; adore-le; courbe -toi devant lui avec ses serviteurs.
« Nous te révélons ces mystères. Tu n'étais point avec eux lorsqu'ils jetaient le bâton* sacré. Qui d'eux eût pris soin de Marie? Tu ne fus point témoin de leurs disputes.
f L'auge dit à Marie: Dieu t'annonce son verbe. 11 se nommera Jésus, le Messie, fils de Marie, grand dans ce monde et dans l'autre, et le confident du Très-Haut.
c II Tera entendre sa parole aux hommes depuis Te ber^ eeaa jusqu'à la vieillesse, et sera au nombre des justes.
€ Seigneur , répondit Marie , comment aurajs-je un fils ? Aaeon homme ne s'est approché de moi. U en sera ainsi ^ r^t TAnge. Dieu forme des créatures i son gré. Veot-it qii'une chose existe, il dit: Sois feite, et elle est faite.
c II lui enseignera l'Écriture et la Sagesse, le Pentateoqiie el l'Évai^ile. Jésus sera son eatoyé auprès des ^ifaots d'Ismaël. U leur dira : Les prodiges divins vous attesteront ma mission : je formatai de boue la figure d^un eiseau ; je soufflerai dessus ; elle s'animera à l'instant y par *la volonté de Dieu : je vous dirai ce que vous aurez mangé et ce que vous aurez caché dans vos maisons. Tous ces faits seroni des signes pour vous si vous êtes croyants.
c Je viens vous confirmer le Pentateuque que vous avez reçu avant moi , et vous rendre permise cette partie de la loi qui vous avait été défendue. Dieu m'a donné la pufe-^ sance des miracles. Craignez-le et obéissez-moi. Il est mon' Seigneur et le vôtre. Servez-le, c'est le chemin du salut.
« Jésus ayant connu la perfidie des juifs, s'écria : Qui m'aidera à étendre la religion divine? Nous serons les ministres du Seigneur, répondirent les apôlres ; nous croyons en lui, et vous rendrez témoignage de notre foi.
^ Seigneur, nous croyons au livre que tu as envoyé; nous suivons ton apôtre ; écris-nous avec ceux qui <e rendent témoignage.
<r Les juifs furent perfides envers Jésus. Dieu trôtopaïeur perfidie. Il est plus puissant que les fourbes.
« Dieu dit à Jésus: Je t'enverrai la mort, je t'éléverai â moi.
On ne peut mécoonaître rimportanoe d'uœ loi telle q\jte le Coran, qui a pu réunir dans une mémo croyance el dans 1^ pratiqjues d'un même culte des populations si non^rectsei dans les trois parties de Tancien continent. ;. r
Pour un moment l'empire musulmsài, qui occupait toiit^le nord de l'Afrique^ s'étendit depuis €ofdoue et les Pyrénéen jusqu'aux Indes orientales , y compris l'Ethiopie et lés pays Abyssiniens jusqu'à la mer. Il tint en échec le grand empire de Charlemagne, et, pendant la nuit du moyen^ârge, les arts et les sciences avaient aussi cheixhé «n refuge dans son sein.
Aujourd'hui le £loran est aux prises avec l'Évangile, au moins chez les populations européennes, et, comme je crois l'avoir démontré, la victoire n'est pas douteuse.
Quel que soit son avenir désormais, et quand bien même sa chute serait anêtée dans les desseins éternels, il convient encore de l'examiner avec attention.
Tous les dogmes religieux, tout le culte et ses observances, toute autorité de foi, en un mot, tout ce qui a rapport à la Religion est dans ce livre du Coran. 11 n'existe point d'autre tribunal pour décider les questions religieuses, ainsi que les questions civiles , judiciaires , administratives , etc. ; quand les Ulémas donnent des Fetwas, ce ne sont pas des décisions canoniques qui émanent d'eux^ ce sont de simples consultations judiciaires. Sous le nom général d'Ulémas^ on comprend les Imans ou ministres de la religion, les Jfu/Zi^ ou, docteurs de la loi^ les Cadis ou ministres de la justice.
Le mot Islamisme signifie résignation à Dieu, el Musulman signifie résigné à Dieu ou fidèle à l'Islam,^
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q>i^ l/<t Matr^lm^fki a&i^tkioïKal le pfais ci qif îk recîteul 1^ p(i» ii^im^Tït ddftft kan priérei. Il est contpc^é de sept 9^)Ki^. Les voki :
CfUHTRE I«, ylw «/>m rf>/ Z>«>ie clément et miséricordieux.
€ l/ftï^nf^e i IHevLy somrerain des mondes!
€ l^ rnihkncoxAt esl son partage.
( Il ei(t le roi du joor du jugeaient.
« Nou» f adorons y Seigneur , et nous implorons ton aMi^lance.
f Dirige-nous dans le sentier du salut ;
c Dans le sentier de ceux que^ tu as comblés de (es bienfaits ;
€ De ceux qui n'ont point mérité ta colère, et se» sont préservés de l'erreur.
2* Dieu récompensera les bons et punira les méchants?^ dans une autre vie.
On lit au chapitre II :
f Tels sont ceux qui ont sacrifié la vie future à celle du monde. Mais la peine qui les attend ne sera point adoucie, et ils* n'auront plus d'espoir.
« Nous avons donné le Pentateuque à Moïse; nous l'avons fait suivre par les envoyés du Seigneur. Nous avons accordé à Jésus, fils de Marie, la puissance des miracles^ Nous l'avons fertifîé par l'esprit de sainteté. Toutes les fois que les envoyés du Très -Haut vous apporteront une doctrine que rejettent vos cœurs corrompus , leur résisterez-^ vous orgueilleusement? En accuserez -vous une partie de mensonge? Massacrerez-vous les autres?
« Ils ont dit : Nos cœurs sont incircohcîs. Dieu les a maudits à cause de leur perfidie. Oh I combien le nombre des croyants est petit !
€ Et cependant Dieu leur a envoyé le Coran pour confirmer leurs écritures (auparavant ils n'avaient que le secours du ciel contre les incrédules) ; et cependant ils ont reçu ce livre qui leur avait été prédit, ils ont refusé d'y ajouter foi; mais le Seigneur a frappé de malédiction les infidèles.
« Ils ont dit : Nous ne serons livrés aux flammes qu'un nombre de jours déterminé. Réponds-leur : Dieu vous en a-t-il ftiît là promesse? Ne la révoquera-t-il jamais? Ou plutôt, n'avancez-vous point ce que vous ignorez? Gertaiije-
liorer» comme on devait respérer, elle n'a fait^*empirer dm^ant les dernières années.
c Les sujets ehrétiens de S. M. le Sultan avaient reçu avec confiance et gratitade des promesses positives de réformes ; mais ils en sont encore à attendre la réalisation pratique d'un espoir que les actes solennels du souverain et l'adhésion de l'Europe avaient revêtu 4'nne double consécration.
€ Les passions et les haines , bien loin de s'apaiser, ont pris une nouvelle animosité ; les actes de violence, les soufBrances des populations, et, enfin, les. événements accomplis à l'occident de l'Europe et qui ont retenti dans toui l'Orient comme un encouragement et une espérance, ont achevé d'y porter l'agitation.
€ Il est évident qu'une pareille situation ne peut se prolonger sans péril pour l'empire ottoman et la paix générale.
4 Dans cetle conviction, après avoir, d'une part, inutâement cbercbié à éclairer le gouvernement turc sur la gravité de cet état de choses, en lui communiquant successivement toutes, les infor* mationfi qui nous signalaient les abus commis par les autoritéa locales; après avoir, d'autre part, épuisé auprès des chrétiens tous les moyens de persuasion dont nous pouvions disposer afin de les exhorter à la patience, nous nous sommes franchement et loyalement ouverts aux cabinets des grandes puissances de l'Europe. Nous leur avons exposé la situation telle qu'elle résulte des rapports de nos agents ; l'imminence d'une crise, notre conviction que des représentations isolées , de stériles promesses ou des palliatife ne suffiraient plus pour la prévenir, et, enfin, la nécessité d'une entente des grandes puissances entre elles et avec la Porte pour aviser de concert aux mesures qui seules peuvent mettre un terme i cette situation dangereuse.
< Nous n'avons pas fait de propositions absolues sur la marche à suivre. Nous nous sommes bornés à signaler l'urgence et & indi-^ quer le but.
€ Quant à la première, nous n'avons pas caché qu'elle ne nous
parait edmatfare aucun douie, oj. coiApoct^r mm àâ^
Voici les principales observances de son culte :
i^ La Circoncision. — Celte cérémonie n'est pas considérée comme étant d'une nécessité absolue, mais seulement* comme très-convenable et très-utile. Elle était en i^$dge cbez les Arabes, plusieurs siècles avant Mahomet. lîes Musulmans ne circoncisent leurs enfants que lorsqu'ils soiMi en état de prononcer distinctement la formule de la pro(^$h sion de foi : « Allah ill Allah, ou Mohammed razoul Allah I Dieu seul esi Dieu, et Mahomet est son prophète. »
2® La Prière. — Elle est de toute nécessité cinq fois par jour. Elle devait être récitée cinquante fois par jour; mais Mahomet raconte comment il obtint de Dieu de la réduire à cinq. On n'entend jamais dans les mosquées aucune musique, et le chant ïi'entre dans aucun exercice de religion. La prière est annoncée du haut des minarets des mosquées par des crieurs, nommés Muezzins.
^n doit prier: 1® le matin, 2o à midi, 8° après midi, A9 au coucher du soleil, 5^ et dans la nuit.
Le vendredi il y a prière publique dans les mosquées, à midi. Elle est accompagnée du Vaez ou prône, et présidée par un khalib ou ministre.
Ils n'ont point de jour consacré par la défense du travail. Ils ont choisi le Vendredi pour la prière publique dans les villes, en mémoire de la création du premier homme.
Quand il prie, le Musulman doit se tourner vers le tombeau du prophète, qui est à la Mecque.
On lit au Chapitre II :
€. Tous les peuples ont un lieu vers lequel ils adressent lejurs prijères, Appliquez-vous à faire ce qui est mieux partout où vous serez. Dieu vous rassemblera tous un jour.
« Rien ne borne sa puissance.
f De quelque lieu que tu sortes, tourne ta face vers le temple Haram. Ce précepte est émané de la vérité du Dieu qui pèse les oeuvres des hommes.
i De quelque lieu que tu sortes, tourne ta face vers le temple Haram. En quelque lieu que lu sois, porte tes regards vers ce sanctuaire auguste, afin que les peuples n'aient point de sujet de t'accuser. Les méchants seuls l'oseront. Ne les crains point, mais crains-moi , aôn que je te comble de faveurs et que je sois ton guide. »
S^ Les Purificatiœis . — Elles forment une des pratiques les plus essentielles du culte musulman, et doivent précéder l'exercice de tous les actes religieux. Elles sont d'obligation aussi dans une foule de ^circonstances ordinaires du jour, à défaut d'eaux pures et claires, on met en usage la purification pulvérale avec de la terre, du sable, de la poussière-
On lit au Chapitre V, intitulé la Table :
€ croyants I avant de commencer la prière, lavez-vous le visage et les mains jusqu'au coude. Essuyez^vous la tête et les pieds jusqu'aux talons, i»
4® Le Porc est regardé comme un animal immonde et malsain, et sa chair est défendue... Les Musulmans ont ausisi en horreur le chien qu'ils n'admettent point dans leurs maisons, et qu'ils ne tuent point pourtant. Mais à l'exemple du prophète, ils n'ont pas la même aversion pour les chats. De plus, ils sont très-compatissants pour les bêtes de somme.
On lit au chapitre V; i
« Les animaux morts^ le sang, la chair 'du- ' porc , les animaux suffoqués, assommés, tués par quelque chute ou^ d'un coup de corne; ceux qui sont devenus la pfoîè' d'une bêle féroce, à moins que vous n'ayez le leipps qpje§ saigner, ceux qu'on a immolés aux autels des idoles, et wr. lesquels
on a invoqué un autre nom que celui de Dieu ; tout cela vous est défendu. La distribution des parts dues au sort des flèches (1) vous est aussi interdite. Malheur aux infidèles qui abandonnent votre religion ! Ne les craignez point. Craignez-moi. »
59 L abstinence du vin et des liqumrs. Les Musulmans nomment le vin la mère des péchés (le nom du vin en arabe est féminin). Quelques princes musulmans sont allés jusqu'à défendre d'en prononcer le nom dans toute l'étendue de leurs états.
On lit encore au même chapitre V :
c croyants! le vin, les jeux de hasard, les statues et le sort des flèches , sont une abomination inventée par Satan. Abstenez- vous-en , de peur que vous ne deveniez pervers.
€ Le démon se servirait du vin et du jeu pour allumei" parmi vous le feu des dissensions , et vous détourner du souvenir de Dieu et de la prière. Voudriez-vous devenir prévaricateurs? Obéissez à Dieu, à son apôtre, et craignez ; si vous êtes rebelles, sachez que le prophète n'est chargé que de vous annoncer la vérité, y
6*> Le Ramadan. — Tout Musulman parvenu à l'âge de quatorze ans, doit jeûner pendant tout le mois nommé riunadaii ou ramazan. Ce jeûne consiste dans une abstinence entière dé nourriture et dans une continence parfaite, depuis l'aurore jusqu'au coucher du soleiL Les année§ étant lunaires ehez .tes.Musulmî^ns, tous les trente-trois ans le ramadan a
(1) Le^ ç|)^fs <^a temple 4e la Mecque conserfaient ces flèches sacréea^ sur lesquelles étaient gravés certains signes. Lorsqu'on allait les consulter, ils les agilàfe'nt (fè^leni^ sôbiMe, et diaprés leur mouvement > ils prononçaient les
parcouru les difiérentes saisons de l'année.** On ftii ai repas après le coucher du soleil, et une collation avant l'aurore. Le ramadan se termine par, une fête pascale, appelé le petit Beyram, suivie soixante-dix jours après par une autre fête appelée le grand Beyram. Cette dernière dure quatre jours, et chaque fidèle doit immoler un mouton, oa un bœuf, ou un chameau.
< Le mois de Ramadan dans lequel le Coran est descends du ciel (1) , pour être le guide , la lumière des hommes, et la règle de leurs devoirs, est le temps destiné à l'abstinence.
c Le manger et le boire votrs sont permis jusqu'à Finstant où vous pourrez, à la clarté du jour, distinguer un fil blanc d'un fil noir. Accomplissez ensuite le jeûne jusqu'à la nuit. Eloignez-vous pendant ce temps de vos femmes, et passez le jour en prière. Tel est le précepte du Seigneur. II déclare ses lois aux mortels afin qu'ils le craignent. »
70 Le voyage à la Mecque. — Il est d'obligation divine, et tout Musulman doit s'en acquitter une fois dans la vie. Les femmes n'y vont point seules et les esclaves en sont dispensés. Us prennent pour ce voyage un vêtement parti-
(1) Le Coran était écrit sur la table gardée an septième ciel. Gabriel le recaeillit en un Tolome et l'apporta à Mahomet ; mais il ne le loi révéla q«e par parties et dans Tespace de vingt-trois ans. Les docteurs Bttsalmaiis ne soBi pas d'accord sur le moment précis où Tange l'apporta. Ils conviennent ^jae ee fat une des dix dernières nuits du mois de Ramadan. Zamchascar, Ce mois est 'Consacré à Tabslinence. Pendant tout ce temps, les mahométans ne prennent 4iQcone noorrilore, ne boivent ni ne fomeot depuis le lever de l'aurore jusi|a'an toucher du soleil. Ce jeûne, si rigoureux pour le peuple, CAt observé à la «rigueur. Un Musulman qui le romprait publiquement ço$irrait risque d'être ilapidé. Les riches éludent le préceple. Ils passent la nuit^n festins, et dorment fle jour.
<! Quam «u second, il boui a semblé présenter deux phases distÎBctefi.
« Avant to^t| une eaquéte locale, immédiate, avec la participa* tion de délégués européens, afin de vérifier la réalité des faits.
€ Ëesuite un concert qu'il est réservé aux grandes puissances d'étabUr cotre dies et avec la Porte, afin de l'engager à combiner les mesures organiques nécessaires pour amena* dans ses relations avec les populations chrétiennes de l'empire une amélioration^réelle, sérieuse ei durable*
€ U 00 s'egit donc nullement ici d'une ingérence blessante pour la4igmté de la Porte. Nous ne suspectons pas ses intentions. Elle est la première intéressée à sortir de la situation présente.
€ Quel que soit le résultat de l'aveuglement, de la tolérance ou de la faiblesse, le concours de l'Europe ne peut qu'être utile à la Porte, soit pour éclairer son jugement, soit pour fortifier son action.
€ n ne saurait pas davantage être question d'une atteinte à ses droits, que nous désirons voir respectés, ni de provoqua des complications que notre vœu est de prévenir.
c L'entente que nous voudrions voir s'établir entre les grandes puissances et le gouvernement turc doit être pour les chrétiens la preuve- que leur sort est pris en considération et qu'on s'occupe sérieusement de l'améliorer. En même temps elle doit être pour la Porte un gage certain quant aux intentions bienveillantes des puissances qui ont placé la conservation de l'empire ottoman au nombre des eonditions essentielles de l'équilibre européen.
c Ainsi, de part et d'autre on devrait y voir un motif, le gouvernement turc, de confiance et de sécurité ; les chrétiens , de patience et d'espoir.
c De son côté, après l'expérience acquise, l'Europe ne saurait, à notre avis, trouver ailleurs que dans cette action morale les garanties que réclame une question de premier ordre, à laquelle son repos est indissolublement lié et où les intérêts de l'humanité se confondent avec ceux de la politique.
c Notre auguste maître n a jamais désavoué la vive sympathie
liorer» comme on devait respérer, elle n'a fait^*empirer durant les dernières années.
c Les sujets ehrétiens de S. M. le Sultan avaient' reçu avec confiance et gratitude des promesses positives de réformes ; mais ils en sont encore à attendre la réalisation pratique d'un espoir que les actes solennels du souverain et l'adhésion de l'Europe avaient revêtu 4'nne double consécration.
€ Les passions et les haines, bien loin de s'apaiser, ont pris une nouvelle animosité ; les actes de violence, les soufBrances des populations, et, enfin, les. événements accomplis à l'occident de l'Europe et qui ont retenti dans toui l'Orient comme un encouragement et une espérance, ont achevé d'y porter l'agitation.
€ Il est évident qu'une pareille situation ne peut se prolonger sans péril pour l'empire ottoman et la paix générale.
€ Dans cetle convicUoa, après avoir, d'une part, inutibment cbercbié à éclairer le gouvernement turc sur la gravité de cet état de cboseSi en lui comipuniquant successivement toutes les iolbr* mationfi qui nous signalaient les abus commis par les autorité^ locales; après avoir, d'autre part, épuisé auprès des chrétiens tous les moyens de persuasion dont nous pouvions disposer afin de les exhorter à la patience, nous nous sommes franchement et loyalement ouverts aux cabinets des grandes puissances de l'Europe. Nous leur avons exposé la situation telle qu'elle résulte des rapports de nos agents ; l'imminence d'une crise, notre conviction que des représentations isolées , de stériles promesses ou des palliatib ne suffiraient plus pour la prévenir, et, enfin, ia nécessité d'une entente des grandes puissances entre elles et avec la Porte pour aviser de concert aux mesures qui seules peuvent mettre un terme à cette situation dangereuse.
€, Nous n'avons pas fait de propositions absolues sur la marche à suivre,-Nous nous sommes bornés à signaler l'urgence et & indi-^ quer le but.
€ Quant à la première, nous n'avons pas caché qu'elle ne nous
parait adoiettre aucun doui^ 4 coj^port^r mcm déïai.
riage par des épreuves que la plume se refuse à retracer. Mahomet^ qui -ne cachait nullement sa passion pour les femmes , les envisage simplement comm« une chose créée pour le bonheur de l'homme.
n propose à tout instant les grossiers plaisirs des sens comme une récompense du Très-Haut. Aussi, en parlant à des populations si peu détachées des choses de la terre, ridée de la virginité, si féconde en dévouements, n'apparaît pas une seule /ois dans son livre.
Cette fatale divinisation de la chair a fait du Coran un Anti-Évangile. De là aussi viennent les respects exagérés de plusieurs écrivains anti-chrétiens devant cette loi que l'opinion publique, autant que la loi de l'Évangile, semble avoir condamnée sans retour. Un grand nombre d'hommes, parmi ceux qui refusent à Dieu un culte, n'hésitent pas, nous ne le savons que trop, à se créer une idole en. euxmêmes et dans leur propre chair.
Il est dit dans ce même chapitre II et intitulé la Vache :
c Dieu-sait que vous ne pouvez vous empêcher de songer aux femmes...
^ Vos femmes sont votre champ. Cultivez-le toutes les fois que cela pourra vous plaire.
< Vous ne serez soumis à aucune peine en répudiant une femme à qui vous n'aurez pas assigné de dot... »
11 permet d'avoir jusqu'à quatre femmes à la fois, et d'y ajouter encore des esclaves... Cette polygamie ne devait pas être favorable à la condition de la femme, et nécessairement elle en a fait une esclave avilie. Aussi les femmes ne jouissent-elles d'aucune considération in d'aucune liberté. Ainsi que je n'ai pas manqué d'en faire la remarque en toQte occasion, elles ne prennent aucune part à la vie
pubUque et n'oot aucun droit qui lea prolége. EU^ fioni comme la propriété de leurs maris, qui peuvent divorcer et les répudier selon les ptiis frivoles caprices de la volonté. Une jalouse et brutale passion les retient en une prison perpétuelle^ on ne leur permet de sortir que sous un noile impénétrable. Elles n'existent en un mot que pour le 'bon plaisir de leurs maris.
Un esclavage aussi dur peut seul, aux yeux des Musulmans, répondre de leur vertu et de leur fidélité... Qu'il y a loin de là à la femme vertueuse et libre , enfantée par le christianisme I Et qu'elles sont heureusement inspirées les femmes chrétiennes que leur piété attire vers Dieu ou eolraine en foule aux pieds des autels de Karie !
^^■«WV*'..^
Les moyens de propagation employés par Mahomet ne sont un mystère pour personne.
U est dit au IV^ chapitre intitulé les Femmes :
€ Que vous importe que les impies soient divisés en deux sectes? Dieu les a rejetés. Voulez-vous conduire ceux qu'il a égarés? Il n'y a plus de lumière pour ceux qu'il a plongés dans les ténèbres.
« Ils ont voulu vous rendre infidèles comme eux, eC vous faire participer à leur impiété. Ne formez point de liaisons avec eux, jusqu'à ce qu'ils aient quitté leur patrie pour défendre sa loi. S'ils retournaient à l'infidélité, saisissez-les et les mettez à mort partout où vous les trouverez. N'ayez parmi eux ni protecteur ni ami. »
Il n'y a pas si longtemps que, dans ce siéclie même, et cela sur les rives du. Bosphore, un Turc, qui. passait à^ oèlé
d^ ehfétieB qu'il n'avait jamais vu> pouvait tirer ^n ciœet^rrd ou son pistolet et envoyer du coup dans Ttutfe monde le malheureux infidèle dont la figure lui déplaisait) aaiis que la loi des tUémas y vit autre chose qu'un désir un peu trop fervent de gagner le paradis de Mahomet.
Mahomet contraignait par la violence ceui dont il voulait jhire ses disciples, et, à part ses premiers croyants qui durent être fanatisés par la persuasion ou par Tintérêt , tels que Ali, Abubecr, Omar et quelques-unes de ses femmes, il fallait ou croire ou mourir. Son glaive fut son seul argument. Il y a loin de là à la persuasion de l'Évangile. < Quand on ne vous écoutera pas , dit Jésus-Christ à ses disciples, secouez la poussière de vos pieds et allez porter a d'autres nations plus dignes le bienfait de ma parole. » Le livre de Mahomet, ou plutôt ce ramassis informe de sentences , n'est en définitive que l'œuvre indigeste d'un mauvais rhéteur , dont les matériaux n'eurent pour les fidèles qu'un éclat prestigieux et instantané, et pour le maître que l'utilité d'un moment. On y trouve un mélange bizarre d'anachronismes , de faits controuvés, de traditions bibliques et païennes , d'ignorance et d'audace. On est sur-^ tout frappé d'y rencontrer une quantité de textes de la Bible copiés mot à mot dans les livres saints, et d'y voir certains symboles, tels que le lotos ^ etc., retrouvés depuis dans les études des voyageurs sur la Chine.
Que penser alors de quelques écrivains téméraires et ignorants qui ont osé tenter des efforts insensés pour assimiler une œuvre aussi informe à la religion éternelle et immuable des peuples chrétiens ? Asbtenons-nous d'étudier un parallèle entre la lumière et les ténèbres , entre la vie et la mort.
On peut voir, pour se convaincre de toutes ces assertions, quelques chapitres du Coran, tels que les XII®, XXV«, XXVI«, HVns.XXVUI*, XLIV*, LIVe, etc.
Le titre extraordinaire et inintelligible de la plupart de ces chapitres est une lettre mystérieuse , ou une dénomination bizarre, faisant allusion à une sentence ou à un fait contenu dans le chapitre même. C'est ainsi qu'on trouve les chapitres de la vache, de la fourmi, de la fumée, de la lune, etc.