‹ Constantinople, Jerusalem et Rome (volume 2)Chapitre 42 sur 79 · LE CORAN · texte numérisé non relu

LE CORAN

En parlant de la Turquie , du mal dont elle est malade et des dangers qui menacent son existence, j'ai dû plusieurs fois, dans ce premier volume, parler de la loi unique et impitoyable qui préside aux flestinées du peuple de Mahomet, de la loi du Coran. C'est à ce code digne des temps de barbarie, et qui n'a eu d'autre mérite que de travailler à la destruction de l'idolâtrie, que j'ai attribué et le mépris de la femme qui a détruit la famille, et l'aversion pour le travail qui frappe de stérilité les contrées les plus ravissantes de la terre. Personne n'ignore Içs excès sanglants d'un fana-? tisme qui a tant de fois, dans ses plus beaux jours, épouvanté le monde. J'ai parlé des réformes du Hatti-Humayoun, et j'ai fait voir comment ce qui donne de l'espoir aux uns irrite au contraire la rage sourde des vrais fidèles de l'Islam.

— .Mû —

DmiH cp. chaos, ré^^lise de Pholiiis s'atpte ea vam pour attirer à elle li» mines cpii se dâachent (b grand caluffi» de l'Orient ; l*E(^ise seule de iésua-^rist recnoIU «iatis le dilenr^, le travail et la prière, les àmeft rafignéen de rigaaraïuv», de la .^iipemliiion ou du tboatisme.

J*ai cru alors qu'il serait de quelipie utilité de placer ici un aperçu rapide de la doctrine de llalaai pour Fuitellifuiee de plusieuri quentions rentenBées daas ce ^oinBK. /e présente done ici an leittesr qjaekpes -aoes de an oiMervationA et de enen études sur Mahomet, son hîstoiie, son caracli^Te , ses fiuceês , ses doctrines , ses disciples d principalement sur son fanieoi livre appelé le Coran.

Four parier convenable Aient d'an homme qui est arrivé i on tel degré d'irnportaûcei j'ai deux excès à évita*, on nn trop grami mépris ou une trop grande admiration. Qaekjoes écrivains, ouMiant que Mahomet awit combattu fidolitrie et avait au créer un peuple, une dynastie, Tonl regardé ipot simplement comme im fanatique et on imposteor, indijpie d'aucune attention .^rieuie^ et ce ne sont pas seulement les auteurs chrétiens qui ont cru devoir le flétrir ainsi.

Voltaire, qu'on n'accusera pas de dévotion eia^rée, en parlant de lui dans sa tragédie intitulée le Fanatisme. où Hfahamelf le représente sous les traits d^un scélérat, d'un imposteur fanatique, d'un fripon. On connaît les vers qu'il adresse i l.a Noue, auteur de la tragédie de Mahomet H, en lui envoyant celle de Mahomet le prophète.

f Maa cher La Naoe, illustre pèra

De riavincible Maboaitt,

SajM le parrain d'na cadet ip • -^

Qui^ sans voas, a*ost point fait pour.plaire. , ,.- -.

Yolre fils 6st un conquérant , .

Le çnen a rhonneur a élre apôlrc , ,

* ^" -^ ^tm, fripon; d-^Vol'; brtga.lHi '■'■'-' ■ ' ''''"■'' ^ ^''' Quni soit fe diapélaîn du V6iW!'b ' ' "• '* " '" ";(i3'«î

Âirist^ Énlré ces deux .excès cberctiohs â nous fràyèr 'un chemin qui soîl celui de Fhîstdirè et de la venté.

Mahomet riaquît à la Jffècgwô vers 1 an 578^. Mc^mmed signifié (^62^ (?6 gloire; son père s ajppélait Elfàotcdlèb. On nè*;iaiiypas daiis' quelle pensée il donna ce' nom' emÉfti'éuX ^'éciii éls, dont rien ne réyêlaîl âlbrs les destinées. '' 'Mb7i4Mfheà l\iu comrte nous Tàppèlons, Éahometfàt - ofiih'éiin â Tâge'ie deux mois. Il en était déjà â ses'irèjnièrès armes et avait fait ses premières campagnes, ^u ii li'avait que quatorze ans; il suivait les parents dé son père, partageant lêqrs qùereltes et leurs destinées. ^ Càâtge\ irèuve riche et ncAle, le chargea de ses aftaifeg éV ïuî confia la direction de son commerce qui élaît alors fî^* étendu. Ensuite , pour des motifs que Thistofré ne dît' pas, elle fépousa. 11 avait alors vingt-cinq' ans et Cadige quarante.' En faisant ce mariage , Gàdige pouvait déjà avoir do rambition et ne pas rechercher seulement la jeunesse et l'intelUgence^ La réputetion d^ JM^^bomet avait commencé en eflet au rétablisaeitieot^ 4a fanfeut temple de ta Mecque, que Ton vodilMl agrandir^ lâ è la Mbonstriic-' tion duquel îl'ôvah priVufâe grïWde |3éM. 'Déj oti

parlait d*iiA mirade. Aîbsî U avait flaçé^-de ces, maiof la £»neose fîerre noûv, jadis byacintbe itloM/if^T^ii^ VoB ôisaît ^portée pM" l'ange Ga^rid» dt qu'iule Um^e avait eosuiie souiUée de son coitfaçt impur* -,..

Cadige, qoi avait earichî Mahemetj fBt aussi la première à croire à sa mission et à Ini {unoenrer des.diseip)^. Idahpii^et comprît idors que, pour se^ préparer à de granci^s choses, il fallait qu'il dispi^ qodcpia temps de la scène du mond^ ^ il yécut qoinse ans dans ime retraite complote , pendant lesquels m ignore ce qnfil devînt. On pense qu'fl employa ce temps à étudier et à mûrir les projets qu'il méiKtaîtetil rechercher les moyens les plus propres à impressionneir les pcgpidations qu'il voulait entraîner.

n était arrivé à l'âge de quarante ans, quand il se r^tj^ av^r Quelques domestiques, dans la grotte, du mofiti Bara^.^i déclara à tous que» dans une nui( mjracul§use^l'aiige Gafa^lr^ lui. avait apparu , lui donnant à lire quelques wg^^c ffu ; rum duJHea créateur. Ainsi oui comipenç^ fuyant Ji^J^^^, dateurs d'une secte nouvelle.. U n'en^tallu^ psys^ ^FM^fi^ii peur lui dévouer, corps et âDoe, tou^^Jb^,j^^^.pL^(](^ personnages influents des contrées qu-\l,Ji?ijM .^K^osi^^ltrr,

A p^r de ce moment,, sa vie ne ftrt^j^t^i'HWjif^^D de. guérie acharnées et de coQgb^tPi^ng^^i^gi^riB.^egtO Cçmshilss^ ses (SompatrioteÇi qui I*?M«WS)|^ï/iJi^Ï^IB^

à le foire mourir^ et contre tous cçsux.^^'pjjiBfisi^^àgSgSv* vu^.npuyeUeSj à ses vissées, wl^j^spS(^|i^^j|j^ g^î

^ L'Arabie, qui n'était rien jusque-là, jetait alors les fondfefo: ments dé sa gr»deur lulnuei^et tous âem qoeiliâadiaatnioofis de'FOnent^ de la S^^^JsiGfièçè^etfd^rmai^sSft^i^ et repousses ^^e retiiiafent<>dB9)seèonciseisiÈ)iQaRlittAadMttô^ heure plus favorable à leurs p^)jéisif*^qjf; oèrrne'f maob iup ^

•Vèsf^dé^èc >mflWwrit, Vtlsi^-dîrt en 68*, qife dalfe- éh

éëfittpper & la mort et âftix piM^eifeiS de i^e«r^riènfi{i», '^à * fuite devient une époque t^&èhvt.ilemiÈitèfi'ifpptiléH^in^ (Hé^ày^t forme une éiie noutéllé pà#m^Iè^'MâbolhiV«y ; c-dfii d^elfe qu'ils datent \wrs événements; ^ ^^ ^ ^' ^

•Oifi icroit qué lliéfrre arriva le 16 juiltet, '691 ansét tO& joArs après IrC., l'an 622 dé Tère chrétienne. -■ -'' - >

-^tjê^'|bot<ère vient* atmai de l'érab^ \&rMrf (épôquè)i Pour cékidpàt^r notre ère h rhéjiro des Ifiisulmans, voici ce ^e l'eii ^oit Itôre :

Il' année lunaire se compose de trois cent cinquérife'^ quatre jours huit heures quarante-huit minutes trente-huit secondes • i

Doâfr %rénte^ trois aânées lunaires égalent tre{ite<''4eint aiiiiéèé' solaires quatro jours dix «-huit heures quarante •*; huit mintitès. Cette différence ne permet pas d'addition^erf entléÂriite 'Biï nràOd nombre d^ftunées prises dans l'ère xsnÈfùMàïk et dans Père chrétienne. >u

^^' iébtJÉiprend facilement pourtant' la raison d'une telle différence. Dans ces pays dévorés parle soleil; lés inSuoncés déWûiMr éclairée; par la lune» ont un charme partîeulier. Oé -àe llwé BU soteroeildurant le jour et à aeé occupations» hâBKéétldé durtint la innï. AVssi leurs poètes chantent-ils trèS'^sèiftMf desi liViMeS'4f la nuit /feiTe/ leMI âmU»/) M les Ârabet W(kdpteiitf pttr'tiil^ éequo nous oonqpfons pat*

^VowifiiiBfoèniep cn^èra^jclirétiennevne awsée de Vhégim q#d4|Msé4^ffnmbf6*39pi>a la divise par.33 ^oamnistraii le^olMtnMii'amdei'âonnée^'etc on ajoute le reste: -i 6^, ce qui donne l'année aprèfftf^^.i ^i » • » •*- 'i » >

Habile à tirer parti de toutes les circonstances, mSfDt périlleoses pour lui, Mahomet sut toiqoors imposer silence à ses détracteurs, en invoquant un prétendu secours d'en haut; par exemple en composant à l'instant quelques vers ajoutés à son livre, qui ne ftat ainsi terminé qu'avec lui.

Les Musulmans avaient pour sa personne un respect pro* fSaild. Un ambassadeur des Carêishites^ député vers lui, rendait compte de sa mission en ces termes : c J'ai demeuré à la cour des empereurs, j'ai vu Chofroës dans tout l'éclat de sa gloire ; j'ai vu Héraclids entouré de la pompe des Césars ; mais je n'ai point vu de roi respecté de ses sujets comme Mahomet Test de ses compagnons, t

Il sut toujours aussi profiter des fautes de ses eonemis^ exalter le fanatisme et la bravoure des siens, et au moment du danger il n'hésita jamais à payer luinnême de eon sang et de sa personne. Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'audace fait des heureux.

Sa présence d'esprit et son courage lui furent souventtrès utiles sur le champ de bataille.

Les nombreux combats qu'il livra ne sont pa^ sans intérêt pour ses lecteurs, et on est étonné de voir cet hoqme,^ qui avait commencé avec trois cents guerriers qu'il avaitformes et aguerris, marcher un jour contre la Syrie, à IS' tête d'une armée de trente mille hommes. Il ne se donnait point la peine de discourir avec les idolâtres: il leur proposait ou l'obéissance ou la mort. C'est ainsi qu'il soiimît m

grand nombre de tribus arabes qui l'environnaient; et si. la mort ne l'avait surpris dans ses desseins /il sotigeMt à envahir la Syrie et les empires voisins de la Mecque.

Il avait failli un jour être empoisonné par mie juive, qui voulait venger sur lui la mort des siens. Quel qfÊe soit \tf

Il çi^s| bpr$ (Je doute qu'il fil.lQU^.^se^^efl^U pi^^i^. 4Q;iAf^ à sa mort les apparences 4'une, fin Jç^ûrac^lçu^ j^pijyç^^^^ aVaîi eu recours ajix raoyens ^ur^iat^rela e^U: appfea^«I^^,l^ sunèi^que. le démontrent les préleijdues apjj^iji^fl^ ,(^^ l^^nge Gabriel" durant sa yie; il chercha., à. anvelpjpper.^eif derniers moments du voile mystérieu?;,.qui pi^otégeait ^tipsr. pu;éît le pp«phète. C'est dans ce raêipe bçt qtfil fçigwt^ constamment ne savoir ni lire ni écrire, et que s'i(anl ç^^^i blié un. jour jusqu'à saisir, des mains d'Ali, une plume, et sigifèft^iitf traité de paix avec les Coréishiles, ses ^enpew/s , if^fâttf (^t6 vivacité sur le compte d'une inspiration célçsle^ elWîr^lèàser ^ "'

^iJé'Hbutés 5es femmes, excepté Marie l'Égyptienne, dont, il, eut Ibrahim, Cadige fut la seule qv^i lui donna des enfant^, ifeïï lètK (jfiàffë filis, qui moururent en bas âge, et quatre iilles dont Fatine, la plus jeune et la plus aimée de son péfrè^^ftS là seiilè qui lui survécut. On retrouve le tombeau d#€M!é''àérriière près 4e la mosquée d'Omar, à Jérusalem.

^^^ était iîngulièrèment adonné aux plaisirs des sens : il le dSt tbi-lh^é dans ses maximes et n'hésite pas à faire de c^lfiS^^tis^rié' âaiisfâçtion une des récompenses principales Ai% vîë^tiiré p^ôiniSe à ses disciples fidèles.

^Vm^^i^ ^.*%^^ hi n.e.doît^

p4^ ^é mmje aaris le' nombire et dans le dpioix de ses

femmes? et que.ce ire^re d^ félicite lui appartenait de ofO)\

• avant tout' autre, iramrme que i les mulsul^iap^ fidè|çs

hàWtéronVau.YlIî Ciel des Deux couverts, bar deAgnabrages

^\ \\ct^. Mip I*iir0 '-^v^^n^ ■-'^^- '^ «^? ~- '- ' •' ^5 *

lonjouri verdoyants^ arrosés par des raissean intarissables, pfodaiseni des traits exquis, el des bo»ris (Coraa, eh, 44) an sein d'alt>àtre, aux beaux yeux noirs, qui ne connaitront d'antre besoin que celui d*ainier. > On sait ce qne de Idies images produisent encore tons les jours sa Tifli^iiiaiCion des croyants. Son œuvre importante, le seoi iBomunent qu'il ait laissé, est le Corun Qa lecture). L'Âleoran, ainsi que l'écrivent quelques*uns, n'a pas de sens* Mon en arabe signifie lire; on ne peut pas plus dire Yaleeran qu'c» ne dirait en italien YlUibro pour désigner le livre fil IStro).

ht Coran fui publié en l'espace de vingtrtreîs «as, parUe ila Mecque, partie à Nédiro, el suivant que le législatoir avait besoin de faire parler le ciel. Les versets furent écrits en arabe par ses secrétaires sur des feuilles de pafanier el^sar du parchemin.

Aussitôt qu'ils étaient révélés, c'est-à'-dire éerilSy ses disciples les apprenaient par cœur^ et on les déposait dans un coffre où ils restaient confondus et empilés sans aucun ordre. Après la mort de Mahomet, Ababecr les recueillit en un volume. Idolâtre de son maître, il ne s'attacha point à donner au Coran l'ordre dont il était susceptible^ eu arrangeant les chapitres suivant la date des temps où i)s avaient paru ; il plaça les plus longs à la tête du recueil;, eCain^ de suite. Do là vient qu'on y trouve un mélange extraordinaire de sentences et d'événements extraits de iK)S Livœs rSaints, qui n'étaient pas inconnus à Mahomet, CQiifondn^ ' avec les fables les plus ridicules. , ,..,rj .

Du Ryer a traduit le Coran, mais il a eu'ioitâe'Be pas respecter la traduction en versets; il les a lié&rie&inds^aux autres el a rendu ainsi la confusion plus grande encore.

Maracci, savant religieux qui a passé quarante ans à

traduire et à réibier le Coran, a suivi une marche plus vraie eB séparant les yersets, mais il s^est attaché à le rendre ''mot pour mot.

M. Sale en a donné une version en anglais.

M. Savary en a donné éussi une traduction qu'il a faite en Egypte, sous les yeux des Arabes.

Disons maintenant un mot de la doctrine du Coran et des cérémonies principales de son culte.

J^ai dit comment Mahomet a confondu dans son livre les textes et les sentences de nos Livres Saints avec une foule de Commentaires empruntés à son imagination ou aux traditions populaires. Nul chapitre du Coran n'en fournit une preuve plus convaincante que les passages dont je crois devoir dominer ici la traduction ; ces chapitres sont tellement vénérés par les vrais musulmans qu'ils n'en font jamais la lecture qu'à genoux. Ils parlent de Marie.

Les personnes à qui la lecture des livres de l'Ancien et du Nouveav Testament est familière, reconnaîtront facilement le mélange profanateur dont je parle. On fait dans ces cha* pitres une confusion ignorante et sacrilège du mystère de rincarnation, de la naissance de Jésus-Christ, de celle de Jeaû'^Baptiste, de l'histoire d'Agar et de la visite de l'ange Gabriel, etc. ; le tout arrangé de façon à s'accorder avec la • doctrine de l'Islam. Quelques versets de ces chapitres vont le faire comprendre.

Quoique Jésus ne soit pour le musulman qu'un prophète de Dieu, ce n'est pas sans une grande surprise qu'on trouve, dani^ lelH» et dans le XIX« chapitre du Coran, la croyance à l'Immaculée Conception de Marie.

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