‹ Constantinople, Jerusalem et RomeChapitre 41 sur 63 · SI · texte numérisé non relu

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Telle est la ligne de condtiUe que Ifapôléoii III, arrêté en quelque sorte à ViUafranca par les conséquences de ses victoires, crut devoir suivre dans Tintérêt de Tavenir de ritalie et de la paix du monde, attendant avec calme et confiance que la péninsule et peut-être l'Europe vinssent à réclamer avec empressement le projet de confédération italienne qu'on s'est tant hâté de repousser «r

En arrivant au ministère des affaires étrangères, M. Tbouvenel s'empressa de justifier cette politique impériale dans aes circulaires adressées aux-agents diplomatiques, au mois de janvier 1860; nous y remarquons les passages suivants :

f II ne s'agit point, en effet, de porter la plus légère atteinte à la puissance spirituelle du Souverain Pontife, ni à l'indép^idance dont eHe a besoin pour s'exercer dans les limites de ses droits. La question des Roniagues, aujourd'hui comme à d'autres époques, est née de circonstances politiques ; c'est également sous son aspect politique qu'il convient de l'examiner, en recherchant les meiUëars moyens de satisfaire à des nécessités en présence desquelles le gouvernement pontifical ne se trouverait pas fatalement amené , je le répète, si, au lieu d'attendre avec imprévoyance le développement de la situation , il eût écouté nos conseils et secondé nos efforts. Non, quoi qu'en puisse dire l'esprit de parti, qui ne craint pas d'affecter les apparences du zèle religieux ; non, quoi que l'on fiissé pour laisser croire que les intérêts de la foi sont en péril , il ne se traite, Dieu merci, entre le gouvernement de Sa Sainteté et edtti de l'Empereur , qu'une question purement temporalle. Nous pouvons donc la discuter sans manquer aux sentiments de déférence et de respect^ que la France entière s'honore de pcnrter an Père commun des fidèles, et dont Sa Majesté est toujours hetn reuse d*étre la première à donner Texemple.

Une sorte de connexité indissoluble entre deux ordres d'intérêts qui ne sauraient être mêlés et confondus sans danger fat dans l'origine un des éléments de la puissance de la Papauté, et elle oeacourut à la fo/mattbn et an développement de sai souveraioelé

lerriloriaiei GipendttLâ fou «oQla^t -uitcttmgQr ..}%a(Qir^iay^ lileBlîoiiyioDuveirait bien que ce ne fut pas uiii^emefi|..e^ .iirt toqoaitidM mstifiB. eiD(HiiBlés i sa inksioo .(tiyiB^ eUiXéeUm^nU en quelque sorte au nom du Ciel , que la Papauté > t«atô( , ay^is rappw des fbpuUtioos eUes^mémes , tantôt avjeo le aecours , de soufenûiS'élfaiigera^ parvint à se mettre en possession d'une, piartîe diei l^Ifelie. On iBccmiiaîtrat ^ même temps , il iaul le proçli|meF àriBonoeur 4th Sainte-Siège *, que les Papes trouvèrent dans imt iftigesae^ ileots fanâènes, leor amour de Tordre et de la Joatiee» en trimntidftaiJe goowraeiDent meiUeitf qu'ils oSrsôenit aux.peufdea dbiiBieselemfn de violences et d'anarchie, un des éléments esSÉir» liels 4e leHr<fiot<»ilé politique.

» Je n^iasisteraî pas sur ce point de vue, craignant, si j» m]j acrôtaia davantage, de laisser croire que j'ai voulu chercher d^s le contrasté une allusion et emprunter au passé une leçon appK^ eiMef an teflaps .présent: rien n'est plus loin de ma pensée* Il >me aettiitoutefois permis de dire que de nos jour^, par suite d^un pfog/rès.que le gouvernement de l'Empereur ne saurait icensidérer MireflMttt que comme ua^bienfait récy)roque irrévoÈablement^aequiB tiiSJMMÎètés fiiodernes, la séf^araiion s'est accomplie entr^ 1q$ diui domaÎMA de l'erdre religieux et de l'ordre politique, et ciivil, ^ t^ ^

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» Au début des hostilités, la neutralité du Saint-Siège^ avait 4té |gOoIamé6: et reconnue par les belligérants. Ils continuaient d'oc* Miper \^ positions dont ils se trouvaient les gardiens çmatit. lu Hfm/P^^'ih. renonçaient à Vy fortifier de manière à pouvok.d^^ là se nuire l'un à l'autre. Ils semblaient, en un mot^ pénéMéa^de jQffte fMansfe qu'au-4essus de leurs dissentiments pasa^geia s'41ef ait no .'inli^Mjaiiqi^eur, également cher à tous les deuK^ ^ui.dv maintien de l'ordre dans les États du.Saint-Pére. Les .garniaene d^j l!ecf ajte ,^ de. Cooiacchio , de Bologne et d'Ancéne^ pQi^vaient , en toute sûreté, veiller au maintien de la tranquillité dana les i^égations .et. les Marches , pendant que la garnison: Traoçais^ y \mllait & Rome^ Il ne m'appartient pas d'apprécier les eircoMStances trèsrcert^inement impérieuses à ses yeux qui joai dét/^miné^ TAu* tçîcAie À ne plus continuer soq rôley^nuds j'ai le droit de» fsaf^W 4ma^ le.fq«e0'e.stres|ée:Ji4iéle au sien. I^s. tripes. fai}tiriehîen«e$ àffigoWr'I^ [H^puli^i^Ai^ (^9t.i»roiité des. (^îoaii^i^^ s^s fimk

beâèin dY ^^^ '^A^'^^^s P^^ aucune enàMùa favûetiUctf-^ Ton peai 4im ^'^lles se sont trouvées iilatAt eneore^qu'elle» ne. m sont rendues indépendantes. Voili tout le secret "da senlètemeni des Romagnes.

* > Ce soulèvement ne saurait donc élre imputé àla Franûei.ni autoriser un doute ipielconque sur lasinoteité 4€«i'assiHaiioes:dit sympathie et de bon vouloir que TEmpereur avait données à fie BC à l'origine de la guerre. Hais l'Empereur devait*>il iiejpoiai piMdre en considération les Cuts nouveaux qui ont- surgi aoatsaireaiealjà ses vœux? Sa Majesté, envisageanl eomtne eUelectevait lesidif** fieultés do la situation et jugeant cependant que la* paixcenela»! Yillafranca pouvait produire toutes les conséquences «pi'dkr en attendait, si la cour de Rome secondait «es efforts, s'adressait de Deaenzano au Pape, le 14 juillet, pour lui en faire connaître les conditions:

< Dans ce nouvel ordre île choses, ajoutait rSaipereuc, Y^tee

> Sainteté peut exercer la plus grande influence,^ et faire cesser

> pour Tavernir toute cause de troubles* Q«'Eiie consente » M » plutôt 4iue, de fnolu froprio^ Elle veuille bien accorder ataoc a Légations une administration séparée* avec un gouviemefiMnl

> kûque nommé par Elle , mais entouré d'un conseil formé par s l'élection; que cette province paie au Saint-Siège une redevance

> fixe, et Votre Sainteté aura assuré le repos de ses États et pourra

> se passer de troupes étrangères.. •

. s Je supplie Votre Sainteté d'écouter la voix d^un fils dévoué 1^ à l'Église, mais qui comprend les nécessités de son époque et » qui sait que la force ne suffit pas pour résoudre les quesCioBS

> et aplanir les difficultés

' » Je vois dans la décision de Votre Sainteté ou le genM li^Bft »^'avenir de paix et de tranquillité, ou bien la contâDUattou d'utt • état violent et calamiteux. a

1^ Vous savez <|ue ces suggestions ne furent point aecumSieSi fondant que les événements, en se succédant, mulliplaient les difficultés, la cour de Rome persistait à se renfermer dans une abstention uniquement propre A aggraver un état de choses qui déjà ne pouvait plus se concilier avec son autorité sans sacrifices ou sans compensations. C'est ainsi qu\)n a laissé. échapper iMttes les ciroonstanees opportunes pour rattacher les Légations au Ssônt* Siège ; c'est ainsi qu'on s'est trouvé en présence d'une éventualité

qna rEnopereor a vainement voulu conjurer , et que Sa Majesté a , été amenée à adresser au Saînt^Père sa lettre du 31 décembre,

p.£t maintenant Y je le demande, les choses s'étaat passées comme je viens de le rappeler, les. conseils que 1*or a repoussés étaieot-iU donc si étranges? Certes, la sincérité des sentiments dans lesquels ils ont été donaés est, du moins, bien .démontrée. Les égards, disons mieux, le dévouement que le gouvernement impérial a montrés, en toute occasion, au chef de TÉglise^ sont un des traits dominants de l'histoire des dix années qui viennent de s'écouler. Le clergé de France sait avec quelle bienveillance et avec quelle largeur de vues le gouvernement impérial a toujours pratiqué les lois qui règlent ses rapports avec la coor de Borne; il sait qu'il a trouvé, lui aussi, dans l'Empire an pouvoir réparateur, et que, sous cet appui tutélairoi il a repris dans la société française l'influence et l'autorité que d'autres régimes lui avaient «disputées^^ Ces foits seulç suffiraient pour attester de quelles di^sitions le gouvernement iifipérial était animé i l'égard de la papauté, lor» même qu'il ne lui eu aurait point donné des preuves directes et incessantes. Nous ne contestons point que l'occupation de Rome, à l'époque où elle a été entreprise, n'ait été dictée par des consi* dérations politiques en même temps que religieuses ; mais qui peut nier que le gouvernement de l'Empereur n'ait été détenniné à continuer, d'année en année, les sacrifices que cette mesure impose à la France avant tout par une sollicitude affectueuse et perse* Vérante pour les intérêts du Saint-Siège? Qui ne reconnaît les ménagements au moyen desquels nous avons atténué ou même prévenu les inconvénients que l'occupation de Rome était de nature à entraîner, dans le fond comme dans la forme, pour la souveraineté du Saint- Père? Qui peut se refuser à voir dans cet ensemble de faits un témoignage des intentions les plus cordiales et de la volonté la plus formelle, non-seulement de protéger la position personnelle du Saiyt-Père, mais d'étendre, s^il était possible, son infinence morale? C'est à cet ordre d'idées notamment que se rattache le concours prêté par la diplomatie française au Saint-Père, dans toutes les contrées où il y a des intérêts religieux à défendre, et que se relient, dans une large mesure, les expéditions accomplies ou entamées dans les mers de la Chine et du Japon. Et enfin quelle meilleure preuve à fournir de cette préoccupation constante que la stipulation de Villafranca, par laquelle l'Empereur, en dé-

fëralnt aii Saint-Père la présidence honoraire de la Confédération, voulait le placer à la tète de Tltalie régénérée !

» On peut déduire de cet exposé combien le gouvernement impérial eût été heureux et le serait encore, dans les conjonctures présentes, de rencontrer une combinaison capable de dimitiuer les embarras du Saint-Siège. Mais ici le bon vouloir de la France risque d'échouer contre d'insurmontables difficultés. ■ '

"% En effet, il ne s'agit pas seulement de rendre les Légations an Pape, il faut encore trouver le moyen de les maintenir entre ses mains sans faire succéder une nouvelle occupation à une nouvelle intervention. Les événements ont assez démontré combien cette mesure serait impuissante à remédier au mal. L'opinion de l'Europe est formée sur ce point, et l'occupation, condamnée par les leçons du passé dans les Légations mêmes, est un expédient auquel personne ne pourrait plus songer à recourir, à moins de méconnaître des nécessités qui s'imposent à la sagesse et à la prévoyance de tous les gouvernements. Une telle politique est inadmissible aujourd'hui. L'autorité monarchique ni la majesté de l'Église n'auraient rien à y gagner ; la religion et la faison se réunissent pour la repousser avec une égale énergie »

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