‹ ConstantinopleChapitre 62 sur 97 · CHAPITRE XI ICI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI ICI

rôle flatteur, en attendant l'heure de leur inévitable conquête.

Quelques années à peine nous séparent de la funeste catastrophe qui, mettant fin à l'empire grec, fit tomber Constantinople entre les mains des fiers enfants de Mahomet. Rien n'avait donc pu arrêter la chute de cette vieille capitale. Dans la période que nous venons de parcourir, la décadence est plus sensible encore : moins que jamais un bras puissant avait su retenir le flot de l'invasion musulmane, toujours tourné vers la belle reine du Bosphore. En vain voyons-nous les empereurs mendier les secours de l'Occident et promettre d'abjurer le schisme : l'Occident ne s'arme point pour protéger la fille de Constantin. Il laisse les Turcs, dans leur marche victorieuse , s'approcher de ses murailles , la presser de toutes parts, pendant que l'infortunée cité achève de s'épuiser dans les guerres civiles.... On dirait qu'averti par le Ciel de la fatale destinée de Constantinople, coupable de tant de crimes , TOccident regarde sa perte comme inévitable et croit superflu de rien entreprendre pour la sauver. On voit bien la bravoure de Jean Hunyade , général hongrois , et les brillants exploits de Scanderberg, prince d'Epire, retarder encore la chute d'une ville condamée à périr; mais les grandes journées de la chrétienté contre l'empire du Croissant , à Belgrade , à Rhodes , à Lépante , à Vienne, ne luiront que plus tard , alors que le signe du prophète , arboré sur les minarets, aura détrôné la Croix du Christ du faîte des trois cents temples chrétiens de la nouvelle I»'»mc. Quelle est donc cette puissance formidable qui.,

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