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compétiteur au trône ottoman , vient mettre le siège devant Gonstantinople avec une armée de deux cent mille hommes ( 1 423 ) . Il réduit en cendres les environs de la ville et lui fait essuyer toutes les horreurs de la guerre. On dit que le canon, jusqu'alors inconnu en Orient, fut employé à ce siège par Aniurat. Mais les effets terribles de ce nouvel instrument de mort n'abattirent point le courage des Grecs. Ils se défendirent, hommes et femmes, avec la plus grande valeur. Enfin Amurat leva le siège, pour aller combattre Ghélèbe , son frère , qui venait de se rendre maître de Nicée. Peu de temps après, Manuel conclut un traité avec le sultan; il meurt presque aussitôt, âgé de soixante-dix-sept ans (1425). Ce prince était venu à Paris (1400), et de là en Angleterre, implorer des secours, çl il n'avait rapporté que le souvenir d'un bon accueil partout. Il laissa, entre autres fils, Jean Paléologue II, qui lui succéda, et Constantin Dracosès, dont le nom rappelle le dernier empereur de Gonstantinople.
Jean Paléologue II, déjà associé à l'empire, régna seul à la mort de Manuel. Attaqué de tous côtés par les Turcs, il implora le secours des Latins, se rendit lui-même en Italie pour l'obtenir, et consentit, dans ce but, à l'union des églises grecque et latine , qui fut résolue dans le concile général de Florence dont nous avons parlé '. Mais ses sujets se refusèrent à l'union ; n'ayant obtenu luimême que des secours insuffisants, il ne put, malgré ses efforts, retarder la chute de l'empire grec. Pour comble de maux . la division éclata dans la famiiio
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impériale. Constantin, frère de Jean Paléologue, s'était emparé des domaines de Démétrius, leur frère, pendant qu'il accompagnait l'empereur en Italie. Démétrius , ne pouvant obtenir satisfaction, s'adresse au sultan Àmurat, et en obtient des troupes avec lesquelles il vient à son tour assiéger Gonstantinople (avril 1443). Contraint de lever le siège après avoir ravagé les dehors de la ville, il fait sa paix, et se contente d'une principauté sur les bords du Pont-Euxin, où il va s'établir. L'année suivante, Jean Paléologue se voit menacé de toutes les forces des Turcs : vainqueurs de Ladislas de Hongrie, à la célèbre bataille de Varne (10 novembre 1444), ils le pressent de toutes parts. Dans cette extrémité , l'empereur a recours à la clémence du sultan, qui lui accorde la paix et le laisse en repos le reste de ses jours. Jean Paléologue n'était point guerrier , mais il manquait pas de politique : il aimait d'ailleurs ses peuples et cherchait à les rendre heureux. Il mourut sans enfants (1448). Son frère Constantin Dracosès, quatrième fils de Manuel, lui succéda à l'empire. Démétrius, son cadet, avait essayé de lui disputer le trône; mais le sultan Amurat, arbitre de la querelle, avait décidé en faveur de Constantin. A quel degré de faiblesse et d'humiliation était donc descendu l'empire grec?... Des empereurs chrétiens, les successeurs des Constantin, des Théodose, des Justinien, imploraient humblement la clémence des princes musulmans et les choisissaient pour arbitres de leurs querelles domestiques !.... Les futurs maîtres de Constantinople , assurés désormais de leur proie, agréaient volontiers ce