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CON CLOSIONS
Nous avons terminé ! La constitution de ia tl rapeutique telle que nous venons de l'expo est complète. Elle s'appuie sur une doctrine: i titra medîcatrix; elle admet deux lois d'indicatif la loi des contraires et la loi des semblables; matière médicale est expérimentale; et eupo logie, elle a pour formule omni dasi.
Non seulemept cette thérapeutique est co plète, mais elle s'appuie entièrement sut' t'exj rience et l'observation.
La doctrine qui lui sert de buse, natura me catrix, repose sur l'observation des malades. Toi les maladies curables, si graves qu'elles soie peuvent guérir spontanément. Il existe donc d l'organisme une tendance naturelle:! la gué ri si nalura médicatrix.
Les deux lois d'indication ne relèvent d'auci hypothèse.
La loi des contraires s'adresse à la médicat
prophylactique, à la médication des empoisonnements et à la médication palliative.
La loi des contraires, dans la prophylaxie, suppose connues les conditions du développement de la maladie et l'action des médicaments sur ces conditions; pour les empoisonnements, elle exige la connaissance des poisons et des propriétés antidotaires des médicaments; pour la médication palliative, elle suppose connues les propriétés médicamenteuses opposées aux symptômes qu'il faut supprimer.
Donc dans tout le domaine de l'application de la loi des contraires, ainsi comprise, nulle hypothèse, nul système; mais la connaissance de l'étiologie, des symptômes morbides et des actions médicamenteuses sur l'homme sain.
La loi des semblables n'a besoin pour son application que de la connaissance des maladies et de celle des actions des médicaments sur l'homme sain.
Quant à la matière médicale, depuis Hahnemann et les travaux des pharmacodynamistes modernes, elle repose à la fois sur les expérimentations faites sur l'hommes sain et sur les animaux, complétées par l'histoire des empoisonnements. Il u'y a donc encore ici ni hypothèse, ni système.
Nous avons vu que la posologie accepli miuistratiou des médicaments à toute di doses fortes sont évidemment nécessair assurer l'asepsie chirurgicale en tuant le i pathogène des accidents infectieux ; le fortes sont encore nécessaires, quand i d'antidoter un poison ou de faire dispars symptôme pénible ou douloureux.
Mais quand il s'agit d'appliquer la loi à niables, une dose forte, qu'il s'agisse d'u:
cament ou d'une toxine, peut produire uni vation dangereuse. La dose sera donc peti suffisante; et la clinique seule a le droit la quantité de médicament nécessaire (1).
(1) Pour qu'il ne subsiste aucun doute dan du lecteur sur ce que nous entendons par ces eions omni dosi, nous donnerons quelques es Si dans le traitement de la plupart des mal cause interne nous employons les média doses infinitésimales et dans les maladies micr des doses pareillement atténuées de toxines o tures pures; dans d'autres maladies, au contra prescrivons des doses très fortes, de 1 gr 2 grammes de sulfate de quinine dans la ûèv mittenle; de 1 à 4 grammes d'iodure de potassi la syphilis. D'autres espèces morbides se mieux de doses petites mais pondérables :
CONSTITUTION DE LA TllERÀPEUTIQUE 71
Avec les deux lois : contraria conlrariis et similia similibus et une matière médicale expérimentale, la thérapeutique obtient le degré de certitude que comportent les sciences expérimentales. Suivant l'expression juste du professeur Bouchard, nout savons f.t que nous faisons et pourquoi nous le faisons.
Avec la loi des contraires nous savons ce que bous faisons et pourquoi nous le faisons : quand uoub appliquons les règles de l'asepsie chirurgicale ; qttnnd nous ouvrons un abcès; quand nous lions une artère, etc. Nous savons encore ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons quand nous appliquons la loi des contraires à la médication palliative : Eau froide à l'hyperthermie, purgatif à la constipation, chloral a, l'insomnie, morphine à la douleur, etc., etc.
Avec la loi des semblables nous savons encore ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons quand nous traitons la néphrite par la cantharide qui produit la néphrite; l'asthme par l'ipéca, qui donne l'asthme; la rage, le tétanos, ou la diphtérie par les microbes ou les toxines qui donnent ces maladies.
Mais dans la thérapeutique galéniste,en dehors de la chirurgie et de la médication palliative, où le médecin est guidé par la loi des contraires; en dehors de la sérum thérapie qui découle de la loi