‹ Constitution et Biologie des Rhodophycées d'eau douceChapitre 3 sur 38 · II. — DONNEES CHIMIQUES · texte numérisé non relu

II. — DONNEES CHIMIQUES

jien qu'orientés surtout vers la recherche des glucides, nous avons saisi l’occasion d'étudier, dans ses grands traits, la composition minérale des Lémanéacées et leur teneur en azote,

RHODOPEAMCÉES D'RAU POUCE 15

1) Teneur en eau

Le 18 avril, sitôt la récolte, un lot de Sacheria fucina fut égoutté avec soin, asséché quelques instants dans un linge; les algues, pesant 150 grammes, furent étendues dans une pièce aérée. Après trois Jours, le poids était de 13 gr. A l’étuve à 100°, il se stabilisait à 11 gr. 2. La teneur en eau était donc primitivement de 92 à 93 %.

Replacées à la température ordinaire, les algues, après trois jours, ont repris par hygroscopicité un poids d’eau voisin de 16% du sec.

A la même date, d’après une expérience identique, ZLemanca nodosa contient seulement 88 % d’eau.

L'écart entre les deux espèces est dû, en partie au moins, au développement moins avancé de la première : les Sacheria étaient encore à peu près vides de spores, alors que les Zemanea présentaient déjà une certaine quantité de gonimoblastes. La consistance de ces dernières semblait d’ailleurs, à première vue, moins aqueuse.

L'expérience, répétée pour Lemanea nodosa le 4 août, indique 22 % de poids sec, soit 78 % d’eau seulement. La sporulation était

à son terme,

2) Etude sommaire des cendres

a) Quantité de cendres. — On récolte (en avril) un lot de Lemanea nodosa très propres. Après avoir rejeté la base des touffes, capable de retenir de la terre, on dessèche les algues à l’étuve à 105°. Un broyage rapide, à chaud, permet alors de les réduire en fragments d'un millimètre. Cn replace à l’étuve, et l’on prélève un poids déterminé de substance sèche. (8 gr. 682).

Un essai permet de reconnaître l’abondance des chlorures, facilement volatils, ce qui oblige à incinérer avec précautions. Les fragments d'algues sont d’abord grillés doucement sur un tesson de porcelaine chauffé par un bec Bunsen. Lorsque la plus grande partie du charbon a brûlé, la substance est d’un rouge ocracé, ce qui manifeste sa richesse en oxyde de fer. On lave alors les cendres à l’eau bouillante, jusqu’à ce que la liqueur obtenue ne donne plus aucun louche par addition de nitrate d'argent,

La partie insoluble est ensuite desséchée, et l'incinération achevée au rouge franc du four à moufle, On lave une seconde fois à l’eau chaude, qui dissout d'ailleurs très peu de matière.

Les eaux de lavage sont évaporées, et le résidu sec calciné doucement, en creuset couvert, jusqu'à poids constant. Les cendres insolu-

bles sont desséchées de leur côté.

Les résultats sont les suivants :

Cendres solubles 0,633 soit 61,7% des cendres Cendres insolubles 0,393 TOTAL 1,026 soit 11,8 © du poids d'algues

sèches: 14% du frais.

I1 apparaît que les Lemanea sont moins riches en sels que les algues marines étudiées jusqu'ici. Ainsi dans les Phéophycées, P. Ri- CARD [28 a observé des teneurs de 20 à 40 % du poids sec, 4 à 5 % du frais: le minimum était 85 % du sec chez les Laminaria saccha-

rina, en été.

b) Alcalinité des cendres. — Pour 1 gr. 026 de cendres, l’alcalinité soluble dans l’eau correspond à 13 em$,1 de SO*H®? décinormal (virage à l'hélianthine): les bases solubles dans l'acide étendu et froid correspondent à 41 cms.

ce) Composition des cendres solubles. — Dans les cendres solubles,

soit 0 gr. 633, on a dosé les chlorures et le potassium.

Les chlorures, par le nitrate d'argent. On trouve 0 gr.3179, exprimé en KCI, soit la moitié des cendres solubles, 31 % des cendres totales, 3,6 % du poids d'algues sèches. La proportion de C1 dans les cendres totales est done sensiblement de 14,7 %. (Comparez Laminaria Eu 172 %, Fucus resiculosus 15,2 %, cité d'après M. MoLLIARD

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