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Constitution et gouvernement du Canada [microforme]

“Les livres bleus sont un fumier dans ‘lequel on trouve quelquefois des perles ”, disait un journaliste, ancien député, pas trop fier de son premier état. Nous venons d’en trouver une dans les Appendices des journaux de la chambre des communes de 1890.

C'est un Xapport sur la Constitution de la Puisance du Canada, préparé, pour étre soumis au Parlement Impérial, par l'honorable Foseph Adolphe Chapleau, C.X., LL.D. Secrétaire du Canada, ainsi que nous le lisons à la première page d'un fascicule sorti des presses de limprimeur de la Reine, à Ottawa, en 1891.

Un professeur distingué, auquel nous soumettions ce rapport, nous disait : “ C’est ‘ le résumé le plus complet, le plus concis ‘“ et le plus clair que j'aie encore lu de la ‘“* constitution et du gouvernement du Ca-

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“ nada. L'État aurait dû en faire imprimer ‘“ des milliers d'exemplaires et les répandre ‘“ dans toutes les écoles. C'est l’'abécédaire ‘“ politique que tout le monde devrait ap- “ prendre.”

Cette opinion nous a paru bien juste, et nous sommes surpris qu'on n'ait pas pensé avant aujourd’hui à faire cette publication, dont ‘utilité ne saurait être mise en doute.

Nous avons cru combier cette lacune en rééditant ce rapport dans son entier. Nous ne réclamons pour notre œuvre d'autre mérite que celui d'avoir suspléé au devoir qui nous paraissait s'imposer au gouvernement.

Il n'y a rien de nouveau dans ce travail.

Ce ne sont que quelques notes d'histoire, avec un précis de l’Acte de la Confédération et d’un certain nombre de statuts concernant l'organisation administrative du pays, ainsi que de certaines règles parlementaires. Cependant on y trouve plusieurs détails qu'on s'étonne, en les lisant, de ne pas savoir. Ce sont souvent les choses les plus usuelles qu'on oublie d'apprendre. Comme

tout le monde est censé les savoir, peu de gens se donnent la peine de les bien étudier, jusqu'au moment où un incident inattendu nous mette en face de notre ignorance.

Nous n'avons presque rien changé au texte du rapport de l’ancien secrétaire d'État, qui ne nous en voudra pas, nous aimons à le croire, de vulgariser son travail. Si nous sommes bien informé, ce rapport a déjà reçu des témoignages élogieux de quelques membres du parlement anglais, où il fut présenté par le ministre des colonies, sous forme de Xéponse à une adresse de la chambre des communes.

Nous avons corrigé quelques erreurs qui s'étaient glissées dans l'impression de ce document, et nous avons fait quelques légers changements qu'une législation subséquente au rapport rendait nécessaires.

Si nous avons parfois modifié la phraséologie de l'original, ce n'a été que pour en faciliter la lecture, en le divisant en paragraphes plus aisés à fixer dans la mémoire.

Nous croyons faire œuvre utile pour

l'éducation de la jeunesse en publiant ce petit sommaire, qui ne sera pas, du reste, déplacé dans la bibliothèque, sinon dans la mémoire de tous ceux qui s'occupent de politique.

Sans autre préface, voici ce travail, qu'on jugera après l'avoir lu.

ÉDoUARD DEzpir.

ET

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