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Constitution et règlements de l'Union St-Joseph de St-Hyacinthe [microforme]

Au cowmencement de septembre 1874, quelques hommes de bien, sous la direction du pieux et zélé curé de la cathédrale, aujourd'hui Sa Grandeur Mgr. 1. Z. Moreau, évêque de ce diocèse, résolurent de fonder à St-Hyacinthe une association de secours mutuel, Leur pensée était celle-ci :

“ L'ouvrier doit être aidé matériellement dans une foule de circunstances, plus particulièrement lorsque la maladie vient suspendre ses travaux et le contraindre au chômage

“ De plus, en ce qui concerne l'instruction et la moralisation, il a aussi besoin qu'on lui vienne en aide :

“ Efforçons-nous donc de faire des ouvriers instruits, honnêtes et surtout de bons chrétiens, ils seront, par cela même, probes, rangés, économes, laborieux, et la misère n'aura guère de prise sur eux.

‘* Une caisse de secours, alimentée par les sociétaires, leur viendra en aide dans les cas de chômage provenant de maladie ou d'accident et, pour que ces secours ne fassent jamais défaut ou afin qu'ils soient distribués dans la mne-

sure d’une charité prudente et éclairée, nous admeturons autant que possible, les seuls intéressés à administrer cette caisse. ” L'idée fondamentale de la société naissante

était dorc celle-ci : organiser le secours mutuel dans la plus large acception du mot.

Les fondateurs comprirent que le succès de leur œuvre exigeait la coopération effective de l'autorité religieuse.

Il était naturel que, ayant aussi en vue un bien spirituel de prenier ordre, l'association püt compter, en toutes circonstances, sur un guide aussi dévoué et le seul vraiwent autori.é en ces matières. L'idée générale de l’association fut donc très heureusement exprimée par la devise que choisirent les fondateurs : ‘ Hdi fier et se soutenir réciproquement. ” Euf'n St- Joseph, protecteur de l'eufance du Christ, mo. dèle des époux et des ouvriers, en fut choisi comune le patron : de là son nom de “ Union St-Joseph. ”

Dès sa fondation, et durant longtemps après, l'administration municipale s’est montrée favorable à l’Union St-Joseph, en fouraissant gra. tis l'éclairage et le local pour ses réunions ; elle lui a, de plus, manifesté son intérêt et sa bienveillance en maintes autres circonstances. Nous devons aussi mentionner tout particuliè. rement les services éminents, non-interrompus, er toujours désintéressés de son médecin, M. Je Dr. Eugène St Jacques.

Jusqu'à mai 1890, les associés payaient une cotisation mensuelle de vingt-cinq centins—La contribution au décès coûtait, par chaque asso. cié, la somme de cinquante centins. Sur le

iontant total réalisé par cette imposition, la veuve ou les orphelins touchaieut une somme de cent piastres seulement.

L'assistance aux assemblées mensuelles et autres était vbligatoire, sous peine d'une amende de dix centins ; l'absence aux funérailles d’un confrère, rendait passible d’une amende de cinquante centins,

Le sociétaire n'avait droit à aucuns bénéfices avant l'expiration de douze mois révo:us, à dater de son admi-sion dans nos rangs et, pour avoir droit aux bénéfices comme malade, il fallait avoir été empêché de vaquer à toute occupation pendant deux semaines complètes au moins : après ces deux semaines de rigueur, qui étaient alors payées, où ne payait plus que les semaines complètes de maladie.

Seize années après, en 1890, la société qui faiv aujourd'hui notre orgueil, comptait plus de trois cents membres dans les seules limites de St Hyacinthe qu’elle n'avait pas dépassées pour ss opérations. C'est alors que, guidés, moins par l'orgueilleuse awbition d'agrandir son champ d'action, que par le désir de faire participer un plus grand nombre d'ouvriers à des avantages qui, jusque-là, avaient soulagé bien des misères, on conçut l’idée de moditier certaines parties de la Constitution et des Règlements. Ces modifications avaient surtout pour but de majorer les bénétices dans certains cas, et d’unir, si possible, plus étroitement entre elles, les as-

sociations, du même genre, existante déjà dans ce diocèse.

Fidèle à ses traditions et à ses principes, Ja Société prit conseil de son fondateur, élevé depuis À la dignité de Pontife, évêque de St-Hyacinthe. Sa Grandeur, désireuse de consolider son œuvre en la développant, encourage et bénit le projet. Plus tard, elle le soumit aux délibérations du Chapitre de la Cathéirale, qui approuva cordialement et, de concert avec le vénérable évêque, jugea qu'il était opportun d'uccorder à notre société le titre d'association diocésaine de secours mutuel.

Enfia, Monseigneur nous fit l'honneur d'écri. re à son clergé la lettre circulaire suivante :

— me

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