OBJET DE NOTRE ETUDE
Ainsi que nous en avons adopté le titre, la présente étude a pour objet la constitution féminine considérée dans son développement en rapport avec la puberté.
On sait que la puberté ne correspond pas à une date, c’est-à-dire à l’apparition de la première menstruation. C’est plutôt une phase de la vie qui peut durer plusieurs années. Avant la puberté on constate certains signes qui annoncent la première menstruation, et, après la puberté, il faut un certain nombre d’années pour que la fillette devienne une jeune fille et jeune fille une femme apte à la reproduction.
Jusqu'au moment de la vie où la puberté apparaît et se développe, la constitution féminine ne présente encore à vrai dire aucun de ses caractères propres. Dans sa stature générale, le corps de la fillette reste d’ordre masculin. Il ne se transforme et ne devient d’ordre féminin qu’au fur et à mesure que naissent et s’affirment les signes de la puberté. Il y a donc — à n’en pas douter — un rapport étroit entre le développement chez la jeune fille de la puberté et la formation de sa constitution féminine.
Ce développement peut lui-même varier avec les types morphologiques et aussi avec le genre de vie ou d’évolution sociale de la famille où est née et où a été élevée la fillette.
Nous rappelons que suivant MAC-AULIFFE, il existe quatre principaux types morphologiques : le {ype respiratoire, le type digestif, le type musculuire et le type cérébral.
Nous en indiquons ci-après les schémas :
fig. fig.2 fig 3 fig#
FiG. 1. — Schéma du Type Respiratoire. Tête losangique. Prédominance du thorax et de l’étage moyen de la face.
FiG. II. — Schéma du Type Digestif. Tête triangulaire. Prédominance de l’abdomen et de l’étage inférieur de la face:
FiG. III. — Schéma du Type Musculaire. Tronc également réparti entre thorax et abdomen. Etages égaux de la face.
FiG. IV. — Schéma du Type Cérébral. Prédominance de la tête et de l’étage supérieur.
C’est en considération de tous ces éléments : type morphologique, classe sociale, stature, etc, que nous avons poursuvi notre étude. Nous avons le sentiment d’avoir accompli là un long et délicat travail.
Dans une première série, nous avons examiné, interrogé et mesuré 112 fillettes de 9 à 13 ans 1/2, enfants d'employés ou d'ouvriers fréquentant les écoles communales de Paris, c’est-à-dire appartenant à ce que l’on pourrait appeler « les classes laborieuses de Paris ».
Dans une deuxième série, nous avons examiné, interrogé et mesuré 83 jeunes filles de 9 à 18 ans fréquentant des établissements secondaires de Paris et appartenant à ce que l’on pourrait appeler « les classes intellectuelles de Paris ».
Enfin, désirant apporter notre contribution sur cette question controversée, celle de savoir si le sport peut