LES TRÈS- GRANDS CALIBRES
était évident) que plusieurs coups d'épingle n'équivalent pas à un coup d'épée.
Mais ce n'est pas exclusivement à frapper les vaisseaux ennemis, soit à la mer, soit à la défense des ports et des côtes, que ces nouvelles bouches à feu peuvent être employées : et nous allons, dans les notes qui font suite à celleci, donner quelques faits qui sont des résultats d'expériences, et ces faits indiqueront quels usages on en pourra faire, soit dans l'attaque des places et des positions fortifiées, soit dans leur défense, soit dans les circonstances diverses que la guerre peut présenter.
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On se refusait généralement à admettre que de trfejgros projectiles creux, ou massifs, pussent, sans employer d'énormes charges, avoir dans le tir à peu près horizontal des portées égales à celles des canons ordinaires. Et, aujounlliui encore, quelques militaires, d'ailleurs fort instruits, parlent et écrivent comme si cela pouvait élre contesté. Voici les faits : ce sont des faits récents, des faits tiré» des procès- verbaux officiels, des faits résultant d'expériences réitérées. Pourront-ils dissiper les erreurs, les illusions, les oppositions? Je l'ignore? Maisle temps les fera s'établir, ainsi qu'il le fait de toute vérité.
Pour offrir des faits comparables entre eux, autant que possible je prends les coups tirés sous un même angle. L'angle de 10 degrés est celui par lequel j'ai trouvé des expériences à toutes les bouches à feu. Les autres conditions, telles que le poids de la bouche à (eu, le poids de sst charge, le vent, etc., n'y sont pas toujours exactement dans les mêmes proportions : mais il faut prendre les faits tels qu'on les trouve; et comme j'ai inscrit dans une des <-olonnes le rapport du poids de la charge au poids du pro-