SUR LE TIR A BALLES DES TRÈS-GRANDS CALIBRES
Le tir à balles, dans certains cas, peut produire un effet considérable. Le nombre des balles projetées, leur grosseur, leur portée, leur justesse, leur pénétration, dépendent du poids de la bouche à feu, de son calibre, et un peu de sa longueur. Il est donc évident que les nouvelles bouches à feu lourdes et longues de très-grand calibre peuvent avoir, par le tir à balles, des effets qui, jusqu'à présent, n'avaient pas encore été obtenus. Je vais, à cet égard, citer ici quelques résultats d'expérience.
Le canon-obusier de 80, éprouvé à Vincennes, lança, à la distance de 1200 mètres, 160 des plus grosses balles de campagne. A la distance de 600 mètres, il en lança 800 des plus petites. Le très-grand nombre des balles qui frappèrent contre les panneaux de deux mètres de hauteur, placés à 600 mètres, parut à tous être un effet très-considérable. A 1200 mètres, sur 160 grosses balles, 55 avaient frappé le panneau.
Le canon sans chambre du calibre de 120, essayé à