‹ Constitutions de la nation française (volume 2)Chapitre 332 sur 355 · A. U NOM DU PEUPLE FRANÇAIS · texte numérisé non relu

A. U NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

Les Chambres ont arrête ce qui suit r s Français,

Les puissances étrangères ont proclamé a ïa face de l'Europe qu'elles ne s’étaient armées que contre Napoléon ; qu'elles voulaient respecter notre indépendance, et le droit qu'a toute nation de se choisir un gouvernement conforme à ses mœurs et à ses intérêts.

Napoléon n'est plus le chef de FÉtat ; lui-même a renoncé au troue t son abdication a été acceptée par vos représentant : il s'est éloigné de nous ; son fils est appelé à l'empire par les Constitutions de l'État. Les souverains coalisés le savent ; la guerre doit donc être finie , si les promesses de? Bois ne sont pas vaines. ^

Cependant, tandis que des plénipotentiaires ont été envoyés vers les puissances alliées pour traiter de la paix au nom de la France , les généraux de deux de ces puissances « sont refusés à toute suspension d'armes ; leurs troupes ont précipité leur marche à la faveur d'un moment de trouble et d'hésitation : elles sont aux portes de la capitale , saus que nulle communication soit venue nous apprendre pourquoi la guerre continue.

Bientôt nos plénipotentiaires nous diront s'il faut renoncer à la paix : en attendant, la résistance est aussi nécessaire que légitime ; et si l'humanité demande compte du sang inutilement versé , elle n'accusera point les braves qui ne se battent que pour repousser de leurs foyers le fléau de la guerre, le meurtre et le pillage , pour défendre , avec leur vie, la cause de la liberté et de cette indépendance dont le

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