CHAPITRE VII
De la Constitution du 6 avril i8i4-
82. Avant la capitulation , beaucoup de personnes prévoyaient la chute de l'empereur , qui s obstinait à rejeter une paix fâcheuse trop nécessaire , qui paraissait irréconciliable avec les puissances coalisées, et qui avait contre lui au-dedans un mécontentement universel. Le 28 mars , trente sénateurs en conférence avaient fait demander à l'impératrice régente l'autorisation de s'assembler pour délibérer sur les grands intérêts de l'Etat \ si cette princesse fût restée dans la capitale , ils eussent pu , de concert avec elle , travailler efficacement à conserver le trône à Napoléon II.
A l'exception de trois ou quatre au plus , qui avaient peut-être leur plan de restauration formé , et qui paraissent l'avoir fait exécuter, aucun des sénateurs ne s'occupait du rétablissement des Bourbons , qui ne pouvait que déplaire à l'Autriche , et qui n'était pas le vœu de ses alliés , ou du moins leur vœu connu.
Mais la régente se conforma aux ordres de son époux, qui étaient de se retirer à Orléans. On crut empêcher les assemblées du Sénat , en ordonnant au président et aux autres flexibles officiers de ce corps de quitter Paris.
Il y eut une assemblée de sénateurs , dès le 29 mars , chez le comte Lambrechts -, une autre , le lendemain, au