Un prédicateur, qui célébra autrefois en chaire la
^0 bist. abrégée ou droit const. français.
mission divine de Napoléon, et qui s'est distingué depuis dans des missions politico- religieuses, prêcha, à Paris , dans une grande paroisse , que toute Constitution est un régicide; il y eut beaucoup de sermons dans le même sens, et ils ont continue long-temps ça et là contre Y erreur du siècle, et contre la maladie des idéet libérales.
g*. 11 se forma dans tous les chefs-lieux de départemens et dans beaucoup d'autres villes, des clubs d'anciens privilégiés qui déclamaient également . contre toute Constitution. Ce furent ces mêmes clubs qui, de concert avec des préfets, procurèrent les élections de i8i5, dirigèrent les mouvemens réactionnaires de ce temps là, et les épurations et les organisations d'alors ; il y eut des adresses qui traitaient la révolution de rébellion de vingtcinq ans à expier par Tobéissance absolue.
93. Le 2 mai , parut la déclaration datée deSt.-Ouen, à plusieurs égards plus libérale que la Charte constitutionnelle, et ou le Roi, après avoir déclaré indispensable de rectifier la Constitution approuvée par le Sénat, promit d'en faire une avec des commissaires du Sénat et du Corps législatif \ et de la mettre, au mois de juin, sous les yeux de ces deux corps.
Les ministres choisirent des sénateurs et des législateurs qui eurent sur la Constitution des conférences verbales avec ces ministres et avec d'autres commissaires royaux. Le 4 juin > se & l'ouverture de la session des deux Chambres , dans une séance royale où étaient convoqués et présens ceux des sénateurs que le Roi voulait revêtir de la pairie nouvelle , provisoirement viagère , et avec eux les membres du Corps législatif. Le Roi fit un discours touchant et mesuré 5 il fut donné lecture de