‹ Constitutions et règle de vie pour les sœurs des communautés religieuses du diocèse de BrugesChapitre 16 sur 37 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

De la chasteté et de la mortification.

I. — La chasteté est un trésor précieux et le plus bel ornement de l'épouse de Jésus- Christ. Cette délicate et angélique vertu de pureté ne saurait se conserver sans l'exercice de la mortification, corporelle et spirituelle. Les Sœurs suivront tout spécialement en cette matière le conseil du Sauveur : Veillez et priez.

II. — Elles prieront, non seulement en temps de lutte et de tentation, mais aussi en temps de paix et de repos. Souvent pendant la journée, elles élèveront leur cœur à Dieu par de ferventes prières jaculatoires, par des aspirations ardentes au divin époux de leurs âmes; elles invoqueront fréquemment la S^^ Vierge Marie et leur ange gardien, ainsi que les patrons spéciaux, protecteurs de la pureté, S. Joseph, S. Louis de Gonzague, le chœur des vierges saintes.

III. — Elles veilleront, et exerceront la mortification spirituelle. Elles veilleront sur leurs sens extérieurs, spécialement sur les yeux, sur leur langue, sur leur tenue, enfin sur toute leur conduite extérieure, si bien que, dans leur maintien, dans leur démarche, dans leurs paroles, dans leurs regards, dans toute leur manière d'agir, elles apparaissent aux yeux de tous comme les véritables épouses du Christ.

Elles veilleront surtout sur leur cœur, résistant dès le principe à tout attachement, à toute affection ou inclination qui aurait un objet autre que l'unique Epoux, seul digne de posséder tout leur cœur et tout leur amour.

Pour ce motif, elles se garderont avec le plus grand soin de toute familiarité avec n'importe quelle personne, et de toute amitié particulière avec l'une ou l'autre Consœur.

Elles éviteront toutes les occasions de conversation inutile avec les personnes du monde, la dissipation, le désœuvrement; elles aimeront par contre la solitude du cloîfre et le silence, le recueillement, le travail.

Elles pratiqueront la vertu de sobriété, ainsi que la mortification et la pénitence corporelles, pour autant que le permettent ou le conseillent la sainte Règle et leurs Supérieurs et Directeurs spirituels.

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