‹ Constitutions et règle de vie pour les sœurs des communautés religieuses du diocèse de BrugesChapitre 21 sur 37 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Du silence.

I. — Le silence religieux est de la plus haute importance. Non seulement il fait éviter les fautes nombreuses qui se commettent par

paroles, mais il donne encore la réflexion et la prudence dans toutes les actions; enfin, il est indispensable pour conserver, même en dehors du temps de silence et au milieu des occupations et des distractions nécessaires, le recueillement habituel. Or, ce recueillement est intimement lié à l'exercice de la présence de Dieu, condition nécessaire et source de toute perfection et sainteté.

II. — Il 3" a deux espèces de silence à observer : le grand silence ou silence strict et rigoureux, et le silence ordinaire ou moins strict. Le premier consiste à ne rien communiquer au prochain, ni par parole ni par signe, sans nécessité absolue. Le second consiste à ne rien communiquer sans nécessité morale ou grande utilité.

Le grand silence doit en tout temps être observé au dortoir et dans les cellules des Sœurs. Il doit de plus être gardé, dans tous les endroits quelconques du couvent, depuis le commencement de la prière du soir jusqu'au lendemain après le déjeûner.

Le silence ordinaire doit être gardé pendant tout le reste du jour en dehors du temps de récréation.

III. — Quand il y a nécessité de rompre le silence, on communiquera de préférence par signe; si le signe ne suffit pas, on emploiera

pour s'exprimer le moins de paroles possible et on parlera à voix basse.

Pendant les heures de silence, soit strict soit ordinaire, les Sœurs tâcheront de faire le moins ,de bruit possible, en allant, en venant et en faisant leur ouvrage, de sorte que dans tout le couvent règne une- parfaite tranquillité, qui inspire le recueillement.

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