‹ Constitutions et règle de vie pour les sœurs des communautés religieuses du diocèse de BrugesChapitre 26 sur 37 · CHAPITRE XÏII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XÏII

Du soin des Sœurs malades. Des décès et des funérailles.

I. — L'infirmerie sera installée autant que possible dans le quartier le plus tranquille et le plus gai de la maison. On aménagera un endroit isolé pour le cas de maladie contagieuse.

Les Sœurs infirmières seront choisies parmi celles qui, par leur caractère, leur vertu et leurs forces corporelles, présentent le plus d'aptitude pour le soin des malades.

IL — Quand une Sœur se sent indisposée, elle en avertira aussitôt la Mère, qui lui fera donner les soins que son état comporte, et fera appeler le médecin. Celui-ci sera accompagné dans toutes ses visites par une Sœur infirmière.

Les malades se soumettront exactement aux prescriptions du médecin, et les infirmières auront soin que les ordres et conseils donnés soient ponctuellement exécutés.

Personne ne pourra visiter la Consœur malade, sans permission expresse de la Mère, qui se conformera en cette matière aux avis du médecin.

Toutes les Sœurs, et les infirmières en particulier, doivent bien se persuader que c'est un devoir des plus importants de la charité reli-

gieuse d'être compatissantes envers les Consœurs malades, de les servir avec douceur, de les consoler avec bonté, de supporter avec patience leur humeur, et de prier pour elles avec ferveur.

III. — La Mère et les infirmières veilleront à procurer bien à temps à la malade la faveur et les consolations des derniers Sacrements.

A moins d'avis contraire du médecin, toutes les Sœurs seront présentes à l'administration, joignant leurs prières à celles de la sainte Église. La Mère aura soin d'avertir la Supérieure générale, qui communiquera la nouvelle à toutes les maisons.

Depuis le jour où une Sœur est administrée, jusqu'à ce qu'elle soit décédée ou hors de danger, toutes les Sœurs de la Congrégation religieuse réciteront chaque jour en commun, pendant la récréation du midi, les litanies de la S^e Vierge, à l'intention de la malade. Elles offriront à la même intention le chapelet, qu'elles doivent réciter journellement d'après la sainte Règle.

Lorsqu'une Sœur entre en agonie, les Sœurs s'assembleront autour du lit de la mourante, pour dire ensemble les prières des agonisants, à moins d'avis contraire du médecin.

IV. — Une Sœur étant décédée, on la revêtira de ses habits religieux, et, lui mettant en mains le crucifix et la formule de ses vœux,

on l'exposera dans un endroit convenable du couvent, où l'on pourra admettre, si la Mère le juge bon, les personnes du dehors qui désirent faire une prière pour le repos de son âme.

Sitôt la nouvelle du décès reçue, les Sœurs de toutes les maisons diront trois fois le rosaire pour la défunte; elles offriront trois communions et entendront trois messes à la même intention.

Le service funèbre sera simple, mais convenable, et le même pour toutes les Sœurs sans exception.

On fera célébrer un nombre déterminé de messes pour le repos de lame, d'après les coutumes de la Communauté.

La place de la défunte restera vacante à l'oratoire et au réfectoire pendant un mois, afin de rappeler constamment son âme au bon souvenir de ses Consœurs.

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