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Mesureur Hartmann

t*. — Le mesureur Hartmann (fig. VAS] n'a rien de neuf en principe; il ne doit son intérêt qu'à la régularité de sa marche, résultant

longueur £ a mesurer; ,— «c -j=J: ! ..y . L .

amenons les palpeurs l^J 1 — —

de l'automatisme de son fonctionnement. Le lecteur se reportera à la ligure 130. Il imaginera qu'on imprime à la vis du palmer D un mouvement angulaire de vitesse toujours la même; quand son nez vient buter contre la pièce à mesurer, il l'écrase un tantinet. La comparaison de deux pièces sera correcte si, au moment de l'arrêt, la vis a toujours la même vitesse angulaire et si les pièces ont même résistance à l'écrasement- On reconnaît l'appareil a chute de poids dont il est parlé au S 102 ; tout l'intérêt du mesureur Hartmann réside dans la perfection du mécanisme qui réalise la condition posée. En voici l'essentiel, modifié pour le rendre plus aisément re présentable. Une courroie sans fin C tourne d'un mouvement continu sur les poulies Rj et R,; l'une d'elles est animée d'un mouvement uniforme par une petite dynamo. Sur la courroie est extérieurement fixée une pièce qui porte une cheville latérale t.

Deux fils /; et f, sont enroulés en sens inverses sur deux gorges ménagées sur la tête T de la vis du palmer D (tig. 130). Le fil f2 supporte le poids P; le fil f, est terminé par un anneau dans lequel entre la cheville t . Si rien n'arrête la vis du palmer, sa tête T est animée d'un mouvement angulaire alternatif, quand la courroie est ani* niée d'un mouvement uniforme : en effet, le fil f, est tendu par le poids P et son extrémité t décrit la même trajectoire que le point t de la courroie-

Supposons qu'on place dans le me- '8* sureur, entre les nez F et G(fig. 130),

une tige de longueur comprise entre certaines limites. La vis du palmer sera brusquement arrêtée pour une position de la cheville / telle que celle représentée. Le lil/i se détendra et restera détendu pendant une portion de la période. Lorsque la cheville t occupera la position symétrique par rapport à la verticale, le fil f% se tendra, la vis se desserrera. En définitive, le mouvement de la tête est le même que précédemment, à la différence que pendant une portion de la période elle reste immobile.

Au moment de l'arrêt, la vis du palmer a une vitesse bien déterminée, réglable en agissant sur le moteur. D'autre part, la force vive à absorber est déterminée et réglable au moyen du poids P (à supposer les frottements invariables, ce qui est permis étant donné le fonctionnement continu de la machine).

-„'". — La machine perdrait une bonne part de son intérêt si les pièces à comparer n'étaient pas interverties automatiquement à ■

VIS ET REGLES GRADUEES 147

chaque période (de manière à réaliser de suite des séries de mesures alternées), et si le marquage n'était pas automatique. Je ne puis insister; voici en quelques mots les procédés mis en œuvre.

On conçoit d'abord qu'au moment du desserrage maximum de la vis (quand la cheville t est au bas de sa course), un déclanchement se produise alternativement dans un sens ou dans l'autre. Ce déclanchement est l'origine de la translation horizontale d'un chariot normalement à la grande dimension du banc du palmer : d'où la substitution d'un des cylindres à comparer à l'autre.

Le marquage s'effectue sur une circonférence de 2 mètres de pourtour. La vis ayant un millimètre de pas, le micron vaut 2 millimètres.

Pour éviter l'emploi de feuilles de papier de dimensions incommodes, la tête T porte huit rayons flexibles d'acier formant comme les bras d'un moulinet. Le marquage se fait à la manière usuelle sur un cylindre entouré de papier, de dimensions telles qu'une des aiguilles au moins soit toujours devant lui. Le marquage a lieu sur une circonférence d'un rayon tel que le pourtour vaille deux mètres. Entre deux marquages consécutifs, le cylindre tourne d'une petite quantité, de manière à éviter la confusion des points.

Lorsque la cheville t arrive au haut de sa course, un déclanchement fait mouvoir une lamelle. Elle appuie sur le bras qui est actuellement devant le cylindre et lui fait marquer un point sur le papier convenablement quadrillé.

Les pièces à comparer étant toujours de longueurs très voisines, il n'y a jamais qu'un bras qui sert dans la même série; peu importe donc leur distribution parfaitement symétrique sur la tête T. En agissant sur la vis de réglage G du mesureur (fig. 130), il est toujours possible d'obtenir que le marquage se fasse vers le milieu du cylindre Q.

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